Luca di Montezemolo (à droite) dirigeait Ferrari depuis 1991. Il avait été auparavant, dans les années soixante-dix, le bras droit d’Enzo Ferrari. Le grand patron du Groupe Fiat, Sergio Marchionne (à gauche), l’a prié de prendre sa retraite (copyright archives AgrippA-mediA /// Ferrari Media)

Luca di Montezemolo (à droite) dirigeait Ferrari depuis 1991. Il avait été auparavant, dans les années soixante-dix, le bras droit d’Enzo Ferrari. Le grand patron du Groupe Fiat, Sergio Marchionne (à gauche), l’a prié de prendre sa retraite
(copyright archives AgrippA-mediA /// Ferrari Media)

MONTEZEMOLO
QUITTE FERRARI

LA RUMEUR ROULAIT ET ENFLAIT DEPUIS DE NOMBREUX MOIS, MAIS CETTE FOIS C’EST OFFICIEL : LUCA DI MONTEZEMOLO QUITTE FERRARI.

« Ferrari va avoir un rôle important à jouer alors que Fiat Chrysler Automobile se prépare à entrer en bourse aux Etats-Unis. Pour cette opération de même que pour la nouvelle histoire qui va s’écrire, il faut que le PDG de FCA, Sergio Marchionne, ait les plein contrôle des marques du groupe. C’est pour cela que j’ai décidé de quitter mon fauteuil de Président de Ferrari… ».

C’est par ces mots qu’en substance Luca di Montezemolo a annoncé aux collaborateurs de « sa » marque et au monde de l’automobile qu’à 67 ans, il quittait Maranello. Pour le Cheval Cabré, c’est un énorme livre qui se referme.

Montezemolo était le dernier homme de l’ère d’Enzo Ferrari et de Gianni Agnelli. Après les avoir secondés dans les années soixante-dix, il était parti vivre d’autres aventures à la tête de ses propres sociétés. Ne perdant cependant jamais le contact avec le sport, il avait occupé notamment la présidence du Comité d’Organisation de la Coupe du monde de football « Italia 90 », puis celle du club de football de la Juventus de Turin.

Il était revenu à la Présidence de Ferrari à la demande de la famille Agnelli, propriétaire du groupe Fiat (et donc de Ferrari) voici 23 ans en 1991. Il était arrivé dans une maison en totale déliquescence qu’il avait peu à peu redressée, sur la route comme sur la piste, principalement grâce à l’aide de Jean Todt qu’il nomma en 1993 à la tête de la Gestione Sportiva de la marque (le département compétition). Montezemolo régnait sans partage ce qui, après avoir fait fuir Jean Todt, avait fini par lasser Sergio Marchionne malgré des résultats financiers exceptionnels. L’absence de succès sportifs cette saison en Formule 1 a précipité sa chute.

Montezemolo est annoncé à la tête de nombreuses sociétés du luxe italien, mais aussi à la présidence de la compagnie aérienne Alitalia. Marchionne pourrait quand à lui nommer l’un de ses lieutenants à la tête Ferrari, tandis que l’Ingegnere Amedeo Feliza conserve le poste d’Administrateur Délégué –fonction opérationnelle la plus élevée dans l’organigramme de la marque.

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