Collection Baillon, lot 59, Ferrari 250 GT California châssis court 1961 : 16,3 millions € (avec les frais). Record du monde pour ce modèle. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Artcurial Motorcars)

Collection Baillon, lot 59, Ferrari 250 GT California châssis court 1961 : 16,3 millions € (avec les frais). Record du monde pour ce modèle.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Artcurial Motorcars)

ARTCURIAL : LE RECORD !

EXTRAORDINAIRE SUCCÈS DE LA VENTE AUX ENCHÈRES ORGANISÉE HIER PAR ARTCURIAL À RÉTROMOBILE. LES MAGNIFIQUES ÉPAVES DE LA COLLECTION BAILLON SE SONT ENVOLÉES PARFOIS À DES PRIX SUPÉRIEURS À DES VOITURES RESTAURÉES. ET LE MARTEAU DE MAÎTRE POULAIN A FAIT CLAQUER UN CHIFFRE IRRÉEL : 14,2 MILLIONS D’EUROS (16,3 MILLIONS AVEC LES FRAIS) POUR LA FERRARI 250 GT CALIFORNIA CHÂSSIS COURT DE 1961.
RECORD DU MONDE !

Une tragédie grecque qui s’achève sur des applaudissements. Une enchère qui débute à 10 millions d’Euros et qui, principalement à coups de 500 000 euros, s’achève d’un coup de marteau sur un surréaliste –et pourtant bien réel : 14,2 millions d’euros ! Record mondial d’enchères pour une Ferrari California, record d’enchères pour une automobile en France, record pour une œuvre d’art, toutes catégories confondues, pour la maison Artcurial depuis sa création dans les années 70.

Pourquoi un tel chiffre ? Être une Ferrari 250 GT California châssis court était une qualité nécessaire mais insuffisante. Se sont ajoutés des facteurs plus irrationnels : le fait d’avoir été oublié dans la discrète collection Baillon a beaucoup joué, avoir été la propriété d’Alain Delon bien plus encore !

Les anciens propriétaires prestigieux donnent aux voitures de route le même supplément de valeur que celui conféré par un brillant palmarès à une auto de course. Et Artcurial a abondamment joué sur l’identité du plus célèbre acteur français dans le monde –grand amateur de Ferrari dont il porte constamment le Cavallino à la boutonnière- pour attirer l’attention sur la California de la vente (Delon s’en est plaint !).

Marques prestigieuses, voitures oubliées, propriétaires parfois célèbres, belle promotion médiatique, tous les éléments étaient réunis pour que les plafonds explosent. Le résultat est donc un triomphe pour l’auctioneer français, et une belle récompense pour le travail de fond de l’équipe dirigée par Matthieu Lamoure assisté de ses deux collaborateurs historiques, Iris Hummel et Pierre Novikoff.

Ce succès rend aussi un prodigieux hommage aux deux utopistes disparus qui rassemblèrent ces autos avec la vaine ambition d’ouvrir un musée : Roger et Jacques Baillon. Brisé, leur rêve a finalement essaimé aux quatre coins du monde, en quelques heures, au fil d’une vente à grand spectacle. Enflammant collectionneurs privés et grands marchands, laissant tous les autres muets devant les prix obtenus. Gloire posthume…

Rarement dans l’histoire de la collection automobile l’on avait dispersé le même jour autant d’épaves : en dehors de quelques exceptions (en particulier la Ferrari 250 GT California et de la Maserati A6 2000 GranSport carrossée par Frua), la quasi totalité des voitures de la collection Baillon n’a de valeur que par les plaques châssis et moteur qu’elles portes. L’état des autos est tel que de restauration il ne pourra être question. Au mieux, il y aura reconstruction en conservant quelques rares éléments d’origine. Au pire, il s’agira de refabrications totales. Mais quelle que soit la voie choisie, sauvetage ou clonage, elles revivront toutes.

Comme nous l’écrivions hier et que confirmait le commissaire-priseur de la vente Maître Poulain : d’ici quelques mois (quelques années pour certaines…), sur les plus prestigieux concours d’élégance du monde, à Pebble Beach, à Chantilly, à la Villa d’Este, ces épaves seront des « best of show ». Et, récompense suprême pour les deux frères qui les ont sauvées de la destruction il y a cinquante ans, elles seront bien plus que des Ferrari, des Maserati ou des Hispano : elles seront des « Collection Baillon ». De la poussière à la lumière…

 

 

LES PRIX LES PLUS MARQUANTS DE LA DOUBLE VACATION ARTCURIAL
(taxes et frais inclus) :

VENTE COLLECTION BAILLON :

.Lot 59 : Ferrari 250 GT California châssis court 1961 : 16,3 millions €

.Lot 58 : Maserati A6G 2000 GranSport Frua 1956 : 2 millions €

.Lot 46 : Talbot Lago T26 Grand Sport châssis court Saoutchik 1949 : 1,7 millions €

.Lot 43 : Talbot Lago T26 Record cabriolet Saoutchik 1948 : 745 000 €

VENTE GÉNÉRALISTE :

.Lot 117 : Ferrari 275 GTB 1966 : 1,9 millions €

.Lot 193 : Mercedes 380 K Cabriolet A 1938 : 1,4 millions €

.Lot 147 : Bizzarrini 5300 GT Stradale 1968 : 1,2 millions €

.Lot 149 : Mercedes 300 SL Roadster 1957 : 929 800 €

.Lot 202 : Maserati 3500 GT Spider Vignale 1962 : 858 200 €

.Lot 144 : Maserati 3500 GT Spider Vignale 1961 : 834 400 €

.Lot 141 : Lamborghini Islero S 1969 : 298 000 €

.Lot 153 : Porsche 356 A Speedster 1958 : 298 000 €

.Lot 116 : Ferrari Testa Rossa 1986 : 196 700 €

.Lot 145 : Maserati Mistral 3,7 l 1965 : 181 200 €

.Lot 174 : De Tomaso Pantera GTS 1973 : 133 500 €

.Lot 156 : Mercedes 300 SE cabriolet 1965 : 119 200 €

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

.Le catalogue de la vente Artcurial

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