Le triplé victorieux des Ford GT40 aux 24 Heures du Mans 1966. La performance va avoir un retentissement mondial. Pour Henry Ford II, l'objectif est atteint : son honneur est lavé. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)

Le triplé victorieux des Ford GT40 aux 24 Heures du Mans 1966. La performance va avoir un retentissement mondial. Pour Henry Ford II, l'objectif est atteint : son honneur est lavé.
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19 juin 1966, podium du Mans, Henry Ford II peut sabler le champagne avec ses pilotes victorieux Bruce McLaren (bouquet en l'air) et Chris Amon : il a battu Ferrari sur son terrain. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)

19 juin 1966, podium du Mans, Henry Ford II peut sabler le champagne avec ses pilotes victorieux Bruce McLaren (bouquet en l'air) et Chris Amon : il a battu Ferrari sur son terrain.
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Ford n'a pas été rassasié par son triomphe au Mans. Pourquoi s'arrêter quand la GT40 semble être compétitive ? En 1967, la nouvelle arme du géant américain est la Ford GT40 Mark IV (ici à Sebring). (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)

Ford n'a pas été rassasié par son triomphe au Mans. Pourquoi s'arrêter quand la GT40 semble être compétitive ? En 1967, la nouvelle arme du géant américain est la Ford GT40 Mark IV (ici à Sebring).
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Carroll Shelby peut poser fièrement pour les journalistes : il est toujours à la tête de l'équipe officielle. Et avec la Ford GT40 Mark IV, la domination américaine continue des deux côtés de l'Atlantique. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)

Carroll Shelby peut poser fièrement pour les journalistes : il est toujours à la tête de l'équipe officielle. Et avec la Ford GT40 Mark IV, la domination américaine continue des deux côtés de l'Atlantique.
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La Ford GT40 Mark IV aux 24 Heures du Mans 1967 qu'elle va remporter en battant deux Ferrari 330 P4, la n°21 officielle de la Scuderia Ferrari et la n°24 de l'Equipe Nationale Belge de Jacques Swaters. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)

La Ford GT40 Mark IV aux 24 Heures du Mans 1967 qu'elle va remporter en battant deux Ferrari 330 P4, la n°21 officielle de la Scuderia Ferrari et la n°24 de l'Equipe Nationale Belge de Jacques Swaters.
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1968, l'ère des Ford GT40 de l'écurie Gulf Wyer s'ouvre. Au Mans, c'est la troisième victoire consécutive pour le modèle grâce au succès de Pedro Rodriguez et Lucien Bianchi sur la GT40 MkI 4.9 litres n°9. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)

1968, l'ère des Ford GT40 de l'écurie Gulf Wyer s'ouvre. Au Mans, c'est la troisième victoire consécutive pour le modèle grâce au succès de Pedro Rodriguez et Lucien Bianchi sur la GT40 MkI 4.9 litres n°9.
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)


1969, la même Ford GT40 Gulf-Wyer qu'en 1968 remporte les 24 Heures du Mans, cette fois aux mains de Oliver et Ickx, 120 mètres devant la Porsche 908 de Larrousse et Herrmann. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)

1969, la même Ford GT40 Gulf-Wyer qu'en 1968 remporte les 24 Heures du Mans, cette fois aux mains de Oliver et Ickx, 120 mètres devant la Porsche 908 de Larrousse et Herrmann.
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ford)


FORD GT40 :
POUR L’HONNEUR D’HENRY FORD
(3/3)

EN 1964, LA FORD GT40 DÉBARQUE SUR L’EUROPE DU SPORT AUTOMOBILE. POUR LA PREMIÈRE FOIS, UN GÉANT DE L'AUTOMOBILE ATTAQUE SUR LEUR TERRAIN LES ARTISANS INSPIRÉS ET LES CONSTRUCTEURS EUROPÉENS DONT C’ÉTAIT JUSQU'ALORS LE DOMAINE RÉSERVÉ. LA CONSÉQUENCE D’UN AFFRONT FAIT À HENRY FORD II PAR ENZO FERRARI. LA MARQUE ITALIENNE VA LE PAYER TRÈS CHER…
DÉCOUVREZ LE DERNIER CHAPITRE DE CETTE SAGA EN TROIS PARTIES...

