La nouvelle Bugatti Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse série spéciale Légende "Black Bess" en compagnie de la Bugatti Type 18 de Roland Garros et de son avion, le monoplan Morane-Saulnier Type H (copyright archives AgrippA-mediA /// Bugatti Automobiles SAS)

La nouvelle Bugatti Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse série spéciale Légende "Black Bess" en compagnie de la Bugatti Type 18 de Roland Garros et de son avion, le monoplan Morane-Saulnier Type H
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Le noir brillant de cette série spéciale « Black Bess » sied particulièrement bien à la Bugatti Veyron. Les parements de filets d’or évoquent les accastillages de cuivre qui habillent la carrosserie du Type 18 de Roland Garros (copyright archives AgrippA-mediA /// Bugatti Automobiles SAS)

Le noir brillant de cette série spéciale « Black Bess » sied particulièrement bien à la Bugatti Veyron. Les parements de filets d’or évoquent les accastillages de cuivre qui habillent la carrosserie du Type 18 de Roland Garros
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La Bugatti Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse « Black Bess » est présentée en avant première au Salon de l’Automobile de Pékin. Elle sera produite en trois exemplaires, disponibles au tarif de 2,15 millions d’euros (copyright archives AgrippA-mediA /// Bugatti Automobiles SAS)

La Bugatti Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse « Black Bess » est présentée en avant première au Salon de l’Automobile de Pékin. Elle sera produite en trois exemplaires, disponibles au tarif de 2,15 millions d’euros
(copyright archives AgrippA-mediA /// Bugatti Automobiles SAS)


Cette vue verticale sur la carrosserie de carbone luisant et l’intérieur habillé de cuirs crème et fauve, donne à la Bugatti Veyron « Black Bess » des allures de vaisseau aérien qui n’auraient pas déplu à Roland Garros ! (copyright archives AgrippA-mediA /// Bugatti Automobiles SAS)


A l’intérieur de la Veyron Grand Sport « Black Bess », des peintures sur panneaux de cuir évoquent la vie de Roland Garros. La Black Bess est l’avant-dernière des six séries spéciales « Légendes de Bugatti » composées de trois voitures chacune (copyright archives AgrippA-mediA /// Bugatti Automobiles SAS)

A l’intérieur de la Veyron Grand Sport « Black Bess », des peintures sur panneaux de cuir évoquent la vie de Roland Garros. La Black Bess est l’avant-dernière des six séries spéciales « Légendes de Bugatti » composées de trois voitures chacune
(copyright archives AgrippA-mediA /// Bugatti Automobiles SAS)


La « Black Bess » originale, acquise par Roland Garros en 1913. Ce Type 18 ne porta jamais ce surnom anglais du vivant de Garros puisque Ettore Bugatti avait au contraire baptisé ce modèle du nom de son ami aviateur (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Bonhams)

La « Black Bess » originale, acquise par Roland Garros en 1913. Ce Type 18 ne porta jamais ce surnom anglais du vivant de Garros puisque Ettore Bugatti avait au contraire baptisé ce modèle du nom de son ami aviateur
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Bonhams)


Gros plan sur le monstrueux moteur 4 cylindres de 5 litres de cylindrée de « Black Bess » qui pouvait propulser le Type 18 à plus de 160 km/h à une époque où le record du monde de vitesse venait juste de s’établir à 200 km/h ! (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Bonhams)


BUGATTI BLACK BESS :
L’ESPRIT DE ROLAND GARROS

LA NOUVELLE SÉRIE SPÉCIALE BUGATTI LÉGENDE REND HOMMAGE À ROLAND GARROS. L’AVIATEUR, VAINQUEUR DE LA MÉDITERRANÉE, FUT L’AMI ET LE CLIENT D’ETTORE BUGATTI. SA TYPE 18, BAPTISÉE PAR L’UNE DE SES PROPRIÉTAIRES SUIVANTES « BLACK BESS » EN RAISON DE SA ROBE NOIRE LUISANTE, EST L’UN DES MODÈLES MYTHIQUES DE LA MARQUE DE MOLSHEIM.

