Pendant que Malcolm Campbell bat ses derniers records à Daytona, sa fille Jean (à g.) et son fils Donald (à d.) se préparent à prendre la relève ! (copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Beaufort)

Pendant que Malcolm Campbell bat ses derniers records à Daytona, sa fille Jean (à g.) et son fils Donald (à d.) se préparent à prendre la relève !
(copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Beaufort)


Dans les années trente, Campbell est une star mondiale. Chacune de ses apparition -surtout au volant de sa Bluebird- est un événement. (copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén)

Dans les années trente, Campbell est une star mondiale. Chacune de ses apparition -surtout au volant de sa Bluebird- est un événement.
(copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén)


La Blue Bird de 1935 à moteur Rolls Royce de Malcolm Campbell. Dernière voiture a avoir battu un record sur le sable. (copyright archives AgrippA mediA)

La Blue Bird de 1935 à moteur Rolls Royce de Malcolm Campbell. Dernière voiture a avoir battu un record sur le sable.
(copyright archives AgrippA mediA)


Le dernier run victorieux de Campbell le 7 mars 1935 au volant de la Blue Bird sur la plage de Daytona. Notez les doubles roues arrière. (copyright archives AgrippA mediA)

Le dernier run victorieux de Campbell le 7 mars 1935 au volant de la Blue Bird sur la plage de Daytona. Notez les doubles roues arrière.
(copyright archives AgrippA mediA)


RECORDS DE VITESSE :
LA BEAUTÉ DE L’INUTILE (3e partie)

DEPUIS QUE L’AUTOMOBILE EXISTE, LES HOMMES ONT DÉPLOYÉ DES TRÉSORS D’INGÉNIOSITÉ ET DE TÉMÉRITÉ POUR ROULER UN KM/H PLUS VITE QUE LEURS VOISINS. PARFOIS DÉCORÉS OU ANOBLIS, PLUS SOUVENT OUBLIÉS OU RUINÉS, CES CONQUÉRANTS ONT RAREMENT EXPIRÉ DANS LEUR LIT. PETITE HISTOIRE DE LA PLUS BELLE, LA PLUS ROMANTIQUE, LA PLUS FANTASTIQUE ET LA PLUS INUTILE QUÊTE MÉCANIQUE DE CES 125 DERNIÈRES ANNÉES : LA CHASSE AUX RECORDS DE VITESSE.

 

1ère PARTIE : À WATT ET À VAPEUR
2ème PARTIE : DE LA ROUTE À LA PLAGE
3ème PARTIE : DU SABLE AU SEL

Les circuits n’ont pas de lignes droites assez longues, les lignes droites des routes nationales ne sont pas assez larges, les chasseurs de records de vitesse vont donc allez chercher sur les plages, à marée basse, un nouveau terrain de jeux. En Grande Bretagne tout d’abord, aux Etats-Unis ensuite. Et leurs auteurs seront désormais, soit britanniques, soit américain.

Le 25 septembre 1924 un nouveau venu dans le cercle des hommes les plus rapides du monde inaugure cette nouvelle série de « records à la plage ». Il s’appelle Malcolm Campbell et son nom va faire la une des journaux jusqu’à l’aube de la seconde guerre mondiale.

Campbell a fait ses classes en moto avant de passer à la voiture. La chasse aux records est peu à peu devenue sa raison de vivre, Ce 25 septembre 1924, le monde entend pour la première fois parler de sa Blue Bird lorsqu’il devient l’homme le plus rapide du monde en atteignant 235,22 km/h sur la plage de Pendine Sands au Pays de Galles. L’été suivant, le 21 juillet 1925, au même endroit, il devient le premier homme à franchir au volant d’une voiture le mur des 150 miles à l’heure (150,87 mph). Sa Sunbeam « Blue Bird » est équipée d’un V12 aéronautique de 18,3 litres de cylindrée qui délivre 350 ch. Campbell écrit ainsi les premières lignes de sa légende.

Le record va tenir un an et demi avant d’être battu par un autre Britannique qui va devenir l’éternel rival de Campbell : Henry Segrave. Le 29 mars 1927, sur le sable de la plage de Daytona aux Etats-Unis, il entre dans l’histoire en pulvérisant deux barrières symboliques d’un seul coup. Lors de sa tentative contre le record du monde, il franchit le mur des 200 mph (203,79 mph) et donc des 300 km/h (327,97 km/h), que personne n’avait atteint avant lui. Son missile rouge vif est une Sunbeam de 1000 ch, baptisée « Mystery », équipée de deux V12 Sunbeam aviation de 22,4 litres de cylindrée chacun.

Le 11 mars 1929, Henry Segrave repousse à quelques encablures ses rivaux, son compatriote Malcolm Campbell et l’Américain Ray Keech, dans la conquête du record du monde de vitesse. Au volant d’un nouveau prototype, la Golden Arrow, équipée d’un W12 Napier Lion Aero de 23,9 litres qui développe 925 chevaux, il atteint à Daytona Beach devant 120 000 spectateurs les 231,56 mph (372,66 km/h). Ce record va tenir 23 mois avant que Campbell ne le batte à son tour !

Le 24 février 1932, il brise le mur des 250 mph / 400 km/h sur la plage de Daytona Beach. Au volant de sa nouvelle Blue Bird (ses voitures de records porteront toujours ce nom malgré leurs multiples changements de configurations), il est chronométré à 253,96 mph / 408,71 km/h. Dessinée l’année précédente par Reid Railton, cette voiture aux formes très aérodynamiques est équipée d’un moteur d’avion, un W12 Napier Lion de 23,9 litres de cylindrée suralimenté, qui développe 1350 ch.

Le 7 mars 1935, la plage de Daytona sert une dernière fois de cadre à l’établissement d’un record. Malcolm Campbell y signe un très beau 276,71 mph / 445,32 km/h. La nouvelle Blue Bird introduit de notables innovations techniques : pour améliorer la traction, elle a notamment été équipée de doubles roues à l’arrière. Côté moteur, son châssis renferme un Rolls Royce « R », un V12 aéronautique de 36,7 litres de cylindrée, qui développe 2300 chevaux !

Avec cette performance, Campbell devient, à jamais, l’homme le plus rapide du monde sur le sable. Car désormais, compte tenu des vitesses atteintes, ceux-ci se battront sur le lac salé de Bonneville, dans l’Utah, et dans le désert de Black Rock, dans le Nevada…

POUR EN SAVOIR PLUS :
1ère PARTIE : À WATT ET À VAPEUR
2ème PARTIE : DE LA ROUTE À LA PLAGE

 

 

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