Maserati A6G 2000 Gransport Coupé Frua de 1956 (Artcurial, lot n°58), estimée de 800 000 à 1,2 millions d’euros, adjugée 2 010 880 euros. Quatre exemplaires au monde. Nouveau record en ventes publiques pour ce modèle. (archives Agrippa mediA /// copyright Artcurial - Remi Dargegen)

Maserati A6G 2000 Gransport Coupé Frua de 1956 (Artcurial, lot n°58), estimée de 800 000 à 1,2 millions d’euros, adjugée 2 010 880 euros. Quatre exemplaires au monde. Nouveau record en ventes publiques pour ce modèle.
(archives Agrippa mediA /// copyright Artcurial - Remi Dargegen)

VENTES AUX ENCHÈRES :
MASERATI REDÉCOUVERT

FERRARI EST SOUVENT L’ARBRE QUI CACHE LA FORÊT DES VENTES AUX ENCHÈRES. MAIS EN CE DÉBUT D’ANNÉE, MASERATI A ENFLAMMÉ LES TROIS VACATIONS INTERNATIONALES QUI SE TENAIENT À PARIS PENDANT LA SEMAINE DE RÉTROMOBILE. RETOUR EN DÉTAIL SUR SEIZE COUPS DE MARTEAUX QUI VIENNENT DE REDONNER UN NOUVEAU RANG À LA MARQUE AU TRIDENT EN COLLECTION.

Il n’y a plus de grandes ventes aux enchères internationales sans Maserati au programme. Si une petite poignée de grands collectionneurs s’attache depuis plusieurs décennies à préserver les plus belles voitures de la marque, ces modèles ne suscitaient pas jusqu’à ces derniers mois l’engouement dont pouvaient bénéficier par exemple les Ferrari ou les Aston Martin.

Heureusement, Maserati a fêté en 2014 ses 100 ans. Heureusement aussi, Fiat a relancé la marque, d’abord en la sortant du giron asphyxiant de Ferrari, ensuite en lui redonnant une vraie gamme. Les feux de la rampe ainsi allumés ont soigné quelques amnésies, rappelant au monde des passionnés d’automobiles que Maserati avait une histoire riche, techniquement, esthétiquement et sportivement comparable à celle de Ferrari dont elle fut la rivale dans les années quarante et cinquante. Il n’y avait aucune logique à ce que les voitures au trident de cette période valent dix fois moins que les modèles de Maranello.

Résultat : depuis une douzaine de mois, ainsi que le montrent les résultats enregistrés par quatre grandes maisons internationales (Artcurial, Bonhams, Gooding, RM Auctions), les Maserati de route des années quarante, cinquante et soixante commencent à rattraper leur retard. Leur cote, après avoir frémi, décolle résolument. Le différentiel sur les Ferrari est loin d’être effacé, mais chaque nouvelle vente livre des vérités plus conformes à ce qu’elles méritent.

Pour ceux de plus en plus nombreux qui regardent désormais Maserati avec les yeux de l’amour, les trois grandes ventes aux enchères qui se tiennent chaque début d’année à Paris lors de la semaine du salon Rétromobile étaient très attendues. Chaque maison avait en effet inscrit à son catalogue des modèles très désirables. On pensait que des records pouvaient être établis. L’on n’a pas été déçu…

 

16 MASERATI SOUS LE MARTEAU, DÉJÀ UN RECORD !

 

RM Auctions, qui ouvrait le bal mercredi 4 février, proposait trois Maserati aux enchérisseurs. Par ordre chronologique : une Sebring 3700 GT série II de 1967, une Mistral 4.0 Coupé de 1969 et une Ghibli 4.7 Spyder de 1970.

Le lendemain jeudi 5 février sous les voutes de verre et d’acier du Grand Palais, Bonhams en offrait : une 3500GT Spyder Vignale de 1960, une Quattroporte I de 1968, une Mexico 4.2 de la même année, une Ghibli 4.7 Coupé de 1970 et une Khamsin de 1977.

