La Jaguar Type E est la voiture des playboys, des sportifs, des élégantes, des fils de bonnes familles (et des autres !), et pour tous ceux qui aiment le cinéma à la sauce Mike Myers, la monture fétiche du célèbre Austin Powers, à qui cette séance de photos en studio datant de 1961 semble prédestinée !  (copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar Heritage)

La Jaguar Type E est la voiture des playboys, des sportifs, des élégantes, des fils de bonnes familles (et des autres !), et pour tous ceux qui aiment le cinéma à la sauce Mike Myers, la monture fétiche du célèbre Austin Powers, à qui cette séance de photos en studio datant de 1961 semble prédestinée !
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Une si longue attente ! La Jaguar Type E prend aujourd'hui sa revanche sur une jeunesse sans grands succès. Ici la Type E 3,8 litres victorieuse du Tour Auto 2015 devant les Cobra et les GT40. Une voiture parfaitement préparée et magnifiquement menée par Jean-Pierre Lajournade et Christophe Bouchet. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Peter Auto)

Une si longue attente ! La Jaguar Type E prend aujourd'hui sa revanche sur une jeunesse sans grands succès. Ici la Type E 3,8 litres victorieuse du Tour Auto 2015 devant les Cobra et les GT40. Une voiture parfaitement préparée et magnifiquement menée par Jean-Pierre Lajournade et Christophe Bouchet.
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Une Jaguar Type E coupé dans sa première version, la plus pure, équipée du moteur 3.8 litres. Pas de fioriture, une beauté sportive, sensuelle, des performances de voiture de course et un prix imbattable. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar Heritage - D.R.)

Une Jaguar Type E coupé dans sa première version, la plus pure, équipée du moteur 3.8 litres. Pas de fioriture, une beauté sportive, sensuelle, des performances de voiture de course et un prix imbattable.
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Williams Lyons, l’emblématique patron de Jaguar, ne devinait pas l’exceptionnel succès qu’allait rencontrer la Type E. Il pensait vendre 1000 exemplaires de sa voiture. Jaguar en fabriquera 70 fois plus en quinze ans   COPYRIGHT ARCHIVES AGRIPPA-MEDIA /// ARCHIVES JAGUAR HERITAGE

Williams Lyons, l’emblématique patron de Jaguar, ne devinait pas l’exceptionnel succès qu’allait rencontrer la Type E. Il pensait vendre 1000 exemplaires de sa voiture. Jaguar en fabriquera 70 fois plus en quinze ans
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Le dessin de la Jaguar Type E est fluide, équilibré, et son immense capot d’une seule pièce va exercer immédiatement une fascination sur ses conducteurs autant que sur ceux qui la voient circuler   COPYRIGHT ARCHIVES AGRIPPA-MEDIA /// ARCHIVES JAGUAR HERITAGE

Le dessin de la Jaguar Type E est fluide, équilibré, et son immense capot d’une seule pièce va exercer immédiatement une fascination sur ses conducteurs autant que sur ceux qui la voient circuler
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La Jaguar Type E est présentée à la presse le 15 mars 1961 à la veille de l’ouverture au public du Salon de l’Auto de Genève en deux versions : un coupé deux places et un cabriolet   COPYRIGHT ARCHIVES AGRIPPA-MEDIA /// ARCHIVES JAGUAR HERITAGE

La Jaguar Type E est présentée à la presse le 15 mars 1961 à la veille de l’ouverture au public du Salon de l’Auto de Genève en deux versions : un coupé deux places et un cabriolet
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Un détail de la planche de bord recouverte d’aluminium des premiers exemplaires de la Jaguar Type E Série 1 sortis entre 1961 et mi-1962   COPYRIGHT ARCHIVES AGRIPPA-MEDIA /// ARCHIVES JAGUAR HERITAGE

Un détail de la planche de bord recouverte d’aluminium des premiers exemplaires de la Jaguar Type E Série 1 sortis entre 1961 et mi-1962
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La ligne d’assemblage des Jaguar Type E dans l’usine de Coventry en 1962   COPYRIGHT ARCHIVES AGRIPPA-MEDIA /// ARCHIVES JAGUAR HERITAGE

La ligne d’assemblage des Jaguar Type E dans l’usine de Coventry en 1962
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La version V12 de la Jaguar Type E est aujourd’hui la version la plus abordable en collection. Mais, acheté parfois moins de 10.000 euros, un exemplaire en mauvais état peut s’avérer d’un entretien « compliqué »…   COPYRIGHT ARCHIVES AGRIPPA-MEDIA /// ARCHIVES JAGUAR HERITAGE

