Sur cette Carrera Panamericana 1952, Mercedes a engagé trois voitures. De gauche à droite : deux coupés, pour les équipages Hermann Lang-Erwin Grupp (n°3) et Karl Kling-Hans Klenk (n°4), et un cabriolet pour la paire John Fitch-Eugen Geiger (n°6). (photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)

Sur cette Carrera Panamericana 1952, Mercedes a engagé trois voitures. De gauche à droite : deux coupés, pour les équipages Hermann Lang-Erwin Grupp (n°3) et Karl Kling-Hans Klenk (n°4), et un cabriolet pour la paire John Fitch-Eugen Geiger (n°6).
(photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)


Les trois images du film prises par le photographe de Mercedes : temps 1,  la Mercedes 300 SL de Kling et Klenk arrive à l’horizon. Le point stop organisé par l’équipe est prêt à les accueillir pour qu’ils changent leurs pneus et ravitaillent. (photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)

Les trois images du film prises par le photographe de Mercedes : temps 1, la Mercedes 300 SL de Kling et Klenk arrive à l’horizon. Le point stop organisé par l’équipe est prêt à les accueillir pour qu’ils changent leurs pneus et ravitaillent.
(photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)


Temps 2 : la voitures au pare-brise éclaté s’est garée, les deux hommes en jaillissent pour changer de pneus. Le trou dans le pare-brise est énorme, mais les montants du pavillon n’ont pas été abîmés et il tient encore en place. (photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)

Temps 2 : la voitures au pare-brise éclaté s’est garée, les deux hommes en jaillissent pour changer de pneus. Le trou dans le pare-brise est énorme, mais les montants du pavillon n’ont pas été abîmés et il tient encore en place.
(photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)


Temps 3 : avant de repartir, tandis que Kling s’apprête à coiffer son casque, Klenk, le visage marqué par les plaies, a mis des lunettes de moto pour se protéger du vent et des éclats de verre qui, avec la vitesse, vont voler dans l’habitacle. (photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)

Temps 3 : avant de repartir, tandis que Kling s’apprête à coiffer son casque, Klenk, le visage marqué par les plaies, a mis des lunettes de moto pour se protéger du vent et des éclats de verre qui, avec la vitesse, vont voler dans l’habitacle.
(photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)


Le soir à l’arrivée de l’étape, la foule se presse incrédule autour de l’équipage qui pointe en 4e position. A droite de l’image, penché vers Kling, le directeur de l’équipe Mercedes, Alfred Neubauer, interroge ses hommes pour comprendre. (photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)

Le soir à l’arrivée de l’étape, la foule se presse incrédule autour de l’équipage qui pointe en 4e position. A droite de l’image, penché vers Kling, le directeur de l’équipe Mercedes, Alfred Neubauer, interroge ses hommes pour comprendre.
(photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)


Le lendemain matin, la voiture a un nouveau pare-brise et huit barre verticales pour le protéger d’une nouvelle collision avec un volatile. Une demande express de Kling et Klenk. Curieusement, l’autre coupé de l’équipe n’en sera pas équipé ! (photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)

Le lendemain matin, la voiture a un nouveau pare-brise et huit barre verticales pour le protéger d’une nouvelle collision avec un volatile. Une demande express de Kling et Klenk. Curieusement, l’autre coupé de l’équipe n’en sera pas équipé !
(photo copyright archives AgrippA mediA /// Mercedes-Benz archive)


CARRERA PANAMERICANA 52 :
MERCEDES ET LE VAUTOUR

CHAQUE SEMAINE, SURGIE DE NOS ARCHIVES ET DES MEILLEURES PHOTOTHÈQUES, UNE IMAGE EXCEPTIONNELLE RACONTE LES GRANDES HEURES DE L’AUTOMOBILE. C'EST "TRÉSORS D'ARCHIVES".
AUJOURD’HUI, LE CÉLÈBRE ACCIDENT DIT "DE LA MERCEDES ET DU VAUTOUR" LORS DE LA CARRERRA PANAMERICANA 1952. DE CET ÉVÉNEMENT, ON MONTRE SOUVENT LA MÊME IMAGE. IL EN EXISTE D’AUTRES DANS LES ARCHIVES DE MERCEDES-BENZ. LES VOICI !

Un volatile dont on ne connaîtra jamais l’espèce mais qui est passé à la postérité, une invention qui va bouleverser la manière de piloter en rallyes et une héroïque victoire. Voilà résumée en trois bouts de phrase la Carrera Panamericana qui s’achève ce 23 novembre 1952.
Mais revenons quatre jours plus tôt et 3000 km plus au sud…

19 novembre 1952, première étape de la Carrera Panamericana. L’équipe Mercedes est alignée en force au départ avec trois exemplaires de sa nouvelle voitures, la 300 SL. Deux coupés, pour les équipages Hermann Lang-Erwin Grupp (n°3) et Karl Kling-Hans Klenk (n°4), et un cabriolet pour la paire John Fitch-Eugen Geiger (n°6).

Pour les bookmakers, pas de doute, la victoire est promise à l’une de ces trois voitures. Le modèle démontre en effet depuis plusieurs mois une belle santé dans les courses au long cours. Leur plus belle performance ? Les 14 et 15 juin, l’équipe allemande a réalisé un doublé historique aux 24 Heures du Mans (Hermann Lang-Fritz Riess sur la n°21, Theo Helfrich-Helmut Niedermayr sur la n°20). Dommage que le championnat du monde d’Endurance n’existe pas encore (il va débuter en 1953), car la 300 SL en serait la favorite !

