Présentée au Salon de l’Automobile de Paris à l’automne 1963, la Ferrari 275 GTB va être le plus grand succès de la marque depuis les coupé Boano et Elena. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Bonhams)

Présentée au Salon de l’Automobile de Paris à l’automne 1963, la Ferrari 275 GTB va être le plus grand succès de la marque depuis les coupé Boano et Elena.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Bonhams)

FERRARI 275 GTB :
UNE TRÈS GRANDE FERRARI

LA FERRARI 275 GTB S’ENVOLE DANS LES VENTES AUX ENCHÈRES.  VOILÀ BIEN LONGTEMPS QUE DEUX MILLIONS D’EUROS NE SUFFISENT PLUS POUR EN ACQUÉRIR UN BEL EXEMPLAIRE. NI  MÊME TROIS. UNE VALEUR TECHNIQUEMENT JUSTIFIÉE…

Présentée au Salon de Paris à l’automne 1964, la berlinette Ferrari 275 GTB marque son époque d’une très forte empreinte. Pas seulement grâce à une ligne qui reprend quelques réminiscences de la somptueuse 250 GTO, mais aussi par ses caractéristiques techniques qui comprennent plusieurs innovations importantes. Comme en course sur les redoutables prototypes 275 P, la cylindrée du V12 Colombo alimenté par une batterie de carburateurs Weber est passée de 3 litres à 3,3 litres par augmentation de l’alésage de 4 mm. Un gain qui profite directement à la puissance, au couple, et donc de l’agrément de conduite. Avec un taux de compression de 9,2 à 1, la 275 GTB gagne ainsi une vingtaine de chevaux, approchant ainsi les 280 ch.

La 275 GTB inaugure surtout aussi une suspension arrière à roues indépendantes et une boîte de vitesses à 5 rapports. De plus, celle-ci a été déplacée à l’arrière, où elle est accolée au pont dans un carter commun (une boîte-pont, appelée aujourd’hui “transaxle“). Favorable à une meilleure distribution des masses dans le cas d’une voiture à moteur avant, cette solution qui fera faire école avait été adoptée par Ferrari sur ses monoplaces dès le début des années 50.

Deux ans après son apparition, la 275 GTB bénéficie d’une évolution moteur importante, historique même, puisque le V12 est coiffé de nouvelles culasses à double arbre à cames en tête, qui lui procurent une vingtaine de chevaux supplémentaires et lui permettent d’approcher les 300 ch à 8.000 tr/min. Désignée “275 GTB/4″, elle dispose aussi d’une lubrification par carter sec, avec radiateur d’huile.

Inutile de préciser que cette Ferrari, digne héritière de ses sœurs de compétition, conservait une nette suprématie sur toutes les Grand Tourisme de route de l’époque, avec une vitesse de pointe supérieure à 250 km/h et un comportement particulièrement sain. Elle n’avait pas besoin pour cela d’une carrosserie en aluminium : la majorité des 275 GTB produites portent des robes en acier, seuls les ouvrants étant en alliage.

Le meilleur témoignage sur les qualités de cette Ferrari très moderne pour l’époque n’est-il pas celui de Jean-Pierre Beltoise, qui écrivait dans l’Auto-Journal à propos d’un essai de la 275 GTB/4 réalisé en région parisienne en 1967: « J’ai couvert en toute sécurité et dans le plus grand confort – sans avoir à donner de coups de freins inopinés et en gardant toute conversation possible avec mon passager – les 75 kilomètres qui séparent la porte d’Orléans de Nemours en un peu moins de 23 minutes, c’est-à-dire à plus de 195 km/h de moyenne. Ce qui est assez remarquable, compte tenu de l’arrêt au péage… ». L’histoire ne dit pas si le passager, lui, avait pu parler -ou même respirer.

POUR EN SAVOIR PLUS :
.L’histoire d’une Ferrari 275 GTB très spéciale…

 

 

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