La version V12 de la Jaguar Type E est aujourd’hui la version la plus abordable en collection. Mais, acheté parfois moins de 10.000 euros, un exemplaire en mauvais état peut s’avérer d’un entretien « compliqué »…
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Les exemplaire de Jaguar Type E de Série 3 sont immédiatement reconnaissables à leur calandre équipée d’une grille et à leurs jantes qui rappellent celles des berlines   COPYRIGHT ARCHIVES AGRIPPA-MEDIA /// ARCHIVES JAGUAR HERITAGE

Les exemplaire de Jaguar Type E de Série 3 sont immédiatement reconnaissables à leur calandre équipée d’une grille et à leurs jantes qui rappellent celles des berlines
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Dès mi-1962, l’intérieur de la Jaguar Type E devient plus cossu. L’aluminium disparaît, les sièges deviennent plus profonds   COPYRIGHT ARCHIVES AGRIPPA-MEDIA /// ARCHIVES JAGUAR HERITAGE

Dès mi-1962, l’intérieur de la Jaguar Type E devient plus cossu. L’aluminium disparaît, les sièges deviennent plus profonds
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L’intérieur des tous premiers modèles de la Jaguar Type E Série 1 se caractérise par un revêtement en aluminium du tableau de bord et du tunnel de boîte de vitesses, d’interrupteurs « aviation » ainsi que par la présence de sièges-baquets   COPYRIGHT ARCHIVES AGRIPPA-MEDIA /// ARCHIVES JAGUAR HERITAGE

L’intérieur des tous premiers modèles de la Jaguar Type E Série 1 se caractérise par un revêtement en aluminium du tableau de bord et du tunnel de boîte de vitesses, d’interrupteurs « aviation » ainsi que par la présence de sièges-baquets
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JAGUAR TYPE E
SPORT ET VOLUPTÉ !

PEUT-ON ÊTRE UN COLLECTIONNEUR HEUREUX SANS AVOIR EU UN JOUR DANS SON GARAGE UNE JAGUAR TYPE E ? MÊME SI SON CARACTÈRE S’EST ASSAGI AU FIL DE SA CARRIÈRE ET ALORS QUE SON PALMARÈS EN COMPÉTITIONS FUT FORT DISCRET, ELLE A ÉTÉ CONÇUE COMME UNE VOITURE DE COURSE DONT ELLE A TOUTES LES QUALITÉS, ET SA LIGNE EST AUSSI SENSUELLE QU’INTEMPORELLE. ELLE RETROUVE AUJOURD'HUI DANS LES ÉPREUVES HISTORIQUES UN SUCCÈS QU'ELLE N'A PAS EU HIER ET SA COTE, SI ELLE NE S'EST JAMAIS ENFLAMMÉE, CONTINUE DE GRIMPER. UNE VALEUR SÛRE, À LA MESURE DU PLAISIR QU'ELLE PROCURE SUR TOUS LES TERRAINS.

De la même manière qu’à son lancement elle était à la portée de beaucoup de bourses, la Jaguar Type E est aujourd’hui un objet de collection très accessible –même si certains exemplaires de compétition naviguent au firmament des transactions privées ou des ventes aux enchères.

Du bas en haut de sa gamme, des modèles les plus courants aux pièces les plus rares, elle offre tout ce que l’on attend d’une automobile idéale. Et bien plus ! Car, comme se plaisait à le dire en riant notre grand ami José Rosinski « cette voiture fut -et demeure- le plus irrésistible piège à filles de toute l’histoire de l’automobile ! ».

Quand on voit avec quelle efficacité elle a dominé les AC Cobra pour remporter le Tour Auto historique 2015, ou se dit que ce n’est pas sa seule qualité !

 

NÉE PAR LA COURSE

 

Puisque nous sommes en présence d’une voiture de rêve (y a-t-il un collectionneur, quel que soit sa marque de prédilection, qui ne ferait pas une entorse à sa monomanie pour en posséder une ?!), continuons dans le registre du merveilleux pour affirmer que les fées se sont véritablement penchées sur le berceau de cette auto. Sur son berceau et même avant !

Dans ses gênes, la Type E est l’héritière directe de la Jaguar Type D, trois fois victorieuse aux 24 Heures du Mans, en 1955, 1956 et 1957. Leurs carrosseries ont d’ailleurs un air de famille. C’est normal puisqu’elles sont l’œuvre du même tandem : le génial aérodynamicien Malcolm Sayer, déjà auteur de la Type C, supervisé par le patron de la marque, Williams Lyons, styliste émérite à ses heures.

Les architectures de la Type D et de la Type E, conçues par l’ingénieur en chef de Jaguar Bill Heynes et son équipe, ne sont pas moins ressemblantes : une structure monocoque centrale, à l’avant de laquelle est monté un treillis tubulaire supportant la suspension et le même moteur six cylindres XK.

