Jim Clark va gagner quatre fois au volant de la Lotus 49 en 1967 (ici à Brands Hatch le 15 juillet), puis une fois en 1968 avant de disparaître victime d’un accident lors d’une épreuve de Formule 2 à Hockenheim le 7 avril 1968. (copyright archives AgrippA mediA / archives Ford Motor Corp.)

Jim Clark va gagner quatre fois au volant de la Lotus 49 en 1967 (ici à Brands Hatch le 15 juillet), puis une fois en 1968 avant de disparaître victime d’un accident lors d’une épreuve de Formule 2 à Hockenheim le 7 avril 1968.
(copyright archives AgrippA mediA / archives Ford Motor Corp.)


Jim Clark se sentait dans la Lotus 49 comme dans une seconde peau. Ici à Zandvoort, alors qu’il conduisait la voiture pour la première fois, il s’impose avec une facilité déconcertante, roulant de plus en plus vite au fil des tours. (copyright archives AgrippA mediA / archives Ford Motor Corp.)

Jim Clark se sentait dans la Lotus 49 comme dans une seconde peau. Ici à Zandvoort, alors qu’il conduisait la voiture pour la première fois, il s’impose avec une facilité déconcertante, roulant de plus en plus vite au fil des tours.
(copyright archives AgrippA mediA / archives Ford Motor Corp.)


Entourant Graham Hill dans la Lotus 49 Cosworth, ceux par qui la révolution est arrivée (de g. à d.) : Maurice Philippe, Keith Duckworth, Mike Costin et Colin Chapman. Ne manquent que Bill Brown et Ben Rood qui complétaient l’équipe de conception et développement du DFV. (copyright archives AgrippA mediA / archives Ford Motor Corp.)

Entourant Graham Hill dans la Lotus 49 Cosworth, ceux par qui la révolution est arrivée (de g. à d.) : Maurice Philippe, Keith Duckworth, Mike Costin et Colin Chapman. Ne manquent que Bill Brown et Ben Rood qui complétaient l’équipe de conception et développement du DFV.
(copyright archives AgrippA mediA / archives Ford Motor Corp.)


ZANDVOORT, 4 JUIN 1967
CLARK ET LA LOTUS 49 PORTENT L’HISTOIRE

CHAQUE SEMAINE, EXTRAITE DE NOS ARCHIVES OU DES MEILLEURES PHOTOTHÈQUES, UNE IMAGE EXCEPTIONNELLE RACONTE LES GRANDES HEURES DE L’AUTOMOBILE.
C'EST "TRÉSOR D'ARCHIVES".
AUJOURD’HUI, TIRÉ DE L’UNE DES PLUS ANCIENNES ET DES PLUS RICHES PHOTOTHÈQUES AUTOMOBILES DU MONDE, CELLE DE FORD AUX ÉTATS-UNIS, UN CLICHÉ DOUBLEMENT HISTORIQUE QUI RÉUNIT TROIS NOMS MAGIQUES : LOTUS 49, COSWORTH ET JIM CLARK…

4 juin 1967, circuit de Zandvoort aux Pays-Bas. Après pratiquement deux heures quinze minutes de course, un pilote remporte l’une des plus importantes victoires de l’histoire de la Formule 1 : Jim Clark -c’est de lui qu’il s’agit- décroche sa 21e victoire en Grand Prix, la première de la saison mais, surtout, il gagne au volant d’une voiture qui va devenir un mythe : la Lotus 49 Cosworth. Une voiture qui fait changer la F1 d’époque.

Cette monoplace introduit une révolution aussi importante que celle qui a vu le moteur passer de l’avant à l’arrière des F1 : dessinée par Colin Chapman, le créateur de la marque, et son ingénieur vedette l’aérodynamicien Maurice Philippe, la Lotus 49 est la première monoplace de l’histoire à moteur porteur.

Avant elle, le châssis d’une monoplace était une longue structure, un châssis poutre ou tubulaire, en un ou plusieurs morceaux, dans lequel, à l’avant ou à l’arrière on glissait un moteur. Chapman et Philippe, obsédés par l’idée que « le poids est l’ennemi de la performance », vont arriver à un constat simple : si on ne peut pas se passer du moteur, on va se passer du châssis !

Pour cela, ils vont faire du moteur un élément structurel et non plus un simple organe. Examinée avec des yeux « anciens », la Lotus 49 ressemble donc à une demie-voiture : à l’avant un châssis, mais à l’arrière rien ! Le moteur est directement boulonné sur une cloison verticale contre laquelle, sur l’autre face, est fixé le baquet du pilote. La boîte de vitesses, le pont et sa transmission, les suspensions (et plus tard les ailerons), sont boulonnés directement sur le bloc moteur. L’avantage est triple : gain de poids, rigidité, recentrage des masses. Voilà des semaines que Graham Hill lime le bitume pour la mettre au point. Hier samedi, veille du Grand Prix, il a facilement décroché la pole position. Son équipier chez Lotus, Jimmy Clark, qui découvrait la voiture, a réalisé lui le 8e temps des essais.

En course, Hill a roulé dix tours en tête, puis il a dû abandonner sur un problème moteur. Jack Brabham qui le talonnait est resté en tête jusqu’au 15e tour, mais il n’a pu résister à la remontée de Clark qui, de plus en plus à l’aise au volant de sa Lotus 49, s’est installé en tête au 16e tour et ne l’a plus quittée. Tour après tour, il a accru son avance, dixième après dixième. « La voiture était parfaite. Plus je roulais, plus elle s’améliorait ! » dira-t-il à l’arrivée. Et de fait, il va réaliser le meilleur tour en course au 67e des 90 tours du Grand Prix ! Comme sur un nuage !

Mais l’autre rendez-vous avec l’histoire, c’est derrière le pilote qu’on le trouve : car cette Lotus 49 est équipée d’un moteur extraordinaire, un V8 à 90° de 2993 cm3, le Cosworth DFV. Le D de DFV signifiant « Double » (en anglais comme en français) pour « doubles arbres à cames en tête », et le FV  étant les initiales de « Four Valves », c’est à dire « quatre soupapes » -par cylindre.

Le DFV, a été créé par la jeune société anglaise Cosworth des ingénieurs Mike Costin et Keith Duckworth (COStin et duckWORTH), grâce au soutien financier de Ford. Le projet a été lancé à l’initiative de Colin Chapman qui a fait le siège du constructeur américain, dont il a la confiance, pour que celui-ci lui fournisse un nouveau bloc capable d’équiper la 49. Chapman était persuadé que Costin et Duckworth étaient capable d’accoucher d’un bloc exceptionnel, capable d’accompagner son concept de monoplace à moteur porteur. Bingo ! Première course, première victoire. Le début d’une longue série. Car si la géniale Lotus 49 va, sous différentes versions, rouler en tête des Grand Prix quatre saisons durant (jusqu’en 1970), le Cosworth DFV, lui, fera encore mieux : il va gagner en F1 jusqu’en 1983, raflant au total 155 victoires en Grand Prix !

 

 

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