3e PARTIE
1966-1969 : L’ERE DES GRANDES VICTOIRES DE LA FORD GT40

Pour 1966, Ford décide de porter tous ses efforts sur la MarkII tandis que les MarkI seront allouées aux écuries privées. En janvier, la GT40 est disponible de série sous deux formes : compétition (4,7 litres 380 ch) et « street version », qui se veut plus routière (puissance réduite à 335 ch). La fabrication est assurée en Grande-Bretagne, chez Ford Advanced Vehicles. La finition de la version civile est confiée à Harold Radford, concessionnaire Rolls-Royce et Bentley de Londres, qui réalise également des carrosserie en commandes spéciales ainsi que des équipements personnalisés pour les voitures haut de gamme. Radford reçoit les voitures brut et réalise les peintures vernies au fini digne des plus luxueuses limousines. Pour chaque client, il tapisse l’intérieur de cuir et de moquettes et installe des vide-poches. Voilà pour la ville… Mais l’essentiel des GT40 est en fait acquis par des écuries privées qui les préparent et les font courir. Les plus célèbres sont l’écurie Essex, et l’Alan Mann Racing dont l’équipe a remporté en 1964 le Tour de France Auto (catégorie Voitures de Tourisme) avec une Ford Mustang. Alan Mann achète deux MkI qu’il transforme en remplaçant leurs carrosserie de fibre de verre par de l’aluminium.
Pendant ce temps, l’équipe officielle Ford a digéré ses déconvenues (« on apprend à tout âge », lâcha Henry Ford II à la suite des premiers échecs). Les GT40 MkII sont devenues encore plus performantes et elles sont désormais fiables. Le championnat du monde des marques promet d’être un combat de très haute volée.

 

LES VICTOIRES AMÉRICAINES

 

Pour les premières 24 Heures de Daytona (la course n’avait pas ce format jusqu’alors), Ford réalise un triplé : Ken Miles-Lloyd Ruby (n°98, GT40 MkII châssis 1015), Dan Gurney-Jerry Grant (n°97, GT40 MkII châssis 1012) et Walt Hangsen-Mak Donohue (n°95, GT40 MkII châssis 1031) laissent la première Ferrari à cinq tours (Pedro Rodríguez-Mario Andretti, 365 P2 n°21, châssis 0838) !
Aux 12 Heures de Sebring le 26 mars, l’addition est la même pour Ferrari. La GT40 MkII à toit ouvert n°1, baptisée X-1, qui avait été confiée à Chris Amon pour cinq courses fin 1965 (châssis GT/110), s’impose largement aux mains de Ken Miles et Lloyd Ruby, devant la n°3 de Walt Hangsen et Mak Donohue (GT40 MkII châssis 1032) et la n°19 de Skip Scott et Peter Revson (GT40 MkI châssis 1026). La Svuderia a même reculé d’une place, puisque la Porsche 906 de Hans Herrmann et Joe Buzzetta s’est intercalé entre les GT40 et la 206S de Ludovico Scarfiotti et Lorenzo Bandini.
Ces victoires américaines essentielles étant acquises, Ford laisse ses écuries privées le représenter lors des courses suivantes. Ferrari gagne donc à Monza et Spa, Porsche en Sicile à la Targa Florio et Chaparral au Nürburgring. L’équipe américaine a levé le pied pour mieux se préparer pour les 24 Heures du Mans. Et elle s’y présente en force et très affûtée. Et la tactique va payer.

 

LE TRIPLÉ DU MANS 1966

 