Mais le Mexique n’est pas la Sarthe…

Le circuit du Mans culmine à peine à 150 m au dessus du niveau de la mer. Tandis que la Panaméricaine se gagne, elle, aussi bien horizontalement que verticalement : les huit étapes du parcours de 3111 km tracé entre Tuxtla Gutiérrez (ville de départ) et Ciudad Juárez (ville d’arrivée), comptent en effet de nombreux tronçons à 2000 m d’altitude et même un passage au-delà de 3000 m. Mercedes est donc allé préparer la course en montagne. Les équipages sont partis rouler sur les pentes du Glockner, plus haut sommet d’Autriche. Sur ses pentes serpente en effet une route qui grimpe jusqu’à un col à plus de 2500 mètres d’altitude. Conditions idéales pour essayer les nouvelles 300 SL dans un environnement aussi éprouvant que celui auquel elles vont être confrontées au Mexique –pas côté températures, mais côté pression atmosphérique.

Mais si la firme à l’étoile a comme souvent prévu l’essentiel, le diable est, comme d’habitude, dans les détails, ainsi que l’équipage n°4 va s’en rendre compte… Lorsque, à la suite des toutes premières voitures, Hans Klenk et Karl Kling s’élancent à l‘aube, ils ne peuvent imaginer que l’impensable les guette quelques kilomètres plus loin.

Au volant, le petit Klink est parfaitement en forme, le couteau entre les dents. À ses côtés, le grand Klenk est, lui aussi, remonté comme un coucou. Il a préparé comme jamais cette épreuve réputée comme la course sur routes la plus difficile du monde. Pour éviter les embûches, prévenir son pilote des pièges qui les guettent sur des étapes qui font parfois plus de 500 km, il a même inventé un stratagème dont il est assez content : cela s’appelle le « Gebetbuch », en français le « livre de prières ». Mais la seule liturgie dans ce missel-là, c’est celle de la performance. Au fil des pages, ni rosaire, ni cantique, mais des « Aufschriebe », en français les « notes » -adoptées depuis par tous les copilotes de rallyes. Ecrites par ses soins à partir des cartes et des indications fournies par des représentants locaux, enrichies lors d’une reconnaissance, elles mentionnent toutes les difficultés, au minimum de kilomètre en kilomètre -et quand c’est nécessaire de manière plus rapprochée. Seul problème, les casques radio n’existent pas encore dans les voitures. Dans le cockpit, envahi par le son du moteur et de la pignonnerie de la boîte de vitesses, Klenk hurle donc en permanence ses informations à Kling. Un exercice épuisant. D’autant que, sur les routes mexicaines, son pilote attend de lui qu’il fasse également preuve d’une vigilance de tous les instants pour signaler les animaux errants, sauvages ou domestiques, qui traversent parfois sans prévenir. Et quand ce ne sont pas les animaux qui déambulent, ce sont les carrioles, les automobilistes étourdis, les piétons inconscients, qui surgissent comme si de rien n’était au milieu de voitures de course qui passent parfois devant eux -ou entre eux…- à plus de 250 km/h. Klenk, par ailleurs excellent pilote, est donc la vigie de l’équipage.

Mais ce matin-là, aucun des deux n’aperçoit, perchée sur un arbre, en retrait de la route, une bande de volatiles. Vautours, apprentis condors, buses (triple…), on ne le saura jamais. Mais à l’approche des échappements libres du six cylindres en ligne de la 300 SL lancée à plus de 200 km/h, les emplumés prennent peur et, d’un vol lourd, quittent leur perchoir. L’un d’entre eux, moins avisé que les autres, entreprend de traverser la route. La 300 SL est sur lui avant qu’il ait pris de l’altitude. La Mercedes n’est pas très haute, 1,26 m, mais le bestiau a le vol fainéant. Elle le percute avec son pare-brise au niveau du copilote. L’animal explose la vitre, heurte Klenk, avant d’être finalement expulsé par les remous de l’air et les efforts des deux hommes. Kling lève le pied, secoue son camarade qui a perdu connaissance. Le navigateur a le visage en sang, coupé çà et là par les éclats de verre, aveuglé par l’hémoglobine, il s’ébroue, reprend ses esprits et hurle à son camarade « Geh weiter ! Geh weiter ! », « Continue ! Continue ! ». Kling « remet le pied au fond » et file vers le ravitaillement 70 kilomètres plus loin. Klenk se nettoiera alors sommairement le visage et débarrassera l’habitacle des morceaux de verre… et des plumes !

Le soir à l’étape, qu’ils rejoignent à la quatrième place, les mécaniciens de l’équipe Mercedes vont remplacer le pare-brise et ajouter huit barres verticales en aluminium pour le protéger. Au cas où un autre oiseau aurait à nouveau l’idée de traverser devant la voiture sans regarder.

Quatre jours plus tard, après avoir brisé la barre des 165 km/h de moyenne sur les 3111 km de l’épreuve –notamment lors d’une dernière journée de folie où ils vont passer de la quatrième à la première position au fil des spéciales, Kling et Klenk entrent en vainqueurs dans Ciudad Juárez. Leur plus belle victoire, la plus célèbre de la Carrera Panamericana.

 

 

Aon Classic Car votre partenaire
assurance voiture de collectionassurance voiture d’exception

assistance voiture de collectionassistance voitures d’exception
renseignements, tarifs, expertises, demandes de devis sur www.aonclassiccar.fr
Aon Classic Car, l’assurance est une relation de confiance

 

S'assurer avec
Aon Classic Car
Votre devis personnalisé
Assurance, Assistance :
contrats et tarifs sur mesure