Brian Ross, à gauche, en compagnie de son épouse Kimberly et de leur fils Brian jr qui travaille à la concession Ferrari de Vancouver. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)

Brian Ross, à gauche, en compagnie de son épouse Kimberly et de leur fils Brian jr qui travaille à la concession Ferrari de Vancouver.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)


La collection de Brian Ross. En plus des supercars Ferrari, sept modèles rares auxquels vient de se joindre la 335 S acquise vendredi soir. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)

La collection de Brian Ross. En plus des supercars Ferrari, sept modèles rares auxquels vient de se joindre la 335 S acquise vendredi soir.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)


La huitième et plus récente acquisition classique de Brian Ross : la Ferrari 335 S de la collection Bardinon, achetée à Paris vendredi lors de la vente Artcurial. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)

La huitième et plus récente acquisition classique de Brian Ross : la Ferrari 335 S de la collection Bardinon, achetée à Paris vendredi lors de la vente Artcurial.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)


Brian Ross n’est pas qu’un promoteur immobilier : il est devenu concessionnaire Ferrari-Maserati à Vancouver au Canada. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)

Brian Ross n’est pas qu’un promoteur immobilier : il est devenu concessionnaire Ferrari-Maserati à Vancouver au Canada.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)


La gigantesque maison de la famille Ross à Cortland (Ohio). 4500 m2  habitables et de très grands garages pour les Ferrari. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)

La gigantesque maison de la famille Ross à Cortland (Ohio). 4500 m2 habitables et de très grands garages pour les Ferrari.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Collection Brian Ross)


MAIS QUI EST BRIAN ROSS,
ACHETEUR DE LA FERRARI 335 S À 32 MILLIONS D’EUROS ?

BRIAN ROSS, QUI A ACQUIS VENDREDI DERNIER LA FERRARI 335 S DE LA COLLECTION BARDINON, EST PEU CONNU EN EUROPE. MAIS IL COMMENCE À IMPRIMER SA MARQUE AU ÉTATS-UNIS OÙ IL CONSTITUE DEPUIS DIX ANS UNE IMPORTANTE COLLECTION.

Il y a cinquante ans quand un industriel de la Creuse déboursait quelques milliers de francs pour acquérir une Ferrari 250 GTO, le monde entier ne se demandait pas qui était Pierre Bardinon. Ni, une paire d’années plus tard, alors que leurs cotes étaient proches du prix d’une 2CV (neuve, quand même), qui était ce Jess Pourret  qui s’en offrait une à son tour. D’ailleurs, en dehors d’un tout petit nombre de « fous » (étaient alors qualifiés de « collectionneurs » seulement ceux qui possédaient Hispano, Bugatti et autres beautés d’avant-guerre…) qui se comptaient sur les doigts des deux mains, tout le monde s’en fichait. Mais ça, c’était avant. Avant que les plus désirées des voitures devenues « de collection » ne vaillent le prix d’un Picasso.

Ainsi donc, vendredi dernier au soir, lorsque le marteau d’ivoire de Maître Poulain a frappé 28 millions d’euros pour la Ferrari 335 S (32 075 200 avec frais et taxes), la salle a applaudi et cherché qui allait faire un tel chèque.

La première piste menait à Ronald Stern qui, dit-on, avait vendu en décembre à New York chez RM sa Ferrari 290 MM (châssis n°0626, ex-collection Bardinon également) pour financer ce nouvel achat. Un coup de téléphone nous apprit que ce n’était pas lui Et c’est alors qu’un ami collectionneur qui avait eu quelques intentions concernant cette 335 S nous indiqua qu’elle allait partir pour les États-Unis dans la collection d’un certain Brian Ross. Un nom inconnu pour beaucoup d’amateurs européens.

