La stand d’Aon Classic Car à Rétromobile tel que 110 000 visiteurs l‘ont découvert de mercredi à dimanche derniers. (copyright AveC)

La stand d’Aon Classic Car à Rétromobile tel que 110 000 visiteurs l‘ont découvert de mercredi à dimanche derniers.
(copyright AveC)

RÉTROMOBILE 2015 :
TRÈS GRAND CRU

LE SALON RÉTROMOBILE A FERMÉ SES PORTES HIER SOIR SUR UN BILAN ÉTINCELANT. CERTAINEMENT LA MEILLEURE ÉDITION DEPUIS LA CRÉATION DE L’ÉVÉNEMENT IL Y A 40 ANS.

Rétromobile 2015 peut se résumer en trois chiffres qu’il faudra graver sur l’étiquette de ce très beau millésime : 40, 110 000, 16,3.

40, comme 40e édition, celle d’un très grand cru, riche, mêlant grands constructeurs, clubs de collectionneurs, marchands internationaux, galeristes ; capiteux avec ses expositions d’exception (les Bugatti Royales du Musée Schlumpf, les Pegaso, la collection Corrado Lopresto) ; long en bouche, car la vision des merveilleuses épaves de la Collection Baillon réunies pour la dernières fois avant d’être vendues aux enchères par Artcurial restera longtemps dans les mémoires.

110 000, comme 110 000 visiteurs en cinq jours. A l’heure ou nous bouclions ces lignes, François Melcion, l’organisateur de cette grand messe, n’avait par encore les chiffres définitifs en mains. Mais il savait déjà que son objectif de 105 000 visiteurs avait été atteint et largement dépassé. 110 000 visiteurs, dont de plus en plus de non passionnés, plus attirés par la puissance de l’événement que par l’automobile de collection ! Rétromobile est devenu un salon branché, dans les allées duquel on pouvait croiser cette année aussi bien des femmes et des hommes politiques, des artistes, que des capitaines d’industrie.

16,3, comme 16,3 millions d’euros, prix réglé par l’acquéreur de la Ferrari California vedette de la Collection de la famille Baillon dispersée par Artcurial vendredi. Une vacation surréaliste au marketing parfaitement construit par le directeur du département automobile de la maison de vente française, Matthieu Lamoure, et son équipe. Une dramaturgie et une mise en scène à ce point travaillées que toutes les voitures de la Collection Baillon, puis celles de la seconde partie de la vacation (elle plus classique), ont été souvent adjugées à des prix très au-delà des estimations. Les épaves de la collection Baillon atteignant parfois des prix supérieurs aux tarifs de voitures restaurées ! Propriétaires de modèles décrépis ne rêvez pas : cela tenait plus de la séance d’hystérie collective que d’actes réfléchis et rationnels ! Pour certains modèles de la seconde partie de la vente en revanche, les valeurs atteintes constituent de nouvelles références. C’est notamment le cas des Maserati qui, jusqu’à présent sous cotées, commencent à combler l’écart qui les séparaient d’autres marques comme Aston Martin et Ferrari. Les ventes aux enchères des prochains mois devraient confirmer ce début de rattrapage.

40, 110 000, 16,3… Les chiffres du succès. A 19 heures hier soir quand les haut-parleurs du hall n°1 du Palais des Expositions de la Porte de Versailles à Paris ont annoncé la fermeture des portes de l’édition 2015, les visages des exposants étaient marqués à la fois par la fatigue, la joie et les regrets. La fatigue, car les cinq jours de salon furent très intenses. La joie des professionnels tenant stands qui ont tous enregistré des chiffres d’affaires en hausse. La tristesse… de ne pas pouvoir prolonger de 24 ou 48 heures les moments beaux et intenses qu’ils venaient de vivre.

Rétromobile 2015 n’est plus, vive Rétromobile 2016 !

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