Il est un peu plus de 16h00 ce 12 mai 1957 à Brescia. Piero Taruffi, Ferrari 315S n°535, franchit la ligne d’arrivée devant Wolfgang von Trips (Ferrari 315S n°532). L’image est trompeuse : l’Italien ne coiffe pas l’Allemand sur le poteau, il est parti trois minutes derrière son compagnon d’écurie, l’a rattrapé et finit quelques mètres devant lui. Il a couvert les 1597 km du parcours 3 minutes et 1 seconde plus rapidement que lui (10h27’47’’ pour Taruffi, contre 10h30’38’’ pour von Trips). (copyright archives AgrippA mediA /// Mille Miglia Srl)

Il est un peu plus de 16h00 ce 12 mai 1957 à Brescia. Piero Taruffi, Ferrari 315S n°535, franchit la ligne d’arrivée devant Wolfgang von Trips (Ferrari 315S n°532). L’image est trompeuse : l’Italien ne coiffe pas l’Allemand sur le poteau, il est parti trois minutes derrière son compagnon d’écurie, l’a rattrapé et finit quelques mètres devant lui. Il a couvert les 1597 km du parcours 3 minutes et 1 seconde plus rapidement que lui (10h27’47’’ pour Taruffi, contre 10h30’38’’ pour von Trips).
(copyright archives AgrippA mediA /// Mille Miglia Srl)

Trésor d’Archives
MILLE MIGLIA 1957, DRAME ET BEAUTÉ

CHAQUE SEMAINE, EXTRAITE DE NOS ARCHIVES OU DES MEILLEURES PHOTOTHÈQUES, UNE IMAGE EXCEPTIONNELLE RACONTE LES GRANDES HEURES DE L’AUTOMOBILE.
C'EST "TRÉSOR D'ARCHIVES".

LES MILLE MIGLIA HISTORIQUES S'ÉLANCENT CE 14 MAI DE BRESCIA. L'OCCASION D'UN  FLASH-BACK, AU MÊME ENDROIT, CINQUANTE-HUIT ANS EN ARRIÈRE :
LE 12 MAI 1957, APRÈS PLUS DE DIX HEURES DE COURSE, PIERO TARUFFI COIFFE WOLFGANG VON TRIPS D’UN SOUFFLE SUR LA LIGNE D’ARRIVÉE DES XXIVe MILLE MIGLIA.
IL N’Y AURA PAS DE REVANCHE, C’ÉTAIT LA DERNIÈRE ÉDITION DE L’ÉPREUVE.

Disputées pour la première fois en 1927, les Mille Miglia sont, avant comme après la seconde guerre mondiale, l’une des plus prestigieuses courses du monde. Toutes les marques veulent inscrire leur nom à son palmarès. L’épreuve est simple : on part de Brescia, on roule jusqu’à Rome et l’on revient après avoir couru environ « 1000 milles » (le mille équivalant à 1,609 mètres).

Les montures sont les mêmes que celles utilisées pour les courses d’Endurance et, à cette occasion, passent donc du circuit à la route. Nationales et départementales sont piégeuses, la météo est souvent mauvaise (les éditions ont lieu généralement entre mars et mai) et, même si l’itinéraire est neutralisé à la circulation, les concurrents croisent parfois des véhicules « égarés ». L’épreuve est donc extrêmement dangereuse. Année après année, elle ne consacre que des pilotes hors-pairs. Ils disputent l’épreuve, à leur choix, seuls ou flanqués d’un copilote. Pour les admirer, des millions d’Italiens se massent sur les bas-côtés (parfois plus de cinq millions selon les décomptes).

A partir de 1949, on reconnaît une voiture disputant les Mille Miglia à son numéro de course : celui-ci correspondant à son heure de départ, qui peut s’échelonner par exemple de « 2343 » (23h43) à « 648 » (6h48). Les concurrents partent les uns derrière les autres, de minute en minute, les plus petites cylindrées en premier, les plus grosses en dernier.

En 1953, les Mille Miglia deviennent l’une des épreuves du championnat du monde des Marques. Dès lors les meilleurs écuries, les meilleurs pilotes, en prennent quasi-obligatoirement le départ.

En 1957, la victoire revient à Piero Taruffi devant Wolfgang von Trips (tous les deux sur Ferrari 315S), séparés de seulement 3 minutes et 1 secondes (le deuxième plus petit écart jamais constaté à l’arrivée entre le premier et le deuxième en vingt-quatre éditions). Mais il n’y aura pas de revanche. Car un drame de trop a endeuillé l’épreuve. Après 5 heures et 17 minutes de course, dans le petit village de Guidizzolo, Alfonso de Portago et son copilote Edmund Nelson ont effectué une sortie de route avec leur Ferrari 335 S (n°531). La voiture, victime semble-t-il d’un éclatement de pneu, s’est jetée dans la foule, tuant son équipage et neuf spectateurs dont cinq enfants.

Les autorités vont interdire l’épreuve. Trois éditions auront encore lieu en 1958, 1959 et 1961, mais sur un format rallye : un parcours de liaison entrecoupé de spéciales chronométrées. Puis plus rien.

En 1977 ont été créées les Mille Miglia historiques. La fête mécanique et la ferveur populaire sans les drames du sport. Les concurrents de l’édition 2015 s’élancent ce matin.

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