Les juges le concèdent : « A Pebble Beach, c’est la perfection de la restauration qui est recherché. Heureusement, des classes récompensant les voitures dans leur état d’origine ont été créées. » Mais elles ne décrocheront pas le « Best of Show », réservé aux autos en état plus parfait qu’au jour de leur sortie d’usine. C’est tout le paradoxe de Pebble Beach. C’est aussi ce qui fait sa magie : les voitures y sont irréelles de beauté. Ici  le « Best of Show » 2013, une Packard 1934 Dietrich Convertible Victoria. (copyright archives AgrippA mediA /// Kimball Studios, courtesy Pebble Beach Concours d’Elegance)

Les juges le concèdent : « A Pebble Beach, c’est la perfection de la restauration qui est recherché. Heureusement, des classes récompensant les voitures dans leur état d’origine ont été créées. » Mais elles ne décrocheront pas le « Best of Show », réservé aux autos en état plus parfait qu’au jour de leur sortie d’usine. C’est tout le paradoxe de Pebble Beach. C’est aussi ce qui fait sa magie : les voitures y sont irréelles de beauté. Ici le « Best of Show » 2013, une Packard 1934 Dietrich Convertible Victoria.
(copyright archives AgrippA mediA /// Kimball Studios, courtesy Pebble Beach Concours d’Elegance)


Les classes récompensant les voitures américaines sont les plus nombreuses du programme. De fait, ce sont donc les concurrents américains qui composent le gros des collectionneurs présents. Pourtant, ce sont souvent des modèles européens qui sont sacrés « Best of Show », la récompense suprême. Sur cette image, le « Best of Show » 2008, une Alfa Romeo 8C 2900B Berlinetta Touring (propriété d’un Américain, Jon Shirley). Cette année, la liste d’engagés comporte 10% d’Européens. (copyright archives AgrippA mediA /// Kimball Studios, courtesy Pebble Beach Concours d’Elegance)

Les classes récompensant les voitures américaines sont les plus nombreuses du programme. De fait, ce sont donc les concurrents américains qui composent le gros des collectionneurs présents. Pourtant, ce sont souvent des modèles européens qui sont sacrés « Best of Show », la récompense suprême. Sur cette image, le « Best of Show » 2008, une Alfa Romeo 8C 2900B Berlinetta Touring (propriété d’un Américain, Jon Shirley). Cette année, la liste d’engagés comporte 10% d’Européens.
(copyright archives AgrippA mediA /// Kimball Studios, courtesy Pebble Beach Concours d’Elegance)


CONCOURS DE PEBBLE BEACH :
LES PRÉTENDANTS EUROPÉENS

CHAQUE ANNÉE, NOYÉS PARMI DES CENTAINES DE COLLECTIONNEURS AMÉRICAINS QUI PARTENT GRANDS FAVORIS, QUELQUES EUROPÉENS FONT LE VOYAGE AU CONCOURS DE PEBBLE BEACH POUR TENTER DE DÉCROCHER UNE RÉCOMPENSE POUR LEUR TRAVAIL DE PRÉSERVATION OU DE RESTAURATION SUR UNE VOITURE D’EXCEPTION.
VOICI LES COURAGEUX CANDIDATS EN LICE CE DIMANCHE !

C‘est le plus prestigieux concours de beauté automobile du monde, le clou de la “Monterey Car Week : le concours de Pebble Beach. Il se tient ce dimanche sur les pelouses du très célèbre parcours de golf dont il a pris le nom. Sur les greens rasés de frais, 29 catégories vont rassembler 220 voitures pour être présentées à la crème des juges. L’objectif de ces Messieurs : attribuer les 29 “Class Awards” puis, lors d’un dernier tour de scrutin, le “Best of Show” -la récompense suprême.

Les voitures qui seront exposées appartiennent pour l’essentiel à des collectionneurs américains. Les étrangers ne sont pas victimes d’ostracisme –au contraire, les organisateurs aimeraient bien que des amateurs viennent de loin pour participer à leur épreuve. Mais les non-Américains peinent souvent à comprendre l’utilité de restaurer une voiture mieux qu’à l’origine, puis à la poser sur une pelouse en priant pour que l’herbe ne vienne pas souiller son châssis peint au pinceau à trois poils…

Cette philosophie de la collection et ce genre de concours sont particulièrement prisés outre-Atlantique. Les récompenses décernées à l’issue de ces événements valent le respect sincère des autres collectionneurs… et une belle plus-value pour l’auto couronnée !