Vendredi 6 février, enfin, Artcurial fermait le banc avec rien de moins que neuf Maserati à son programme ! Une A6G 2000 Gransport Coupé Frua de 1956, deux 3500GT Spyder Vignale, l’une de 1961, l’autre de 1962, une Mistral 3.7 Coupé de 1965, une Mistral 4.0 Spyder de 1968, une Indy 4.2 de 1969, une Ghibli 4.9 Spyder de 1972 (finalement retirée), une Khamsin de 1975 et une Quattroporte de 1988.

Retour point par point sur chaque voiture de ces trois ventes.

NOTE : nous mentionnons les prix taxes et frais compris. Ils correspondent donc à la somme totale réglée par l’acheteur à la maison de vente.

 

 

RM AUCTIONS

 

Maserati Sebring 3700 GT série II de 1967

(lot n°122)

RM AUCTION lot 122 MASERATI SEBRINGChâssis n°AM101S 10589

Moteur n°AM101S 10589

Estimation : de 50 000 à 80 000 euros

Une Sebring séduisante pour ceux qui apprécient la remplaçante de la 3500GT (il n’y aura pas de 3500GT pour tout le monde…). Cet exemplaire représenta Maserati au Salon de l’Automobile de Barcelone 1967. RM le proposait dans un très intéressant état, sinon d’origine, du moins n’ayant pas été totalement remis à neuf. L’intérieur paraissait d’époque –le commissaire priseur nous confirma qu’il avait la même impression- et la peinture refaite en beige lui donnait belle allure (un peu plus de patine ne lui nuira pas). Le résultat a dépassé les espérances du propriétaire qui la cédait : l’acquéreur a déboursé 168 000 euros pour repartir avec cette très belle.

 

Maserati Mistral 4.0 Coupé de 1969

(lot n°128)

RM AUCTION lot 128 MASERATI MISTRAL 4.0 COUPEChâssis n°AM109A1742

Moteur n° AM109A1742

Estimation : de 160 000 à 200 000 euros

Cette jolie Mistral Coupé était proposée dans son état d’origine, très bien entretenue par trois propriétaires successifs italien qui n’avaient visiblement jamais lésiné sur les visites en concession. Sa livrée grise attestait par endroit de son âge, mais l’intérieur bleu clair était en magnifique état. Elle disposait de sa trousse à outils complète d’origine, et son carnet attestait du soin que ses trois amants successifs avaient mis à lui garder sa belle allure. De notre point de vue, elle représentait un très bel investissement de long terme. Pour 173 000 euros, une belle « Maserati de garde ».

 

Maserati Ghibli 4.7 Spyder de 1970

(lot n°129)

RM AUCTION lot 129 MASERATI GHIBLI 4.9 SPYDERChâssis n°AM115S1233

Moteur remplacé

Estimation : de 550 000 à 650 000 euros

Sans doute la moins intéressante des trois Maserati proposées par RM à Paris. Cette Ghibli 4.7 Spyder aurait certainement recueilli des enchères stratosphériques…si elle avait été plus authentique. Hélas, véritable Spyder d’usine de la série des 88 Ghibli à moteur 4,7 litres, elle était loin de son état d’origine de 1970. Passe encore que le nouveau propriétaire ait souhaité la voir noire (elle était verte en sortant des ateliers de Maserati), mais elle avait perdu son groupe motopropulseur de naissance. Équipée d’une boîte automatique comme c’était parfois le cas pour les voitures partant vers les États-Unis, elle avait été modifiée pour son retour en Europe. Mais, et ce fut là une surprise, malgré ces gros défauts et le coût de l’importante réhabilitation éventuelle qui sera nécessaire pour lui redonner ses caractéristiques de 1970, un acheteur a déboursé 550 000 euros pour s’en emparer.

