Immense solitude sportive. 14h58 dimanche, la Porsche n°2 entame son dernier tour en doublant sur la ligne d’arrivée la Toyota n°5 qui vient de s’y arrêter en panne. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Toyota)

Immense solitude sportive. 14h58 dimanche, la Porsche n°2 entame son dernier tour en doublant sur la ligne d’arrivée la Toyota n°5 qui vient de s’y arrêter en panne.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Toyota)


Toute la nuit, Porsche a tenté de reprendre l’avantage sur la Toyota de tête. Les Allemands avaient fini par accepter l’échec de la deuxième place. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Dr-Ing Porsche AG)

Toute la nuit, Porsche a tenté de reprendre l’avantage sur la Toyota de tête. Les Allemands avaient fini par accepter l’échec de la deuxième place.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Dr-Ing Porsche AG)


Porsche a montré qu’il n’était pas difficile de gagner les 24 Heures du Mans : quoi qu’il arrive, il suffit pour cela de finir le dernier tour de course en tête… (copyright archives AgrippA mediA /// archives Dr-Ing Porsche AG)

Porsche a montré qu’il n’était pas difficile de gagner les 24 Heures du Mans : quoi qu’il arrive, il suffit pour cela de finir le dernier tour de course en tête…
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Dr-Ing Porsche AG)


Porsche est passé de l’acceptation de la défaite au plus inattendu des bonheurs. Pour les pilotes, Romain Dumas en tête (à g.), cette victoire ne pouvait plus exister. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Dr-Ing Porsche AG)

Porsche est passé de l’acceptation de la défaite au plus inattendu des bonheurs. Pour les pilotes, Romain Dumas en tête (à g.), cette victoire ne pouvait plus exister.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Dr-Ing Porsche AG)


24 Heures du Mans 2016
PORSCHE REMPORTE
LE DERNIER TOUR DU MANS

LE MANS EST LA PLUS GRANDE, LA PLUS BELLE, LA PLUS DIFFICILE COURSE D’ENDURANCE DU MONDE. PLUS QUE DU SPORT : UNE TRAGÉDIE GRECQUE, UN DRAME SHAKESPEARIEN. HIER SOIR, TOYOTA EN A FAIT LA CRUELLE EXPÉRIENCE : À L’AMORCE DU DERNIER TOUR DE LA 84e ÉDITION, UNE PANNE A IMMOBILISÉ SA TS050 HYBRID n°5 INSTALLÉE EN TÊTE, ET PROMISE AU TRIOMPHE. MÊME PORSCHE CROYAIT AVOIR COURSE PERDUE...

Les 84e 24 Heures du Mans ont vécu hier soir un dénouement qu’un scénariste de série Z n’aurait pas osé écrire. Imaginez : la course débute par une belle bagarre entre trois constructeurs, Porsche, Toyota et Audi. Très vite, avant la 5e heure de course, il devient clair que la victoire devrait se jouer entre la Porsche n°2 et les deux Toyota.

Au fil de la nuit, le duel est intense mais le constructeur japonais affirme de plus en plus son empreinte. Au petit matin, la Toyota TS050 Hybrid n°5 pilotée par Anthony Davidson, Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima semble tracer de manière de plus en plus clairement la première victoire de la marque aux 24 Heures.

Et puis, à 14h55 passées, alors qu’il ne reste à Kazuki Nakajima qu’un tour de circuit à couvrir, une scène surréaliste : plus de 200 000 spectateurs et des dizaines de millions de téléspectateurs médusés voient la Toyota n°5 terminer au ralenti son avant-dernier tour puis, comme un fauve qui vient mourir au pied du dompteur, passer dans un dernier souffle la ligne d’arrivée et s’arrêter sur la ligne droite des stands le long du mur qui sépare la piste du pit-lane. Elle ne couvrira pas ce 385e et ultime tour, celui de la délivrance, d’une victoire attendue depuis 31 ans.

Dans la Porsche n°2 reléguée une minute et demie-derrière la voiture nipponne, Neel Janie, l’homme qui avait décroché la pole position, a reçu l’information par radio. Il a demandé à son ingénieur de répéter ce qu’il venait de dire : « Toyota number five stopped. Push, push ! » a-t-il entendu à nouveau dans ses écouteurs. Même en allemand, sa langue maternelle, le pilote suisse aurait fait répéter tant le message semblait incongru. Il entame donc son dernier tour en doublant son adversaire vaincu, immobile sur la droite des stands.

La joie a explosé dans le stand Porsche. Le français Romain Dumas est le plus démonstratif -on pourrait trouver cela indécent, mais 24 heures moins quelques minutes de tension et de fatigue, comment rester de marbre ? Chez Toyota, l’incrédulité a peu à peu cédé la place à un immense désarroi. Impassible à l’abord d’une victoire que tout le monde leur croyait promise, les Japonais et leurs collaborateurs français de la société Oreca dirigée par Hugues de Chaunac sont pétrifiés. La douleur de l’échec devenant insoutenable, certains finissent par s’effondrer. 13,629 km (un tour de circuit) auront manqué à Toyota. Raison de l’abandon ? Elle n’est à cette heure pas très claire. Une « brutale chute de puissance ». Peut-être une pièce à quelques euros, une pièce de rien. Tragédie grecque.

 

 

LE CLASSEMENT DES 84e 24 HEURES DU MANS :

1e. Porsche 919 Hybrid n°2 (Romain Dumas, Neel Jani, Marc Lieb)
2e. Toyota TS050 Hybrid n°6 (Stéphane Sarrazin, Michael Conway, Kamui Kobayashi)
3e. Audi R18 Hybrid n°8 (Lucas di Grassi, Loïc Duval, Oliver Jarvis)

 

 

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