Le 3 avril 1966, neuf Ford GT40 sont inscrites pour les essais préliminaires des 24 Heures. Sur la feuille d’engagement apparaissent la n°1, un nouveau prototype testé par Ford et équipé du V8 7 litres, baptisé GT-J (châssis J-1), confié à Chris Amon et Bruce McLaren ; la GT40 MkI n°11 de l’écurie Essex confiée à Skip Scott (châssis 1038) ; deux MkI de l’écurie Filipinetti : la n°12 de Herbert Müller et Innes Ireland (châssis 1040) et la n°12B (châssis 1039) -qui ne prend pas la piste ; la MkI n°14 engagée par Ford France pour Guy Ligier, Henri Greder et Jean-Michel Giorgi (châssis 1007) ; deux MkI à carrosseries en aluminium engagées par l’Alan Mann Racing (AMR) : la n°32 de John Whitmore (châssis AM GT-1) et la n°33 de Jackie Stewart (châssis AM GT-2) ; l’équipe américaine Holman & Moody aligne quant à elle une GT40 MkII, la n°2 (châssis 1012), sur laquelle vont se succéder tout au long de la journée Ken Miles, Bruce McLaren, Chris Amon, Lucien Bianchi, Graham Hill et Jackie Stewart ; enfin, Carol Shelby, qui a la responsabilité de la GT-J prototype n°1, fait également rouler la MkII n°3 de Walt Hansgen (châssis 1011) –qui sera victime d’un accident mortel dans lors de ces essais.
Pour la course, le duel Ferrari-Ford s’annonce grandiose. Samedi 18 juin, quatorze Ferrari (une 250LM, trois 275GTB/C, trois 330P3, quatre 365P2 et trois 206S) font face à treize GT40 : cinq GT40 MkI pour Jochen Rindt-Innes Ireland (n°12, châssis 1017), Peter Sutcliffe-Dieter Spoerry (n°14, châssis 1040), Guy Ligier-Bob Grossman (n°15, châssis 1007), Skip Scott-Peter Revson (n°59, châssis 1038), Jochen Neerpasch-Jacky Ickx (n°60, châssis 1001), et huit GT40 MkII pour
Ken Miles-Denis Hulme (n°1, châssis 1015), Bruce McLaren-Chris Amon (n°2, châssis 1046), Dan Gurney-Jerry Grant (n°3, châssis 1047), Paul Hawkins-Mark Donohue (n°4, châssis 1032), Ronnie Bucknum-Dick Hutcherson (n°5, châssis 1016), Lucien Bianchi-Mario Andretti (n°6, châssis 1031), Graham Hill-Brian Muir (n°7, châssis XGT-2), John Whitmore-Frank Gardner (n°8, châssis XGT-1).
Il aurait pu d’ailleurs y avoir une Américaine de plus sur la grille, mais en raison d’un accident aux essais, la MkI n°63 de Richard Holquist-Bruce Jennings) a dû renoncer. Quant à la MkII n°6T, pourtant bien inscrite sur les listes d’engagement, c’est une des voitures de réserve de l’écurie officielle.

 

HENRY FORD LIBÉRÉ

 

Dimanche 19 juin, le drapeau à damier salue un triomphe total de Ford : trois MkII franchissent la ligne d’arrivée aux trois premières places. Le tiercé gagnant est 2-1-5 : McLaren-Amon, Miles-Hulme et Bucknum-Hutcherson. Avant d’abandonner sur radiateur percé, Dan Gurney a quant à lui décroché la pole position et le record du tour en course. Venu spécialement des États-Unis, Henry Ford II monte à 16h15 sur le podium aux côtés de ses équipages. L’affront fait par Ferrari est enfin lavé.
En 1967, la GT40 en version MkIV, magnifique, monstrueuse, va conserver son titre en battant à nouveau Ferrari et ses exceptionnelles 330P4. En 1968 et 1969, après l’arrêt du programme officiel, ce sont les MkI de l’écurie que John Wyer a créé avec le soutient de Gulf pour continuer à exploiter les voitures qui vont remonter sur la plus haute marche du podium. A chaque fois en s’imposant sur Porsche, notamment en 1969 lors d’une bataille épique –peut-être la plus belle à laquelle se soient jamais livrés deux équipages- entre la GT40 Mk1 de Jacky Ickx et Jackie Oliver (châssis 1075, déjà victorieux l’année précédente avec Lucien Bianchi et Pedro Rodríguez) et la Porsche 908 n°64 de Hans Herrmann et Gérard Larrousse (châssis 31).
Quatre victoires consécutives de 1966 à 1969. Les deux premières pour l’honneur de Ford. Les deux suivantes pour la beauté du sport…
FIN

POUR EN SAVOIR PLUS…
.1e PARTIE : 1963, D’UN AFFRONT DE FERRARI NAÎT LA FORD GT40
.2e PARTIE : 1964-1965, L’APPRENTISSAGE PAR LES DÉFAITES
…ET AUSSI :
.L’HISTOIRE DE LA FORD GT40 CHÂSSIS PAR CHÂSSIS
.LA FICHE TECHNIQUE ET LES PERFORMANCES DE LA FORD GT40

 

 

 

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