« Être « Class Winner », voire « Best of Show » -le Saint Graal !- à Pebble Beach, fait grimper une cote de 10 à 20%, parfois plus… » explique ce vieux professionnel américain de la restauration, « Les collectionneurs qui s’attaquent à ce type de défi investissent donc énormément d’argent pour « jouer la gagne » à Monterey ou au « Cavallino Classic », qui sont les deux plus grands concours. Ils sont certes tous passionnés, mais n’ont pas tous le même profil. Fortune faite, certains cherchent de la visibilité, une sorte de reconnaissance sociale, le moment de célébrité que confère ce genre de victoire. On devient instantanément un grand collectionneur ! D’autres en font un véritable business : une fois titrée, la voiture va être vendue et l’aventure recommencera avec une voiture déjà en réserve ; d’autres encore sont à la recherche maladive de la perfection mécanique et esthétique. Leurs exigences vont alors bien au-delà de ce que nécessiterait une restauration parfaite. Ceux-là vivent chaque période de restauration comme l’événement le plus important de leur vie… ».

 

« CHANGEZ CET ÉCROU : IL EST AUTHENTIQUE, MAIS IL N’EST PAS JOLI »

 

Quelques -excellents- professionnels américains de la restauration se sont faits une spécialité de cet exercice de la reconstruction à l’état « concours ». Les budgets qu’ils gèrent se comptent en centaines de milliers d’euros là où, en Europe, on en dépenserait souvent deux fois moins pour un travail à peine moins parfait. Notre ami Keth Bluemel, qui a longtemps officié comme juge dans de nombreux concours aux Etats-Unis (notamment Pebble Beach et Cavallino Classic), le résume très bien : « C’est ce « à peine moins parfait » qui fait toute la différence entre une restauration hors de toute critique, et une restauration « concours » à l’Américaine. Le niveau recherché est tellement élevé qu’il confine sans doute parfois à l’absurde. C’est la perfection absolue qui est attendue par les juges ». Pour illustrer son propos, notre ami Keith prend un exemple qui fait sourire : « Chez Ferrari, dans les années cinquante et soixante, il pouvait arriver qu’un écrou d’une forme différente soit soudain utilisé au milieu d’une dizaine d’autres. Le montage était parfait, la mécanique performante, mais le mécanicien avait mis ce qui lui était tombé sous la main à ce moment-là. Si vous voulez avoir une toute petite chance de passer un tour dans un concours aux États-Unis, même si votre voiture est 100% authentique avec cet écrou différent, remplacez-le par un modèle identique aux autres… Si vous préférez le conserver –ce que je comprendrais- renoncez à vous inscrire à Pebble Beach… ».

Les non-Américains sont donc souvent un peu refroidis par cette intransigeance, d’autant qu’elle pousse parfois les collectionneurs à remplacer plutôt qu’à préserver –notamment les carrosseries pour lesquelles l’effet cosmétique est essentiel. Ce qui, au regard de l’authenticité d’une voiture, est très contestable…

Malgré ces exigences un peu exagérées, quelques collectionneurs européens osent chaque année le déplacement à Pebble Beach. S’il en est qui adhèrent à la philosophie américaine de l’exercice, la plupart n’a d’autre prétention que celle de prendre du plaisir dans une manifestation hors-norme.

Trouvez ci-dessous la liste de ces courageux Européens qui, ce dimanche, poseront leurs roues sur les pelouses du golf de Pebble Beach !

