Les quatre voitures vedettes du premier Grand Prix de l’Histoire : les Alfa Romeo 158 « Alfetta » officielles. Elles sont attribuées à Juan Manuel Fangio (n°1), Giuseppe "Nino" Farina (n°2), Luigi Fagioli (n°3) et Reginald "Reg" Parnell (n°4). (copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén – D.R.)

Les quatre voitures vedettes du premier Grand Prix de l’Histoire : les Alfa Romeo 158 « Alfetta » officielles. Elles sont attribuées à Juan Manuel Fangio (n°1), Giuseppe "Nino" Farina (n°2), Luigi Fagioli (n°3) et Reginald "Reg" Parnell (n°4).
(copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén – D.R.)


Giuseppe 'Nino' Farina survole l’épreuve. Il termine premier après 70 tours au fil desquels il a totalement contrôlé la course. Accentuant son avance sur ses adversaires pour conserver en permanence un écart de plus de deux secondes. (copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén – D.R.)

Giuseppe 'Nino' Farina survole l’épreuve. Il termine premier après 70 tours au fil desquels il a totalement contrôlé la course. Accentuant son avance sur ses adversaires pour conserver en permanence un écart de plus de deux secondes.
(copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén – D.R.)


Fangio n’a pas pu suivre le train d’enfer imposé par Farina. A la mi-course, son moteur a donné des signes de fatigue. A sept tours de l’arrivée, la fuite d’huile qu’il gérait tant bien que mal a provoqué une casse qui l’a contraint à l’abandon. (copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén – D.R.)

Fangio n’a pas pu suivre le train d’enfer imposé par Farina. A la mi-course, son moteur a donné des signes de fatigue. A sept tours de l’arrivée, la fuite d’huile qu’il gérait tant bien que mal a provoqué une casse qui l’a contraint à l’abandon.
(copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén – D.R.)


Après 2 heures et 13 minutes de course, la libération pour Nino Farina et son Alfa Romeo 158. Il franchit la ligne d’arrivée en vainqueur, suivi de deux de ses coéquipiers, Luigi Fagioli et Reg Parnell. Leurs suivants sont deux tours. Un triplé historique. (copyright archives AgrippA mediA /// Archivio Storico Alfa Romeo – D.R.)

Après 2 heures et 13 minutes de course, la libération pour Nino Farina et son Alfa Romeo 158. Il franchit la ligne d’arrivée en vainqueur, suivi de deux de ses coéquipiers, Luigi Fagioli et Reg Parnell. Leurs suivants sont deux tours. Un triplé historique.
(copyright archives AgrippA mediA /// Archivio Storico Alfa Romeo – D.R.)


CHAMPIONNAT DU MONDE DE F1 :
GRANDS-PÈRES ET CLASSE BIBERON

CE DIMANCHE À BARCELONE, LA FORMULE 1 A PROBABLEMENT VU NAÎTRE UN FUTUR CHAMPION DU MONDE : MAX VERSTAPPEN, PLUS JEUNE PILOTE DE L'HISTOIRE DE LA F1 À REMPORTER UN GRAND PRIX (À 18 ANS ET 227 JOURS). UNE PERFORMANCE IMPENSABLE IL Y 66 ANS, PRESQUE JOUR POUR JOUR, LE 13 MAI 1950, LORS D'UNE AUTRE NAISSANCE : CELLE DU CHAMPIONNAT DU MONDE DE FORMULE 1 SUR LE CIRCUIT DE SILVERSTONE. LE VAINQUEUR ET SES ADVERSAIRES AVAIENT PARFOIS PRESQUE TROIS FOIS L'ÂGE DE MAX !

Il fait bleu, il fait beau, ce samedi 13 mai 1950 sur le Northamptonshire. Pourtant la foudre vient de s’abattre sur un garage du petit village de Banbury. Du moins, la foudre est-elle partie du garage ! Dans un bruit de tonnerre qui, de minute en minute, enfle et envahit toutes les maisons alentours, l’équipe de Grand Prix Alfa Romeo réveille ses mécaniques. Un par un, les huit cylindres en ligne des quatre Alfa 158 de l’écurie officielle s’ébrouent, ratatouillent, puis libèrent leurs 360 chevaux d’une voix claire.

Après cinq minutes de courts et lents coups d’accélérateur, les moteurs sont en température. Mais au lieu de couper le moteur, quatre mécaniciens de l’écurie s’installent à bord et prennent la route pour gagner, à 16 miles (25,7 km) de là, le circuit de Silverstone.

