L'affiche du Mans Classic 2014, la plus belle des machines à remonter le temps. (copyright archives AgrippA-mediA /// Peter Auto)

L'affiche du Mans Classic 2014, la plus belle des machines à remonter le temps.
(copyright archives AgrippA-mediA /// Peter Auto)


Le Mans Classic a fait revivre une curiosité disparue : le célèbre départ "type Le Mans". (copyright archives AgrippA-mediA /// Peter Auto)

Le Mans Classic a fait revivre une curiosité disparue : le célèbre départ "type Le Mans".
(copyright archives AgrippA-mediA /// Peter Auto)


Prégrille pour un départ de nuit au Mans Classic 2012. Tiens, tiens, ce pilote nous est connu... (copyright archives AgrippA-mediA /// LDA Classic Car)

Prégrille pour un départ de nuit au Mans Classic 2012. Tiens, tiens, ce pilote nous est connu...
(copyright archives AgrippA-mediA /// LDA Classic Car)


LE MANS CLASSIC 2014 :
LA PISTE AUX ÉTOILES

LE MANS CLASSIC, C’EST MIEUX QU’UNE RECONSTITUTION HISTORIQUE : ON Y REFAIT CARRÉMENT L’HISTOIRE ! ET TANT PIS SI CEUX QUI AVAIENT AUTREFOIS GAGNÉ NE RÉITÈRENT PAS LEUR EXPLOIT. ICI, ON ROULE POUR RÊVER. C'EST CE WEEK-END. COUREZ-Y : C'EST LES PLUS BEL ÉVÉNEMENT HISTORIQUE AUTOMOBILE DU MONDE.

Le Mans Classic est une épreuve unique au monde. Imaginez, transposé dans un autre univers : vous achetez la raquette de Björn Borg, son polo, les mêmes baskets et vous allez jouer sur le central de Roland Garros devant quelques dizaines de milliers de spectateurs. Au fil de la compétition (dans laquelle il n’y a rien à gagner d’autres que du plaisir) vous savez déjà que vous pourrez taper des balles avec John McEnroe ou Pete Sampras ! Pour un tennisman amateur, comment résister !?
Le Mans Classic, c’est la même chose pour les amoureux d’automobiles : un lieu mythique, une histoire riche, des collectionneurs (modestes ou milliardaires, seul le degré de passion fait la différence et force le respect), des pilotes professionnels, retraités ou en activité, et des spectateurs avides de spectacle. Faire jouer un rôle à ceux qui peuvent, faire rêver les autres : l’idée n’est pas neuve. Beaucoup d’épreuves tentent de revivre les chaudes heures de leur passé. Et, depuis longtemps, quelques événements mécaniques rejouent chaque année les machines à remonter le temps. Certains, comme le Circuit des Remparts, à Angoulême, ont raté cette reconversion. D’autres organisateurs, mieux inspirés, ont tiré leur épingle du jeu comme le Grand Prix de Pau ou le Tour de Corse Historique. On y court aujourd’hui sur les mêmes routes, dans les mêmes virages qu’hier. Mais Le Mans Classic est d’une autre dimension.
D’abord le lieu est fondateur : le sport automobile a poussé ici quelques-uns de ses premiers cris. Le circuit de la Sarthe est devenu, au fil du siècle, le plus célèbre temple du sport mécanique du monde, à égalité avec Indianapolis et Monaco. La seconde raison est l’importance des moyens mis en œuvre : l’énergie et les ressources à déployer pour mettre un tel événement sur pied sont sans commune mesure avec ce qui peut se faire ailleurs.

 

LA PLUS GRANDE COURSE CLASSIQUE DU MONDE

 

