28 février 1965, 2000 km de Daytona, première victoire de la Ford GT40. Au volant de la n°73 officielle (châssis 103), Ken Miles et Lloyd Ruby. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)

28 février 1965, 2000 km de Daytona, première victoire de la Ford GT40. Au volant de la n°73 officielle (châssis 103), Ken Miles et Lloyd Ruby.
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)

FORD GT40 :
POUR L’HONNEUR D’HENRY FORD
(2/3)

EN 1964, LA FORD GT40 DÉBARQUE SUR L’EUROPE DU SPORT AUTOMOBILE. POUR LA PREMIÈRE FOIS, UN GÉANT DE L'AUTOMOBILE ATTAQUE SUR LEUR TERRAIN LES ARTISANS INSPIRÉS ET LES CONSTRUCTEURS EUROPÉENS DONT C’ÉTAIT JUSQUE-LÀ LE DOMAINE. LA CONSÉQUENCE D’UN AFFRONT FAIT À HENRY FORD II PAR ENZO FERRARI QUE LA MARQUE ITALIENNE VA PAYER TRÈS CHER…

2e PARTIE
1964-1965 : L’APPRENTISSAGE PAR LES DÉFAITES

Les premiers essais de la GT40 sont confiés à Jo Schlesser et Roy Salvadori. Les deux hommes se plaignent d’une très importante instabilité à haute vitesse. À l’occasion des essais préliminaires des 24 Heures du Mans 1964, en avril, ils pointent très loin des Ferrari de tête (Schlesser est 12e temps, Salvadori 19e) et sortent de la piste avec les deux voitures qui leur sont confiées.
Au-delà de 240 km/h, l’avant se déleste et l’auto est incontrôlable. Wyer fait la sourde oreille. Salvadori se résout à faire passer le message de manière explicite. L’anecdote est restée célèbre : lors d’une séance d’essais privée sur le circuit du Mira (centre d’essais des constructeurs en Grande-Bretagne), il installe Wyer dans le siège passager et pousse la voiture à fond. À plus de 280 km/h, alors que l’avant flotte comme si la voiture voulait décoller, la carrosserie avant s’arrache, obstrue quelques secondes le pare-brise, puis s’envole. Wyer ne doutera plus jamais des commentaires de ses pilotes. Les aérodynamiciens revoient leur copie.
Trois voitures sont engagées aux 24 Heures (20-21 juin) pour Phil Hill et Bruce McLaren (n°10), Richie Ginther et Masten Gregory (n°11), Richard Attwood et Jo Schlesser (n°12). Face à Ferrari qui réalise un triplé, la déroute est cinglante : faute de développement, les voitures ne sont pas fiables –notamment la boîte de vitesses Colotti qui peine à résister à la puissance et au couple des V8 –c’est du moins l’explication officielle (et très pratique…) de Ford. La saison 1964 n’est qu’une longue suite d’échecs. Les performances aux essais sont généralement acceptables, mais en course, c’est une longue suite d’abandons ou de places d’honneurs…peu honorables !

 

NOUVEL ÉCHEC AUX 24 HEURES DU MANS

 

Le pilote et constructeur américain Carroll Shelby, père des Cobra, prend en charge la préparation des GT 40 en 1965 assisté de son complice Phil Remington. Aux 1200 Miles de Daytona, le 28 février, l’équipage anglo-américain (tout un symbole !) Ken Miles-Lloyd Ruby offre à la GT40 sa première victoire.
Aux essais des 24 Heures du Mans en avril, Ford dévoile une nouvelle version : une GT40 dépourvue de toit. Bob Bondurant et John Whitmore en partagent le volant à la Targa Florio mais Bondurant est victime d’une sortie de route
Au Nürburgring, Ford inaugure le nouveau moteur porté à 5,3 litres, mais les pilotes terminent loin des Ferrari 330P2 et 275P2. Parallèlement, une nouvelle version équipée d’un moteur 7 litres et équipée d’un long nez a été développée : la Mark II.
Les 24 Heures du Mans 1965 sont évidemment un rendez-vous attendu après le triple échec de l’édition précédente. Ford débarque en force avec deux MkII 7 litres (n°1, Ken Miles-Bruce McLaren ; n°2, Phil Hill-Chris Amon), une MkI 5,3 litres (n°6, Herbert Müller-Ronnie Bucknum), deux MkI 4,7 litres (n°7, Bob Bondurant-Umberto Maglioli ; n°14, John Whitmore-Innes Ireland), le spider 4,7 litres est confié à Ford France (n°15, Maurice Trintignant-Guy Ligier).
Pole position de cette 33e édition pour Phil Hill, six voitures au départ, dans des configurations différentes pour ne pas mettre tous les œufs dans le même panier, meilleur tour en course également pour Hill et… aucune GT40 à l’arrivée. La défaite est d’autant plus cuisante que la victoire sur la Scuderia Ferrari semblait à portée : toutes les Ferrari officielles ont abandonné, ce sont des privées qui l’ont emporté (triplé 250LM n°21 Masten Gregory-Jochen Rindt, 250LM n°26 Pierre Dumay-Gustave Gosselin, 275GTB n°24 Willy Mairesse-Jean « Beurlys » Blaton) ! Au siège de Ford à Dearborn, la douche est très froide. Mais le directeur technique du projet, Roy Lunn, ose rappeler qu’il y a moins de deux ans, l’idée même de s’attaquer à ce défit n’existait pas. Henry Ford II décide d’intensifier son effort pour la phase deux du programme.
FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE

 

POUR EN SAVOIR PLUS…
.1e PARTIE : 1963, D’UN AFFRONT DE FERRARI NAÎT LA FORD GT40
.3e PARTIE : 1966-1969, L’ÈRE DES GRANDES VICTOIRES
…ET AUSSI :
.L’HISTOIRE DE LA FORD GT40 CHÂSSIS PAR CHÂSSIS
.LA FICHE TECHNIQUE ET LES PERFORMANCES DE LA FORD GT40

 

 

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