18 septembre 1913, événement à l’usine Bugatti de Molsheim : l’un des hommes les plus célèbres d’Europe vient prendre livraison de sa voiture. Il a 25 ans, il est français et s’appelle Roland Garros. Depuis plusieurs semaines, il fait la Une des journaux. Ce jeune loup à la moustache courte et au menton volontaire est aviateur, et en 1913 un aviateur est presque aussi célèbre qu’un astronaute dans les années soixante. Surtout quand, comme Garros, il prépare la première traversée de la Méditerranée aux commandes d’un aéronef -exploit qui lui vaudrait une notoriété mondiale. Ce nouveau client attire sur la jeune marque automobile française, créée quatre ans plus tôt, les regards de tous les amateurs d’automobiles. Le choix de Garros vaut certificat d’excellence. Performance, fiabilité, les voitures de Molsheim sont forcément les meilleures si un tel homme choisit d’en faire sa monture terrestre. Et en effet, l’aviateur a choisi dans la gamme Bugatti un modèle à sa démesure : un Type 18. Après le Type 10, première de la lignée, et le Type 13 qui a été l’une des vedettes du Salon de l’Auto de Paris en 1910, le Type 18 est le troisième modèle majeur conçu par Ettore Bugatti. Si son châssis de 2550 mm d’empattement est dérivé du Type 17 sorti quelques mois plus tôt, son bloc moteur, lui, est entièrement nouveau et fait sensation. C’est un monstrueux 4 cylindres de 5027 cm3 de cylindrée (alésage 100 mm, course 160 mm), doté d’un unique arbre à cames, qui développe la puissance supposée (aucun banc d’essais n’en a jamais attesté) de plus de 100 ch à 2400 tr/mn.

 

COMPÉTITIVE JUSQUE DANS LES ANNÉES TRENTE

 

Ce moteur est accouplé à une boîte à quatre vitesses et la transmission aux roues s’effectue par deux chaînes placées de part et d’autre de la carrosserie. Vitesse théorique : plus de 160 km/h ! Autant dire une folie à une époque où le record du monde de vitesse vient juste de s’établir au-delà de la barre des 200 km/h ! Roland Garros demande au carrossier Labourdette d’habiller son Type 18 en biplace sport à sièges décalés. Pourquoi décalés ? Pour pouvoir manœuvrer les monstres mécaniques de l’époque, généralement très lourds du train avant en raison du poids de leur bloc moteur, on les équipe de volants de très grands diamètres qui exigent de conduire coudes largement écartés si l’on veut disposer de toute sa force pour les manipuler. Les sièges décalés offrent cette aisance au conducteur sans gêner son passager. Tandis que Labourdette forme les tôles de la future voiture de Roland Garros, celui-ci traverse la Méditerranée le 23 septembre 1913 aux commandes de son Morane-Saulnier à 101 km/h de moyenne. La gloire planétaire qu’il récolte rejaillit sur Bugatti, l’aviateur circulant au volant de son Type 18 qu’il fait pétarader et fumer dans les rues de Paris. La déclaration de Guerre l’année suivante l’empêchera de jouir des plaisirs de la vie. Pilote militaire, il va devenir pilote militaire, remporter de brillantes victoires, être fait prisonnier, s’échapper, puis revenir prendre par aux combats avant d’être tué aux commandes de son appareil la veille de son trentième anniversaire, le 5 octobre 1918. Sa Bugatti Type 18 va être acquise par plusieurs amateurs successifs, et entamer en Grande Bretagne une carrière en compétitions où elle s’illustrera jusqu’au début des années trente. Une remarquable longévité qui prouve l’excellence du travail de Bugatti en 1913 ! Elle passera notamment entre les mains de la pilote Ivy Cummings qui change son surnom de Roland Garros (donné à la Type T18 par Ettore Bugatti en hommage à son ami disparu) en « Black Bess », surnom du cheval d’un légendaire et populaire brigand britannique du début du XVIIIe siècle, Dick Turpin.

 

UNE DES PERLES DE LA COLLECTION LOUWMAN

 

La Bugatti Type 18 « Roland Garros » châssis n°474, devenue « Black Bess », a été acquise en 2009 pour 2,427 millions d’euros par le collectionneur hollandais Evert Louwman lors de la vente Bonhams qui s’était déroulée dans le cadre du salon Rétromobile (Louwman est lui-même copropriétaire de Bonhams). C’est en hommage à Roland Garros que Bugatti baptise aujourd’hui la cinquième série spéciale de ses « Légendes » du nom de Black Bess. Réalisée comme les précédentes sur base de Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse, cette nouvelle Black Bess est évidemment entièrement noire, sa carrosserie en carbone étant seulement rehaussée de filet d’or. A l’intérieur, les panneaux de portes sont orné de scènes évoquant la vie héroïque de Roland Garros. La « Légende Black Bess », présentée au Salon de l’Automobile de Pékin du 21 au 26 avril, sera produite à trois exemplaires facturés chacun 2,15 millions d’euros.

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