Organiser les 24 Heures du Mans « moderne » (plus grand événement sportif français en terme de fréquentation), ou monter Le Mans Classic, son jumeau historique, c’est pareil. Seuls le bruit, la couleur et l’odeur des voitures changent. Tout cela repose sur les épaules solides de l’A.C.O. (l’Automobile Club de l’Ouest) qui a la responsabilité du circuit des 24 Heures, de la gestion de son patrimoine historique. Et tient dans la tête d’un homme discret : Patrick Peter, devenu au fil du temps le plus grand organisateur français d’événements historiques automobiles.
Reconnaissons-le : Goodwood Revival est également une exceptionnelle machine à remonter le temps. Ce show théâtral permet, au fil d’un week-end, de se faire transporter cinquante ans en arrière, de croiser Marilyn Monroe, Jayne Mansfield, Fred Astaire -du moins leurs sosies, alanguis autour d’un panier à pique-nique, tandis qu’un Spitfire, passant en rase-mottes au-dessus du paddock en bois, parvient à peine à couvrir les grondements rageurs du V12 d’une Jaguar Type D dont les mécaniciens, en combinaison de coton, travaillent la casquette rejetée en arrière. Rien n’est laissé au hasard, tout est raccord, on peut tourner un film estampillé d’époque. Le « Revival », c’est la suprême élégance, le vrai chic mécanique.
Au Mans, moins de robes à volants et de décolletés pigeonnants (quoique…) et pas de Spitfire ou de Mustang. Mais les plus belles voitures de course du monde en piste sur le plus beau circuit du monde, l’Everest du sport mécanique, jour et nuit, du vendredi au dimanche (essais et courses compris). Et dans les paddocks, tracés au cœur du circuit, plus de six mille voitures exposées par les clubs de marque ; sans parler des attractions, des orchestres, de la vente aux enchères Artcurial… Pour le cinémascope, on est servi !

 

LES PROS SE PIQUENT AU JEU

 

Même les pilotes professionnels qui viennent s’y distraire se piquent au jeu, oublient qu’il s’agit d’une course de voitures anciennes. Observez-les dans le paddock, échangeant très sérieusement des commentaires sur leur qualification ou sur la manche qu’ils viennent de disputer. La marmite à performances, ils sont tombés dedans quand ils étaient petits. Alors, quand on leur confie des autos généralement parfaitement restaurées (parfois plus performantes qu’à l’origine…) pour rouler sur un « circuit pour adulte » comme Le Mans, ils ne font pas semblant et rejouent leurs vingt ans. Demandez à Pescarolo ou Larrousse qui des deux veut finir derrière l’autre ?!
Côté amateurs, les gentlemen-drivers intelligents comprennent rapidement qu’il convient de rester à sa place car les Messieurs cités plus haut sont d’une autre dimension. Cependant, pas facile de garder la tête froide et, dans une telle ambiance, il est aisé de basculer de l’autre côté du miroir. Conseil aux débutants : ne confondez pas gentil rêve de grand enfant et ambition surdimensionnée. Attention aux combinaisons trop grandes…
Vous êtes pilote professionnel ? Le destin d’une équipe, d’une marque automobile, repose sur vos épaules ? En cas de défaite votre contrat sera cassé, vous compromettrez votre avenir ? Non ? Alors, remettez les choses à leur place. Seule la victoire est jolie, certes. Mais laissez les prétentions chronométriques à ceux dont c’est le métier. Ceux qui, même à 75% de leur capacité, sont déjà bien au-delà de 100% des nôtres. Vous conduisez la même voiture que Bell, Ickx, Beltoise ? Personne ne vous en voudra de ne pas égaler les performances de celui dont vous êtes la doublure lumière. Pour avoir beaucoup occupé leur siège passager, l’auteur de ces lignes peut vous assurer que, même avec beaucoup de leçons de pilotage, même dans un excellent jour, même avec une parfaite connaissance du circuit, même avec des centaines de tours d’entraînement, un honnête pilote amateur, voire un excellent gentleman driver, ne seront jamais au niveau de l’un de ces très grands…
Il ne s’agit pas de venir au Mans Classic pour rouler le coude à la portière sous prétexte que l’on ne battra jamais le record du tour, mais de ne pas se prendre pour un autre, de ne pas surconduire. En respectant ce conseil, l’on passe au Mans Classic un excellent week-end entre amis, on repart avec une voiture en parfait état et sur ces deux jambes. Dans les courses historiques, la dépanneuse est le podium des présomptueux et le bac à graviers le terminus des prétentieux…

POUR EN SAVOIR PLUS…
.Le portrait de Patrick Peter, l’inventeur du Mans Classic et du Tour Auto Historique
.Le site du Mans Classic
.Le site de l’organisateur, Peter Auto

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