 

 

BONHAMS

 

Maserati 3500 GT Spyder Vignale de 1960

(lot n°340)

BONHAMS lot 340 MASERATI 3500 GT SPYDERChâssis n°AM101.979

Moteur n°AM101.979

Estimation : de 600 000 à 800 000 euros

Cette 3500GT Spyder (l’on ajoute toujours « Vignale » inutilement puisque l’Italien est le seul à avoir produit, hors commandes spéciales, les cabriolets de la 3500 !) était le gros morceau de la série des Maserati mises en vente par Bonhams. Tous les collectionneurs attendaient de voir si le prix atteint serait conforme au prix de réserve aussi haut que l’était l’estimation. La « 979 », du nom de son numéro de châssis, était un très bel exemplaire du modèle. Châssis et moteur concordants (mêmes numéros), mécaniquement en très bel état par la grâce d’une restauration de qualité en 2000 et 2001 qui lui avait redonné la fraîcheur de sa sortie d’usine, elle ne souffrait d’aucun défaut et allait donner le « la » (deux autres Spyder étaient à vendre le lendemain chez Artcurial). Avec 793 500 euros, « 979 » a été à la hauteur des attentes.

 

Maserati Quattroporte I de 1968

(lot n°315)

BONHAMS lot 315 MASERATI QUATTROPORTE IChâssis n°AM107 2280

Moteur n°AM107 2280

Estimation : de 60 000 à 75 000 euros

Il n’y avait guère d’attente sur le lot 315 de la vente Bonhams, une Maserati Quattroporte 1 de 1968 : ce modèle change peu de mains et fait l’objet d’un aveugle désintérêt de la part des collectionneurs.  C’est regrettable car cette jolie berline a bien des atouts : une ligne élégante, un équipement luxueux à la hauteur des Mercedes ou des Jaguar de l’époque et, surtout un moteur, directement dérivé de celui de la 450S, la barquette sport-plus-ultra de Maserati. Les 51 750 euros payés pour cet exemplaire de 1968, donnent une bonne indication du prix de base pour une Quattroporte en état correct.

 

Maserati Mexico 4.2 de 1968

(lot n°401)

BONHAMS lot 401 MASERATI MEXICOChâssis n°AM112 504

Moteur n°AM112 504

Estimation : de 70 000 à 100 000 euros

Cette Mexico a fort logiquement changé de propriétaire au-dessus de son estimation maximale. La voiture avait bénéficié en 2012 d’une restauration totale « depuis la tôle nue » disait le catalogue de la vente. Elle se présentait donc dans un très bel état qui embellira lorsqu’une belle patine enveloppera sa carrosserie. Pour 120 750 euros, c’est un bel achat qui jamais ne perdra de valeur et procurera à son nouveau propriétaire un plaisir grandissant.

 

Maserati Ghibli 4.7 Coupé de 1970

(lot n°316)

BONHAMS lot 316 MASERATI GHIBLI 4.7 COUPEChâssis n°AM115 922

Moteur n°AM115 326

Estimation : de 185 000 à 225 000 euros

Pas d’estimation très élevée pour cette Maserati Ghibli. La faute à un défaut rédhibitoires pour ce type d’autos :  le remplacement de son moteur d’origine par un nouveau bloc, et donc la perte de cette qualité si appréciée : la concordance des numéros moteurs et châssis. Sauf lorsque l’usine, pour des raisons techniques précises y a procédé elle-même avant la livraison, la discordance est le signe d’un incident grave ayant affecté l’auto. Dans le cas de cette Ghibli, c’est probablement une casse moteur qui en avait été à l’origine dans les années 70. Elle est partie à 218 500 euros. Une belle somme malgré son handicap, obtenue en raison d’une restauration de fond (de belle facture) terminée en 2008.

 

Maserati Khamsin de 1977

(lot n°328)

BONHAMS lot 328 MASERATI KHAMSINChâssis n°AM120US 1142

Moteur n°AM120US 1142

Estimation : de 120 000 à 180 000 euros

Singulière auto que cette Khamsin. Un modèle unique puisque c’est à notre connaissance la seule à avoir été équipée d’un toit « targa » en deux parties (un « T-roof »). Une modification réalisée non par l’usine, qui avait manifesté quelques réticences à réaliser l’opération lorsque son client américain l’avait demandé, mais par le concessionnaire californien qui avait pris la commande et la reconditionna avant de la livrer. Ce « décapsulage » excellemment bien effectué par un représentant officiel de Maserati, comme aurait pu le réaliser un carrossier italien à l’occasion d’une « commande spéciale », donne à cette Maserati un supplément de valeur qui justifiait pleinement les 195 500 euros payés pour son acquisition.