 

CLASSE H-2, ROLLS-ROYCE ET BENTLEY D’APRÈS LA SECONDE GUERRE MONDIALE
.Ion Tiriac (Monaco) : 1952 Rolls-Royce Phantom IV Hooper Sedanca de Ville
.Destriero Ltd (Monaco) : 1953 Bentley R-Type Continental H.J. Mulliner Sports 
Saloon
.Fred et Donna Kriz (Monaco) : 1956 Bentley S1 H.J. Mulliner Drophead Coupé

 

CLASSE I, MERCEDES-BENZ
.Arthur Bechtel, Classic Motors (Allemagne) : 1924 Mercedes 630K Murphy Roadster
.Daimler AG, Mercedes-Benz Classic (Allemagne) : 1955 Mercedes-Benz W196R Grand Prix (en exposition seulement, ne participe pas au concours)
.Daimler AG, Mercedes-Benz Classic (Allemagne) : 1955 Mercedes-Benz 300 SLR (en exposition seulement, ne participe pas au concours)
.Andries Meuzelaar (Belgique) : 1955 Mercedes-Benz 300 SL Gullwing
.Daimler AG, Mercedes-Benz Classic (Allemagne) : 1970 Mercedes-Benz C-111 (en exposition seulement, ne participe pas au concours)

 

CLASSE J-1, VOITURE EUROPÉENNES ANCIENNES
.Hans Huisbergen (Pays-Bas) : 1929 Hispano-Suiza H6B Hibbard & Darrin Cabriolet de Ville
.Andre Wallimann (Suisse) : 1935 SS Cars SS1 Saloon

 

CLASSE K-1, SPORTIVES ANGLAISE D’AVANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE
(jusqu’en 1933)
.Christian Philippsen (Monaco) : 1926 Bentley 3 Litre Speed Model Vanden Plas Tourer

 

CLASSE K-2, SPORTIVES ANGLAISE D’AVANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE
(à partir de 1934)
.Colin & Anne Stewart (Ecosse) : 1934 SS Cars SS1 Tourer

 

CLASSE L-1, VOITURES D’AVANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE DANS LEUR ÉTAT D’ORIGINE
.Dr Marco Gastaldi (Monaco) : 1927 Hispano-Suiza Type 49 H.J. Mulliner Sport Saloon
.Gregor Fisken (Angleterre) : 1930 Bentley 41⁄2 Litre Maythorn Saloon
.Corrado Lopresto (Italie) : 1935 Lancia Augusta Farina Coupé

 

CLASSE L-2, VOITURES D’APRÈS LA SECONDE GUERRE MONDIALE DANS LEUR ÉTAT D’ORIGINE
.Jack Braam Ruben (Pays-Bas) : 1955 Alfa Romeo 1900 CSS Boano Coupé

 

CLASSE M-1, FERRARI DE GRAND TOURISME
.Renaat Declerck (Belgique) : 1950 Ferrari 195 Inter Ghia Coupe

 

CLASSE M-2, FERRARI DE COMPÉTITION
.Tony Best (Angleterre) : 1952 Ferrari 212 Inter Vignale Berlinetta
.Damazein Auto d’Epoca (Angleterre) : 1964 Ferrari 250 LM Scaglietti Berlinetta
.Kurt A. Engelhorn (Suisse) : 1953 Ferrari 250 MM Vignale Spyder

 

CLASSE M-4, FERRARI DANS LEUR ÉTAT D’ORIGINE
.Frans van Haren (Pays-Bas) : 1953 Ferrari 212 Inter Pinin Farina Coupe

 

CLASSE N, VOITURES DESSINÉES PAR TOURING
.Pierre F. Mellinger (Suisse) : 1938 Alfa Romeo 6C 2300B MM Touring-style Spider Corsa (en exposition seulement, ne participe pas au concours)

 

CLASSE O-1, VOITURES D’APRÈS LA SECONDE GUERRE MONDIALE
(jusqu’en 1953)
.Andreas Pohl (Allemagne) : 1947 Alfa Romeo 6C 2500 Sport Pinin Farina Cabriolet
.Ton Blankvoort (Pays-Bas) : 1950 Aston Martin DB2 Tickford Drophead Coupé

 

CLASSE O-2, VOITURES D’APRÈS LA SECONDE GUERRE MONDIALE
(à partir de 1954)
.Marc Behaegel (Belgique) : 1954 Fiat 8V Supersonic Ghia Coupe
.Jan De Reu (Belgique) : 1957 Siata 208S Motto Spyder

 

CLASSE 0-3, VOITURE DE COURSE D’APRÈS LA SECONDE GUERRE MONDIALE
.Ugo Gussalli Beretta (Italie) : 1955 Porsche 550RS Spyder

 

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