En fin de compte, la seule différence entre les deux modèles se situe au niveau du train arrière : un essieu rigide dans le cas de la Type D, mais des roues indépendantes sur la Type E -un choix technique logique pour une voiture conçue sept ans plus tard. Il s’agit d’un dispositif original, peut-être inspiré par Colin Chapman (le créateur de Lotus), où ce sont les demi-arbres de transmission à cardans qui font office de bras supérieurs. Chaque demi-train dispose de deux combinés ressorts-amortisseurs, tandis qu’à l’avant, plus classique, on trouve une double triangulation et des barres de torsion.

Comme pour la XK 120, l’apparition de la Type E fit à l’époque l’effet d’une bombe, car en matière d’esthétique comme de technique, elle innovait considérablement. Et en termes de rapport prix/performances/prestations, elle surclassait littéralement la concurrence, puisqu’elle était vendue environ deux fois moins cher que les Ferrari, Maserati et autres Aston Martin de l’époque ! Conséquence : Bill Lyons livra un peu plus de 67.600 Type E, alors qu’il avait prévu initialement d’en vendre moins d’un millier…

 

UNE GAMME TRÈS LARGE

 

La dynastie Type E se décline en trois types de carrosseries : « OTS » pour « Open Two Seater » (cabriolet à deux places), « Coupé », et « 2 + 2 ». Sous le capot, deux types de moteurs : un six cylindres en ligne (décliné en plusieurs cylindrées) ou un V12. Attention, toutes les combinaisons carrosserie-moteur ne sont pas possibles puisque les évolutions moteurs correspondent à des millésimes.

La S1 (pour « Série 1 ») produite entre 1961 et 1967, se reconnaît facilement à ses projecteurs carénés. Le modèle se subdivise en deux versions mécaniques successives. La première est dotée du moteur XK 3,8 litres et de la boîte 4 vitesses Moss, à première non synchronisée. Elle se caractérise aussi par la partie centrale de son tableau de bord et le dessus de son tunnel de transmission recouverts d’aluminium et couverts d’interrupteurs de type « aviation », ainsi que par ses sièges baquets stylisés.

Du lancement et jusqu’en janvier 1962, les Type E sont des « flat floor » (« plancher plat »), en référence à l’absence de décrochement du châssis sous les jambes du conducteurs. La S1, avec ou sans « flat floor », est la version préférée des puristes, qui la considèrent comme la plus élégante et la plus vivante (la « flat floor », la plus rare, n’est pas forcément la plus confortable –en particulier pour les grands gabarits).

A partir de 1965, la S1 reçoit le moteur 4,2 litre d’une puissance inchangée, mais plus « coupleux », spécifiquement développé pour les berlines de la marque et installé dans les Type E par souci de standardisation.

Autres modifications plus opportunes : le montage d’une boîte à quatre rapports synchronisés, plus maniable et plus fiable, et de freins renforcés.

A bord, les baquets cèdent la place à des sièges plus classiques, le tableau de bord devient uniformément noir, tandis qu’une boîte à gants-appuie-coudes apparaît sur le tunnel de transmission. Produite jusqu’en 1967, la S1 4.2 est considérée par beaucoup comme la plus aboutie des Type E.

 

ET L’ADN SE DÉGRADA…

 

La Série 1 est suivie en 1967 par la « Série 1 1/2 » qui amorce une américanisation (pas forcément du goût de tout le monde). Elle se signale par la surélévation des projecteurs et la suppression de leur carénage, ainsi que par le remplacement des leviers de commande sur le tableau de bord par des basculeurs moins « agressifs », mais bien plus banals. En outre, apparaît sur un châssis allongé un coupé en version 2+2.

La Type E s’éloigne de plus en plus de la Série 1 avec la Série 2 produite entre 1968 et 1970, reconnaissable à la surélévation des pare-chocs, à l’agrandissement des feux de position et des clignotants, ainsi que de la bouche d’aération du radiateur.

A partir de 1971, enfin, le six cylindres XK est abandonné au profit du V12 de 5,3 litres dans la Série 3, caractérisée aussi par l’allongement de 21,6 cm de son empattement (elle reprend le châssis du vilain modèle 2+2 mais -fort heureusement- pas son pare-brise plus haut !). C’est la version « embourgeoisée » de la Type E, à la puissance tranquille, aussi onctueuse que généreuse, et au confort accru en termes d’accès à bord (portes plus longues), de position de conduite et de capacité de chargement des bagages. Mais une Type E moins « brut de sport » aussi…

Fin 1975, les derniers exemplaires sortent de chaîne à Coventry. Après quinze années d’une carrière de légende, la Type E tire sa révérence.

POUR EN SAVOIR PLUS :

.Le Tour Auto 2015 pour Jaguar et Lajournade-Bouchet

.L’histoire de la Jaguar Type D

.L’essai de la Jaguar Type D

.La fiche technique de la Jaguar Type D

 

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