 

 

ARTCURIAL

 

Maserati A6G 2000 Gransport Coupé Frua de 1956

(lot n°58)

ARTCURIAL lot 58 MASERATI A6G FRUA - 72 x 1000Châssis n°2140

Moteur n°2140

Estimation : 800 000 à 1,2 millions d’euros

Cette A6G était l’une des exceptionnelles autos redécouvertes par Artcurial au milieu de la collection Baillon. Elle avait tout pour être l’une des stars de la vente de Rétromobile. D’abord la rareté : comme toutes les Maserati des premiers âges (avant l’A6, Maserati ne produisait que des autos de course), elle a été construite en série très limitée. C’est particulièrement vrai pour les versions habillées par Pietro Frua, ce carrossier italien n’ayant produit que quatre carrosseries semblables sur ce châssis. De plus, c’est une vraie « sortie de grange », restée 55 ans entre les mêmes mains, oubliée puis redécouverte. Seul bémol : accidentée à l’avant, elle avait été maladroitement recarrossée. Les collectionneurs ne lui en ont pas tenu rigueur : 2 010 880 euros, largement au-delà de tous les pronostics. Mérité. Après sa restauration, nous la reverrons en habits de lumière dans l’un des grand concours d’élégance internationaux, Pebble Beach ou Chantilly. Elle y décrochera un prix, nous en faisons déjà le pari.

 

Maserati 3500 GT Spyder Vignale de 1961

(lot n°144)

ARTCURIAL lot 144 MASERATI 3500 GT SPYDER blancChâssis n°101 1221

Moteur n°101 1221

Estimation : de 600 000 à 700 000 euros

Artcurial proposait deux 3500 GT Spider. Après celui vendu la veille par Bonhams 793 500 euros, l‘on pensait que le premier d’entre eux pouvait faire aussi bien. Possédant son hard top d’origine, n’ayant jamais été ne serait-ce que rafraichi, depuis sa livraison en 1961, il constituait une très belle base de restauration après avoir passé deux décennies à l’abri dans le garage de son propriétaire. Tous les caractères étaient réunis pour qu’il accroche un beau chiffre au marteau. Nous n’avons pas été déçus : il a battu le record établi chez Bonhams à 834 400 euros !

 

Maserati 3500 GT Spyder Vignale de 1962

(lot n°202)

ARTCURIAL lot 202 MASERATI 3500 GT SPYDER noir ROGNEEChâssis n°AM101 1120

Moteur n°AM101 1120 livré avec la voiture, mais autre bloc installé dans l’auto

Estimation : de 600 000 à 800 000 euros

Le lot 202 était le troisième Spyder 3500 GT de la semaine à passer aux enchères. On pouvait donc redouter pour cet exemplaire qu’il souffre des deux ventes précédentes.  Il avait cependant plusieurs atouts pour convaincre : un hard-top, un moteur supplémentaire (en fait son moteur d’origine, tandis que celui installé dans la voiture était un bloc refait à neuf), et une très belle allure générale de présentation donnée par cette livrée ton sur ton, carrosserie noire sur intérieur noir. Nullement handicapé par son ordre de passage après ses deux « frères », il a été l’objet d’une belle empoignade entre passionnés. Avec 858 240 euros frais compris, il a obtenu la plus belle enchère de la semaine pour un Spyder. Au-delà de ce record parisien, il est clair que la cote de ce modèle s’établit désormais au-delà de 800 000 euros, soit 100% d’augmentation en un an…

 

Maserati Mistral 3.7 Coupé de 1965

(lot n°145)

ARTCURIAL lot 145 MASERATI MISTRAL 3.7 COUPEChâssis n°AM109608

Moteur n°(il ne nous a pas été permis de vérifier qu’il concordait)

Estimation : de 110 000 à 130 000 euros

Parfaitement restauré à la demande d’un de ses précédents propriétaires, le collectionneur suisse Jean-Pierre Slavic (dont nous connaissons le niveau d’exigence et la méticulosité), très bien entretenu depuis, il était logique que cet Coupé Mistral obtienne de belles enchères. Peut-être pas au niveau des 173 000 euros du modèle 4 litres de la vente RM deux jours auparavant, mais dans une zone proche. Nous aurions dû croire à la capacité d’Artcurial et de Maître Poulain à repousser ces limites : il a fini à 181 184 euros, taxes comprises !

