Emilio Materassi, l’un des plus célèbres pilotes italiens des années vingt. Grand rival de Nuvolari, victorieux sur tous les terrains, dans toutes les disciplines, de l’époque : circuits, rallyes, courses de côte. (copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén)

Emilio Materassi, l’un des plus célèbres pilotes italiens des années vingt. Grand rival de Nuvolari, victorieux sur tous les terrains, dans toutes les disciplines, de l’époque : circuits, rallyes, courses de côte.
(copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén)


Première page de l’histoire de Maserati : la fiche de montage très succincte de la première voiture de la marque, établie à la plume probablement de la main d’Alfieri Maserati. (copyright archives AgrippA mediA /// Archivio Maserati Classiche)

Première page de l’histoire de Maserati : la fiche de montage très succincte de la première voiture de la marque, établie à la plume probablement de la main d’Alfieri Maserati.
(copyright archives AgrippA mediA /// Archivio Maserati Classiche)


Les frères Maserati ont construit onze Tipo 26 sur la base des Diatto de Grand Prix (que leur avait offertes leur ami De Sterlich), et qu’ils commencèrent par piloter eux-mêmes avant de les céder aux champions italiens de l’époque. Il n'en subsiste aucune, pas même un châssis ou un moteur. (copyright archives AgrippA-mediA /// fonds Montén)

Les frères Maserati ont construit onze Tipo 26 sur la base des Diatto de Grand Prix (que leur avait offertes leur ami De Sterlich), et qu’ils commencèrent par piloter eux-mêmes avant de les céder aux champions italiens de l’époque. Il n'en subsiste aucune, pas même un châssis ou un moteur.
(copyright archives AgrippA-mediA /// fonds Montén)


Trésor d’Archives :
EMILIO MATERASSI, PREMIER CLIENT DE MASERATI

CHAQUE SEMAINE, SURGIE DE NOS ARCHIVES ET DES MEILLEURES PHOTOTHÈQUES, UNE IMAGE EXCEPTIONNELLE RACONTE LES GRANDES HEURES DE L’AUTOMOBILE. C'EST "TRÉSOR D'ARCHIVES".
AUJOURD’HUI, UN DOCUMENT TRÈS ÉMOUVANT CONSERVÉ DANS LES FANTASTIQUES ARCHIVES DE MASERATI CLASSICHE : LA FEUILLE DE MONTAGE DE LA PREMIÈRE VOITURE DE LA MARQUE, DESTINÉE À UN GRAND PILOTE DES ANNÉES VINGT, EMILIO MATERASSI.

Maserati est née en 1914, mais n’est devenue adulte qu’en 1926 en fabriquant sa première voiture. Et quand Alfieri Maserati accueille Emilio Materassi dans son atelier de Bologne en ce froid matin d’hiver 1926-1927, c’est bien plus que l’un des plus grands pilotes italiens qu’il reçoit, bien plus que l’un de ses meilleurs amis à qui il donne l’accolade : pour la première fois depuis qu’il a commencé avec ses frères à fabriquer des automobiles sous leur nom au printemps précédent, Alfieri Maserati va livrer une voiture à un client. Son premier client. Se donner ainsi à une autre est un acte d’amour essentiel dans la vie d’un constructeur…

Le jeune ingénieur est, des cinq frères Maserati, celui qui porte avec le plus d’acharnement les destinées de la marque automobile. Cette « Tipo 26 » (« type 26 », pour 1926), première voiture à porter leur nom, est en fait l’évolution de la dernière monoplace qu’ils avaient conçue pour Diatto avant que cette marque italienne n’arrête la compétition. Et la décision de s’en séparer est venue une fois leur objectif accompli : la Tipo 26 est performante, c’est une vraie voiture de course –une voiture qui gagne. Après un premier test sur l’autodromo de Monza aux premiers jour du printemps 1926, Alfieri a gagné à son volant sa catégorie à la Coppa Florio. Le 13 juin, son frère Ernesto a récidivé en remportant le « kilomètre lancé » de Bologne.

Pour en avoir le cœur net sur les performances de la Tipo 26, les Maserati ont proposé en septembre à Materassi de disputer à son volant le Grand Prix d’Italie. En raison d’une défaillance mécanique, l’aventure a tourné court, mais le pilote a immédiatement perçu le potentiel de cette auto. Légère, équipée d’un moteur 8 cylindres en ligne 1500 cm3, elle est agile et précise. Materassi, qui est courtisé par toutes les marques de l’époque, croit en l’avenir de la Tipo 26 et l’a fait savoir sans détour à ses amis. Travaillant à sa fiabilisation, ceux-ci l’ont invité à en prendre livraison en ces premiers jours de l’année 1927.

Un document très émouvant nous a été communiqué par Maserati : la fiche de montage de cette première auto de la marque. Avant de rentrer dans les détails techniques, une source d’étonnement : étrangement, le numéro de série de cette Tipo 26 n’est pas “1″, mais “11″. Pourquoi ?

Cette identification pourrait vouloir dire “1ère année de production, châssis n°1″. Mais notre ami l’Ingegnere Fabio Collina, conservateur du patrimoine Maserati, évoque une autre possibilité : “Cette voiture n’avait pas été inventée de toutes pièces par les frères Maserati : elle était, nous le savons, construite à partir d’une Diatto de Grand Prix. A la fermeture du département compétition de cette marque pour raisons financières fin 1925, un pilote, mécène et amis des frères Maserati, le marquis Diego de Sterlich, avait en effet acquis dix exemplaires de Diatto Tipo 30 Sport, sans carrosserie, qu’il avait offerts à ses amis afin qu’ils puissent lancer leur marque. N’ayant conçu que partiellement cette voiture, les Maserati n’ont peut-être pas voulu s’attribuer le plein mérite de sa naissance et frappé plus modestement d’un “11″ le premier exemplaire de leur premier modèle. Ces choses se faisaient parfois…“.

Au-delà, que nous apprend ce document joliment calligraphié, probablement de la main même d’Alfieri Maserati ? Rien sur le pauvre Materassi qui va disparaître le 9 septembre 1928 au volant d’une Talbot lors du Grand Prix de Monza. Seule trace de son acquisition : la mention de son nom qui a été ajouté en haut de la page. La belle écriture à la plume livre en revanche quelques informations importantes sur cette Tipo 26 n°11 qui a aujourd’hui disparu : les angles des cames de la distribution du 8 cylindres (118° et 124°), le fait que le moteur ait été avancé de 5 cm dans le châssis (pour une raison non précisée), la présence d’une boîte de vitesses à trois rapports, ou encore que la carrosserie est « en aluminium » et « à queue » (longue, donc !).

Materassi ne va pas beaucoup utiliser la n°11 qu’il va céder quelques mois plus tard, avec l’assentiment des frères Maserati, à un autre pilote italien. Ce n’était pas une infidélité, mais une preuve supplémentaire du succès de la marque : désormais non seulement l’on pouvait acheter des Maserati, mais il était possible de les revendre ! Ce qui était au moins aussi important !

 

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