La Bugatti 57 Atlantic/Aero construite sur le châssis n°57453 est sans doute l’une des voitures disparues les plus mythiques. Elle s’est volatilisée après avoir été aperçue pour la dernière fois dans le sud de la France peu avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale. (copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)

La Bugatti 57 Atlantic/Aero construite sur le châssis n°57453 est sans doute l’une des voitures disparues les plus mythiques. Elle s’est volatilisée après avoir été aperçue pour la dernière fois dans le sud de la France peu avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale.
(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)

BUGATTI ATLANTIC 57453 :
FAUSSE NOUVELLE, BONNE NOUVELLE…

LA RUMEUR A ROULÉ ET ENFLÉ PENDANT QUELQUES JOURS : "ON" AURAIT RETROUVÉ DES ÉLÉMENTS DE L'UNE DES PLUS MYTHIQUES GRANDES DISPARUES DE L'HISTOIRE DE L'AUTOMOBILE, LA BUGATTI ATLANTIC, CHÂSSIS N°57453.

ET PUIS FINALEMENT NON. TOUJOURS PAS...

C’est l’objet de tous les fantasmes automobiles, le graal de tout collectionneur, le veau d’or de n’importe quel marchand : la Bugatti Atlantic châssis n°57453. La voiture la plus précieuse, la plus rare, la plus convoitée du monde. Sur les quatre Bugatti 57 S et SC « Atlantic » produites, trois seulement subsistent (numéros de série 57374, 57473 et 57591). La 57453 que nous vous montrons sur l’image en haut de cet article, a disparu. Elle n’a jamais été revue depuis les « années terribles », aurait dit Audiard en parlant de la seconde guerre mondiale.

Voici quelques jours, le petit monde de ceux qui recherchent cette voiture mythique s’est soudain affolé : “on” avait retrouvé des éléments du châssis et le moteur. Sans doute une blague de 1er avril. Le soufflé est retombé. La belle est toujours portée manquante. C’est dans le fond une excellente nouvelle pour tous ceux qui espèrent la retrouver un jour !

 

VOLATILISÉE DU JOUR AU LENDEMAIN…

 

Exposée par Bugatti au Salon de l’Automobile de Nice en 1937, présente sur les registres d’immatriculation encore en 1938, elle aurait été vue sur la côte d’Azur en 1939. Puis plus rien. Pourtant, conviction partagée par beaucoup d’historiens de l’automobile (et par de nombreux chasseurs de trésors…), elle existerait toujours. Ni transformée par Bugatti, ni détruite par un casseur pour faire de la place, ni récupérée par l’armée allemande pour son aluminium pendant l’occupation, elle serait toujours là, tapie quelque part. Plusieurs éléments soutiennent cette théorie.

En premier lieu, il n’existe aucun témoignage interne à Bugatti mentionnant une destruction ou un démontage de cette voiture. Pourtant, les anciens de l’usine, encore nombreux dans les années soixante et soixante-dix, racontaient à quel point tous les collaborateurs étaient autrefois attentifs au destin des modèles iconiques comme les Royale et les Atlantic qui passaient entre leurs mains.

Deuxième facteur qui plaide pour une survivance de la voiture, aucun élément de celle-ci n’a été retrouvé. C’est pourtant très souvent le cas lorsqu’une auto est démantelée. Certaines pièces, ni recyclables, ni récupérables pour assembler un autre modèle (sièges, boiseries, accastillage, équipements spéciaux,…), deviennent des reliques qui se transmettent avec l’histoire de leur origine. Dans le cas de cette Atlantic, pas le plus petit morceau chez les collectionneurs.

Dernier argument : les pistes brouillées. En fait, personne ne sait où chercher la 57453. On la « sait » sur la Côte d’Azur, on la « sait » chargée sur un train vers Bordeaux au début de l’occupation. On sait surtout que l’on ne sait pas.

 

DEUX PLAQUES DE CHÂSSIS AVEC LE MÊME NUMÉRO…

 

Alors où est-elle cachée ? Est-elle partie par bateau de Bordeaux vers l’Amérique du Nord avant l’entrée en guerre des États-Unis ? Est-elle partie vers l’Amérique du Sud où demeuraient de grands amateurs de la marque ? Est-elle dans un garage au bord de la Méditerranée ? Aurait-elle déjà été retrouvée et conservée jalousement, égoïstement, au secret, pas un collectionneur fétichiste solitaire ? Il existe bien une plaque de châssis portant ce numéro 57453, mais elle n’est pas posée sur un Type 57. De plus, notre Atlantic 57453 avait semble-t-il été numérotée 57453/57454, et elle a probablement aussi été frappée d’un troisième numéro, antérieurement, le 57222. Embrouillamini absolu et pas d’archive sur le sujet chez Bugatti. Tous les espoirs sont donc permis !

À celui qui possède sans le savoir cette Bugatti Atlantic n°57453, ou à celui qui la retrouvera, la fortune est promise : au minimum 50 millions d’euros. Peut-être beaucoup plus –imaginez que Picasso n’ait peint que quatre tableaux majeurs, quel serait leur prix ?

Et si vous alliez jeter un coup d’œil dans la vieille grange au fond du jardin ?

 

POUR EN SAVOIR PLUS :
Le mystère des voitures disparues

 

 

 

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