 

Maserati Mistral 4.0 Spyder de 1968

(lot n°150)

ARTCURIAL lot 150 MASERATI MISTRAL 4.0 SPYDERChâssis n°AM109SA1 661

Moteur n° AM109SA1 661

Estimation : de 420 000 à 460 000 euros

La Maserati Mistral 4 litres en version Spyder est une auto belle et rare. 40 exemplaires seulement sont sortis des ateliers de Modène. Celui-ci, dans un état exceptionnel (restauré à neuf en 2008), est l’ancienne voiture exposée au Salon de l’Auto de New York en 1967 (mais c’est un modèle 1968). On pouvait lui reprocher d’avoir changé de couleur à la faveur des travaux de 2008 (il était blanc à l’origine) mais le travail avait été remarquablement réalisé et son intérieur n’avait pas été touché (son cuir rouge était magnifiquement patiné). Son acquéreur a signé un chèque de 476 800 euros.

 

Maserati Indy 4.2 de 1969

(lot n°114)

ARTCURIAL lot 114 MASERATI INDY 4.2Châssis n°AM116086

Moteur n°AM116086

Estimation : de 8 000 à 14 000 euros

Elle était en ruine. Dans un état qui nécessitera entre 50 000 et 100 000 euros de restauration. A 33 376 euros, son acquéreur s’est-il laissé grisé par l’ambiance de la salle ? Elle en méritait à peine la moitié. Le nombre de Maserati Indy offertes à la vente sur tous les sites de petites annonces spécialisées empêchera pour quelque temps encore la cote de bouger à un niveau qui justifie pareil prix d’adjudication. Une folie, donc. Paradoxalement, ce genre de tarif surréaliste est aussi le signe que Maserati est devenue une marque majeure en collection, capable de désormais tourner la tête à certains acheteurs.

 

Maserati Ghibli 4.9 Spyder de 1972

(lot n°151)

ARTCURIAL lot 151 MASERATI GHIBLI 4.9 SPYDERChâssis n°AM115 49S 1241

Moteur n°AM115 49S 1241

Estimation : de 750 000 à 850 000 euros

Ce bel exemplaire, l’un des 37 en version 4,9 litres équipé d’une boîte de vitesses mécanique, parfaitement restauré, devait pouvoir accrocher son estimation maximale. Mais il a été retiré du catalogue au dernier moment.

 

Maserati Khamsin de 1975

(lot n°143)

ARTCURIAL lot 143 MASERATI KHAMSINChâssis n°AM1201 90

Moteur n°AM1201 90

Estimation : de 120 000 à 150 000 euros

Strictement dans son état d’origine, jamais restaurée ni même « rafraichie » cette Khamsin qui a dormi de 1981 à 2014 dans un box à la suite du décès de son propriétaire mérite les 162 400 euros payés par l’acheteur. Remise en beauté par un spécialiste, elle sera incontestablement l’une des plus attachantes Khamsin en état d’origine. Un très bel achat. Dans les années qui viennent, nous prédisons que la cote des voitures en très bon état d’origine dépassera celle des voitures restaurées à neuf.

 

Maserati Quattroporte de 1988

(lot n°108)

ARTCURIAL lot 108 MASERATI QUATTROPORTEChâssis n°33049A003500

Moteur n°(non communiqué, nous n’avons pas pu le vérifier)

Estimation : de 10 000 à 14 000 euros

Il n’y a pas de marché pour les Maserati Quattroporte de première série, qui disposent pourtant de beaucoup d’atouts pour séduire les amateurs de voitures de caractère. Les Quattroporte III, qui n’en ont pas autant, ne sont donc guère courtisées. Ex-voiture du roi du Maroc Hassan II, se présentant dans une élégante livrée, cet exemplaire a atteint 22 648 euros, somme qui peut désormais constituer une cote de référence pour un exemplaire en bon état, entretenu de manière régulière et affichant un kilométrage raisonnable (124 000 km).

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