Certaines enchères obtenues au mois d’août ont repoussé des limites que l’on croyait atteintes –et des prix que l’on aurait aimé voir se stabiliser pour que le marché reprenne son souffle avant de repartir, lentement mais sûrement, vers d’autres niveaux. Dans tous les cycles économiques, les hausses -comme les baisses- s’interrompent toujours avant d’éventuellement reprendre. Le maximum est-il atteint ? La phase de consolidation est-elle pour demain ? Faut-il prévoir une correction, un tassement, une chute ? (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Darin Schnabel courtesy RM Sotheby’s)

Certaines enchères obtenues au mois d’août ont repoussé des limites que l’on croyait atteintes –et des prix que l’on aurait aimé voir se stabiliser pour que le marché reprenne son souffle avant de repartir, lentement mais sûrement, vers d’autres niveaux. Dans tous les cycles économiques, les hausses -comme les baisses- s’interrompent toujours avant d’éventuellement reprendre. Le maximum est-il atteint ? La phase de consolidation est-elle pour demain ? Faut-il prévoir une correction, un tassement, une chute ?
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Darin Schnabel courtesy RM Sotheby’s)

VENTES AUX ENCHÈRES :
RENTRÉE SUR FOND DE RECORDS ET DE QUESTIONS

LES MARTEAUX DES COMMISSAIRES PRISEURS ONT À PEINE REFROIDI. DEUX PETITES SEMAINES D’INTERRUPTION DEPUIS LES VENTES AUX ENCHÈRES À RECORDS DU MOIS D’AOÛT, ET VOICI LES GRANDES VACATIONS DE LA RENTRÉE. LES NIVEAUX ATTEINTS À MONTEREY ET PEBBLE BEACH VONT-ILS ÊTRE CONFIRMÉS OU N’ÉTAIENT-ILS QU’UNE FLAMBÉE AMÉRICAINE ? LA FIN DE LA HAUSSE EST-ELLE POUR DEMAIN ? PREMIERS ÉLÉMENTS DE RÉPONSES.

La dynamique était tellement positive… Les commissaires priseurs des grandes maisons auraient voulu que la semaine des ventes de Monterey compte plus de sept jours ! En nombre de lots proposés au total par les sept maisons présentes en Californie, en nombre d’enchérisseurs, en valeurs d’adjudications, la Monterey Car Week a battu les records enregistrés en 2014. Repoussant une fois encore des limites qui paraissaient pourtant raisonnablement atteintes.

Émerveillé par ces chiffres, tout le monde s’est tapé dans le dos, a logiquement sablé le champagne. Mais, lumière éteinte et confettis balayés, vient le temps des questions et de l’analyse.

La hausse va-t-elle se poursuivre ? Est-ce l’intégralité du marché qui progresse ? Sommes-nous toujours dans une phase d’accroissement cohérente ou serions-nous entrés dans une zone artificielle –pour ne pas dire spéculative, par définition dangereuse ?

Dans un système économique sain, il est normal que les hausses –tout comme les baisses- aient une fin. Les unes comme les autres ne suivent jamais des progressions linéaires ininterrompues. Ce sont souvent des cycles –sectoriels en l’occurrence- plus ou moins longs, plus ou moins amples. Une fois un maximum atteint, survient une phase plateau, éventuellement un tassement puis, si les composantes du marché sont équilibrées (nombre d’acheteurs, nombre de vendeurs, qualité des produits), débute une nouvelle hausse.

 

POLITIQUE DE L’AUTRUCHE ?

 

Alors, personne n’en parle mais tout le monde y pense : quand la hausse des prix des voitures de collection que l’on constate depuis deux ans va-t-elle faire une pause ?

Vague de ventes aux enchères après vague de ventes aux enchères, saison après saison, certains, dont nous sommes, observent les résultats avec curiosité –et parfois inquiétude- guettant tout signe avant-coureur d’essoufflement. Les propriétaires pour savoir s’ils ont eu raison d’acheter -ou s’il est encore temps de vendre, les maisons de vente pour savoir si leurs prévisions de croissance sont justes, les amateurs en phase d’achat pour savoir s’il faut se précipiter ou attendre.

