La série des six Jaguar Type E Lightweight "continuation" a été fabriquées chez Crosthwaite & Gardiner Limited, à Buxted en Grande Bretagne, sous-traitant historique de Jaguar. Les livraison ont commencé à l'automne 2015. Une opération logiquement supervisée par Jaguaur Heritage. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar Land Rover media)

La série des six Jaguar Type E Lightweight "continuation" a été fabriquées chez Crosthwaite & Gardiner Limited, à Buxted en Grande Bretagne, sous-traitant historique de Jaguar. Les livraison ont commencé à l'automne 2015. Une opération logiquement supervisée par Jaguaur Heritage.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar Land Rover media)


Les châssis des six nouvelles Jaguar E Lightweight sont recréés à partir des plans d'époque et de relevés effectués sur certaines des onze voitures survivantes (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Jaguar media)

Les châssis des six nouvelles Jaguar E Lightweight sont recréés à partir des plans d'époque et de relevés effectués sur certaines des onze voitures survivantes
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Jaguar media)


Avec les Type C et Type D, les Type E Lightweight sont les Jaguar les plus mythiques de l'histoire de la marque en compétition (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Jaguar media)

Avec les Type C et Type D, les Type E Lightweight sont les Jaguar les plus mythiques de l'histoire de la marque en compétition
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Jaguar media)


JAGUAR TYPE E LIGHTWEIGHT :
RETOUR VERS LE FUTUR

JAGUAR VA PRODUIRE À L’IDENTIQUE SIX NOUVELLES TYPE E LIGHTWEIGHT, DONT LES DOUZE EXEMPLAIRES ORIGINAUX MYTHIQUES AVAIENT ÉTÉ FABRIQUÉS ENTRE 1963 ET 1964 !

Il faut se pincer pour y croire : cinquante ans après l’arrêt du modèle, Jaguar va fabriquer six nouvelles Type E « Lightweight » ! La première sera finie cet été, les autres suivront. Toutes frappées de numéros de châssis réservés en 1962 à cette série de modèles de compétition que Jaguar “n’avait produit qu’à douze exemplaires sur les dix-huit prévus” indique le communiqué envoyé à la presse en fin de semaine dernière. La réalité est légèrement différente. Jaguar ne construisit que douze voitures (plus deux châssis de réserve) pour trois raisons simples : un niveau de performances trop juste face aux Cobra et aux Ferrari GTO, une fiabilité en dents de scies, et un comportement délicat qui entraîna quelques accidents aussi spectaculaires que dramatiques.

Cette initiative totalement inattendue -même si elle repose donc sur une justification assez discutable- est cependant intéressante à plusieurs titres.

D’abord, elle indique clairement que la marque britannique, propriété du groupe indien Tata, considère désormais son passé comme une composante importante de son avenir –ce qui n’était pas évident jusqu’à présent. Jaguar faisait encore récemment partie de ces marques du secteur du luxe qui ne regardaient guère dans le rétroviseur, délaissant son passé et laissant se développer les répliques, fausses voitures et autres modèles de course qui trichaient ouvertement avec le règlement des compétitions historiques. Un comportement qui n’était guère à l’avantage d’une marque possédant pourtant l’un des passés sportifs les plus prestigieux du monde. Ce changement d’attitude réjouira tous les amateurs de la marque !

L’initiative est également intéressante par le précédent qu’elle crée : Jaguar ne lance pas une nouvelle série anarchique de Type E -comme Carol Shelby l’a fait avec ses Cobra et ses Daytona « Continuation ». Ni ne crée une évocation de Lightweight modernisée -comme Ford l’a fait pour la GT40 avec la Ford GT. Jaguar fait un choix à la fois authentique et historique en «finissant le travail » -ou du moins en le prolongeant comme le font aujourd’hui de très talentueux artisans en France et en Grande Bretagne (la légitimité en moins).

Six Type E Lightweight vont donc (re)naître dans les ateliers de Coventry. Les carrosseries en alliage et les moteurs 3,8 litres en aluminium refabriquées pour l’occasion seront entièrement assemblées à la main. Le prix de vente dépassera le million d’euros. C’est beaucoup plus que ce que facturent les meilleurs spécialistes français comme Francis Trichet et ses confrères britanniques pour un modèle équivalent (une « réplique »). Mais eux ne peuvent frapper les châssis et les blocs de numéros de série Jaguar officiels. Cette différence vaut-elle autant de zéros ? Voire…

On attend maintenant avec impatience que Jaguar donne une suite à cette spectaculaire initiative. Par exemple en lançant une « certification historique » officielle qui permettra de remettre un peu d’ordre –et de logique- sur les grilles de départ des courses classiques…

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