 

UN NOUVEAU COLLECTIONNEUR TRÈS INSPIRÉ

 

Brian Ross n’est pas un précurseur, titre que méritent Bardinon, Violati, Pourret, Bajol, Bamford et quelques autres « originaux » qui, dès les années soixante, remplissaient leurs garages avec des Ferrari qu’ils allaient sauver de l’abandon et parfois de la destruction. Ross, au contraire, appartient à la catégorie des nouveaux collectionneurs. Son nom apparait sur les radars des Ferraristes avertis au milieu des années 2000. C’est alors que, fortune faite aux USA dans l’immobilier et les centres commerciaux, il fait l’acquisition de sa première Ferrari ancienne.

Nous sommes le 21 août 2005 sur les pelouses du concours d’élégance de Pebble Beach. Le collectionneur Lawrence Bowman remporte la catégorie « Ferrari de Compétition » avec sa Ferrari 410 Sport Spyder de 1956  (châssis n°0596CM). Dans la tribune VIP, Brian Ross admire la barquette en aluminium qui défile devant lui sous les applaudissements du public. Quelques semaines plus tard, elle rejoint dans le garage de son immense propriété de Cortland, dans l’Ohio, les supercars modernes de la marque qu’il possède déjà : 288 GTO, F40, F50 et Enzo.

 

DES FERRARI SOIGNEUSEMENT CHOISIES ET RESTAURÉES

 

Au mois de janvier suivant, il acquiert une Ferrari 275 GTB/4 de 1997 (châssis n°09903) puis, pendant l’été, l’une des premières voitures construites à Maranello (la 57e) : la Ferrari 166 MM Touring Barchetta de 1949 (châssis n°0006M). Fin 2007, Brian Ross obtient de Steve Tillack qu’il lui cède pour 800 000 dollars sa Ferrari 212 Export Coupé de 1951 (châssis n°0080E), alors totalement démontée en vue d’une restauration. Cette restauration, c’est Ross qui va la mener, investissant pendant deux ans plusieurs centaines de milliers de dollars pour redonner à la 212 sa configuration de sortie d’usine en février 1951 -notamment sa combinaison de couleurs, caisse noire et toit gris. Car s’il est un « nouveau » collectionneur, Ross a l’inspiration juste. Il attache en particulier un grand soin à la remise dans leur état d’origine de toutes ses autos, qu’il fait ensuite certifier par Ferrari Classiche, avant de les soumettre aux regards impitoyables des juges des grands concours d’élégance –dans lesquels son travail est souvent récompensé.

En avril 2011, c’est une Berlinette Ferrari 340 Mexico carrossée par Vignale en 1952 (châssis n°0224AT) qui vient rejoindre la collection. Ross l’a achetée à Leslie Wexner après l’avoir raté aux enchères (4,3 millions de dollars) face à ce dernier le 12 mars précédent lors de la vente organisée par RM Auctions à Amelia Island !

En 2013, la première 250 entre dans la collection : une berlinette 250 MM Pinin Farina de 1953 (châssis n°0258MM).  Vient quelques mois plus tard la deuxième 250, une berlinette à châssis court celle-là, modèle 1960. Une version competizione tout en aluminium (châssis n°2095GT). A ce stade –nous sommes fin 2015- Brian Ross possède déjà l’une des plus belles collections des Etats-Unis. Mais son œuvre n’est pas terminée. L’achat vendredi dernier de la 335 Sport Scaglietti de la collection Pierre Bardinon n’achève rien non plus. C’est une étape importante –la somme consacrée à l’acquisition le montre- mais il y en aura d’autres. Sa prochaine satisfaction passera sans doute par une berlinette 250 GT « Tour de France », une Testarossa, à moins qu’une 250 GTO ne se libère bientôt. Comment Brian Ross pourra-t-il alors y résister ?

 

 

Aon Classic Car votre partenaire
assurance voiture de collectionassurance voiture d’exception

assistance voiture de collectionassistance voitures d’exception
renseignements , tarifs , demandes de devis sur www.aonclassiccar.fr
Aon Classic Car, l’assurance est une relation de confiance

 

 

S'assurer avec
Aon Classic Car
Votre devis personnalisé
Assurance, Assistance :
contrats et tarifs sur mesure