Les ventes du mois de septembre seront donc à nouveau riches d’enseignements. Quelles confirmations ou quelles corrections le marché (c’est à dire les acheteurs !) va-t-il décider d’apporter aux cotes actuelles ? Retournons-nous d’abord quelques instants sur les phénomènes les plus notables des mois écoulés :

Les Porsche 911 grimpent, surtout celles des premiers âges qui rattrapent leur longue et injuste sous-valorisation ;

Les marques « d’à-côté », longtemps délaissées, comme par exemple Siata, Cisitalia, Osca, ne sont plus si distancées ;

La cote des Mercedes 300 SL, coupés et cabriolets, s’est équilibrée ;

Maserati s’envole et réduit son écart sur Ferrari, sa rivale historique ;

Aston Martin vit en état stationnaire, malgré les tentatives de l’usine pour doper sa cote à coup de belles ventes ;

Les Américaines –un sujet à elles-seules- explosent toutes les prévisions, les collectionneurs du Nouveau Monde se disant (à raison) qu’il est temps d’honorer les modèles qui ont bâti l’histoire sportive de leur pays. Les sigles « SS » ou « Hemi » se paient désormais en centaines de milliers de dollars, franchissant régulièrement la barre du million.

 

FERRARI DONNE LE VERTIGE :
ATTENTION À LA PERTE D’ÉQUILIBRE…

 

Enfin, pour terminer ce rapide tour d’horizon, penchons-nous quelques instants sur la vedette de la cote : Ferrari. Le Cavallino poursuit ce que nous baptiserons un « apurement rétro-chronologique » ou une « verticale inversée » comme on le dirait pour la dégustation d’un grand cru : les modèles des années quarante, puis cinquante, ayant atteint des niveaux stratosphériques, ce sont maintenant les voitures des années soixante et soixante-dix qui montent au firmament. Les matricules qui ont la cote : 275, 330, 400, 500, 365, 512, de préférence en deux places, de compétitions ou cabriolet (nous y reviendront bientôt plus en détail, évolution des prix en ventes publiques sur les dix dernières années à l’appui).

Tout en haut de la cote, les 250 GT de compétition, à carrosseries spéciales ou cabriolet, vont de record en record. Avec une logique que l’on a parfois du mal à saisir pour certains modèles largement diffusées. N’oublions jamais que la rareté, même si elle ne suffit pas, même si elle est relative, reste une composante essentielle du prix d’un objet d’art et de collection -ce qu’est l’automobile.

Et maintenant ?

A partir de ce mois de septembre, trois scénarios possibles :

1 . Poursuite des hausses encore observées cet été ;

2 . Fin du phénomène d’inflation des prix et entrée dans une phase de consolidation, sans hausse ni baisse ;

3 . Début d’un recul des valeurs pour une durée non déterminée.

Cet affaissement –dont rien n’indique encore qu’il est pour demain- pourrait avoir deux origines principales : soit une soudaine inadéquation entre le nombre de voitures à vendre et le nombre d’acquéreurs (une offre supérieur à la demande, entraînant une chute des prix) ; soit des prix devenus trop élevés et des acheteurs décidant de resserrer leurs budgets d’achat.

Les seules solutions –artificielles- pour soutenir les cotes seraient alors pour les vendeurs, soit de refuser de vendre à la baisse et, en ventes publiques, de rester fermes sur les prix de réserves (prix en deçà duquel, lors d’une vente aux enchères, un vendeur ne laisse pas partir sa voiture), soit dans ces mêmes ventes de racheter eux-mêmes leurs voiture pour entretenir l’illusion de la stabilité –voire de la hausse (ce qui est encore plus artificiel…).

Tous les commissaires priseurs vous le diront cependant : il suffit de deux acquéreurs -et de deux seulement- pour que les enchères s’envolent, que les prix flambent. Or il y a chaque année plusieurs dizaines de grands collectionneurs qui, fortunes faites, arrivent sur le marché. Or il n’y a pas assez de voitures pour tout le monde. Et puis il reste quelques solides valeurs, nos préférées, dont nous vous dévoileront la liste la semaine prochaine…

 

POUR EN SAVOIR PLUS, LES GRANDES VENTES DE LA RENTRÉE :
(cliquez sur chaque vente pour accéder directement à son catalogue)

.AUCTIONS AMERICA AUBURN FALL (2 – 6 SEPTEMBRE)

.BONHAMS CHANTILLY (5 SEPTEMBRE)

.BONHAMS BEAULIEU (5 SEPTEMBRE)

.COYS SPECIAL PORSCHE (6 SEPTEMBRE)

.RM LONDON (7 SEPTEMBRE)

.BONHAMS GOODWOOD REVIVAL (12 SEPTEMBRE)

.MECUM DALLAS (16 – 19 SEPTEMBRE)

.BARRETT – JACKSON LAS VEGAS (24 – 26 SEPTEMBRE)

.BONHAMS COLLECTION FREDERIKSEN (26 SEPTEMBRE)

.COYS IAA FRANCFORT (26 SEPTEMBRE)

 

 

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