Pas d’excès de vitesse sur la route, mais beaucoup d’étonnement lorsque le convoi rouge traverse (en échappements libres !) Middleton, Thorpe, Thenford, Marston, Greatworth, Syresham, Brackley. Son arrivée à Silverstone fait sensation, surtout lorsque les quatre monoplaces doublent et remontent les files de voitures qui attendent pour pénétrer dans les prés transformés en parking autour du circuit.

 

SILVERSTONE, « HOME OF (NEW) BRITISH MOTOR RACING »

 

Ici, pendant les années de guerre, le bruit venait d’en haut. Il fallait lever les yeux pour regarder aller et venir les Spitfire de la Royal Air Force, hôtes de cet aérodrome créé en 1943. Le conflit terminé, la RAF a déserté les lieux. Le RAC (Royal Automobile Club) en a obtenu la concession pour organiser, sur un tracé très rapide, quelques courses. La plus importante d’entre elles se déroule aujourd’hui : en ce 13 mai 1950, se court le premier Grand Prix du championnat du monde de Formule 1, nouvellement créé par la Commission Sportive Internationale. L’épreuve, baptisée « Grand Prix de Grande Bretagne », a attiré vingt-trois concurrents sur le tracé de 4,7105 km, et près de cent mille spectateurs.

Aux essais, s’est immédiatement affichée la suprématie des Alfa Romeo 158 de l’équipe officielle. Sur la grille de départ ce samedi, ses quatre pilotes occupent les quatre premières positions. Dans l’ordre : Giuseppe « Nino » Farina (voiture n°2), Luigi Fagioli (n°3), Juan Manuel Fangio (n°1) et Reginald « Reg » Parnell (n°4). Derrière eux, le Prince Bira (Maserati 4 CLT-48 n°21), suivi par deux des quatre Talbot-Lago T26C officielle, Yves Giraud-Cabantous (n°14) et Eugène Martin (n°17). Viennent ensuite le coéquipier de Bira dans l’écurie privée d’Enrico Platé, Emmanuel « Toulo » de Grafenried (Maserati 4 CLT-48 n°20), la troisième des quatre Talbot-Lago officielles conduite par Louis Rosier (n°15), la dixième position sur cette grille de départ étant occupée par Peter Walker et son ERA (à 5,8 secondes de Farina).

 

EN COURSE, ALFA ROMEO EST INTOUCHABLE

 

Dès le drapeau abaissé, la suprématie Alfa Romeo se confirme : les 158 roulent en tête, inaccessibles. La monoplace dessinée par l’ingénieur Gioacchino Colombo surclasse toutes ses rivales (ce sera le cas deux saisons durant). La conception de l’Alfetta » (c’est son surnom) a, certes, plus de dix ans (elle a été créée pour le championnat « voiturettes » en 1937), mais son châssis remarquablement équilibré et son huit cylindres en ligne de 1479 cm3 suralimenté par un compresseur Root à un étage, sont un ton au-dessus de la concurrence. Leurs pneumatiques Pirelli, supérieurs aux Dunlop, achevent de construire cette suprématie.

Tour après tour, Farina assoit sa domination. Seul Fangio parvient à le suivre –à distance, tentant de ménager un moteur qui va le lâcher à 8 tours de l’arrivée.

Au drapeau à damier, Alfa Romeo réalise un triplé historique avec Farina suivi de Fagioli et Parnell. Derrière eux, les deux Talbot de Giraud-Cabantous et Rosier. Et voilà attribués les premiers points du premier Grand Prix du premier championnat du monde de Formule 1 de l’Histoire !

Une époque à des années-lumières de ce que nous vivons désormais en F1 -pas seulement techniquement, mais humainement  : le vainqueur de ce premier Grand Prix de l’ère moderne, Farina, a 43 ans ; le deuxième, Fagioli, presque 52 ans ; le troisième, Parnell, est le junior de la bande : il va sur ses 39 ans ! Derrière eux, Giraud-Cabantous est dans sa 46e année, et Rosier dans sa 45e ! Six décennies en arrière, Max Verstappen avec ses 18 ans aurait fait figure d’extra-terrestre ! Quant à son père, Jos, qui vient d’avoir 44 ans, il a lui-même arrêté sa carrière en F1 à 31 ans en 2003 à un âge ou ni Farina, Fagioli ou Fangio ne l’avait encore commencée !

 

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