Le vaisseau amiral du Mans, illuminé au coeur de la nuit : le bâtiment des stands et sa tour de contrôle, siège de la Direction de Course. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Audi Sport AG)

Le vaisseau amiral du Mans, illuminé au coeur de la nuit : le bâtiment des stands et sa tour de contrôle, siège de la Direction de Course.
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Audi Sport AG)

24 Heures du Mans
LA NUIT OÙ IL N’A JAMAIS DORMI…

LES 24 HEURES DU MANS, C'EST AUSSI LA NUIT. LA LONGUE NUIT QUI, DU SAMEDI SOIR AU DIMANCHE MATIN, FAIT ET DÉFAIT LES HÉROS. EN PARTICULIER "LUI".
"LUI", DEPUIS 1966, CETTE NUIT-LÀ IL NE DORT PAS. OÙ QU’IL SOIT. CAR, MÊME SI VEILLER AU MANS NE LUI A PAS TOUJOURS SOURI, AU BOUT DU SOMMEIL IL N’Y AURAIT QUE LE CAUCHEMAR.
"LUI" QUI ? HENRI PESCAROLO.

Certaines légendes du Mans se forgent en pleine lumière. Mais d’autres, peut-être les plus mythiques, naissent au bout de la nuit. Une nuit profonde, incertaine, angoissante. Celle qui, du samedi au dimanche, sépare le jour du départ de celui de l’arrivée. Une nuit comme le trait d’union d’un même lieu entre deux temps. La nuit d’une autre dimension. La nuit des 24 Heures. “LA” nuit.

Nuit de tempête, de désastre. Nuit d’extase et d’exploits aussi. Nuit, malgré les milliers d’yeux accrochés à vous, que l’on traverse seul face à sa peur, face à sa douleur, seul sur l’océan noir de la piste du Mans qu’égratignent si peu les phares jaunes ou blancs. Nuit dans laquelle on se jette avec l’espoir de renaître –ou en tout cas de ne pas disparaître.

Lui, n’aime ni ne déteste cette Nuit. Elle a les mêmes sentiments à son égard. Ils se connaissent si bien…

Elle lui a arraché à jamais des compagnons à qui elle dévora, en un instant, la jeunesse et le talent. Elle a détruit des victoires qui, au crépuscule, s’étaient pourtant pendues comme des maîtresses à son cou. Nuit cruelle, perverse, traîtresse. Elle lui a régulièrement tout donné mais encore plus souvent tout enlevé.

Nuit de pilote seul sous la pluie quand, comme en 1968, son coéquipier lui abandonne une voiture sans essuie-glace et que, des profondeurs du classement, il la ramène tour après tour en tête de la course. A chaque passage, un bras d’honneur au néant. Et puis, au bout, une crevaison, l’abandon, mais la gloire malgré la défaite et les larmes.

Nuit de patron d’écurie quand, comme en 2005, un pilote jusque là irréprochable, d’accidents en malchance, envoie balader une victoire qui jamais ne reviendra. Ni cette année-là. Ni plus tard.

Mais, aux portes de la gloire comme sans espoir, dormir cette Nuit-là serait pour lui trahir l’Histoire. Et trahir serait mourir.

Il n’a jamais dormi au volant, évidemment. On ne devient pas recordman des départs aux 24 Heures -33 participations- en s’endormant dans son casque. Pour avoir au compteur quelques milliers de tours en tête, dont la moitié après le coucher du soleil, il vaut mieux être aussi doué pour l’insomnie que pour le pilotage. Mais il n’a jamais dormi non plus quand c’était son tour. A ceux qui s’en étonnent –il y en a toujours, la réponse fuse, la même, presque agacée : « Comment tu veux dormir quand les autres sont “là” ? ». “Là”, c’est en piste, en course, en vie. Cette Nuit est à jamais sa complice, son amie et son ennemie. Et elle serait moins mythique sans lui.

Depuis 1966 que le Mans est entré dans sa vie, il a toujours voulu passer de l’autre côté de ce miroir noir dont on sort lorsque le soleil reparaît et que l’aube rougit les Hunaudières. Par quatre fois, la lumière l’attendait sur la plus haute marche du podium. Courir sans gagner, à quoi bon ? Seule la victoire est jolie. Les défaites sont des fantômes qui parfois à jamais vous hantent.

Ses exploits, ses coups d’éclat, quand ils ne l’ont pas mené au succès, ont rempli une coupe d’amertume qu’il boit, encore et encore, lors de ses autres nuits sans sommeil. Il y en a tant…

Lui dire que vous l’aimez, que vous l’admirez, l’honorer tant et encore, n’assèchera pas le récipient. Il est de ceux dont la soif d’exploit n’est jamais assouvie, de ceux pour qui seule la victoire suivante compte. Sans doute est-ce pour cela qu’année après année nous n’aurons jamais fini d’écrire sur celui qui a offert aux 24 Heures du Mans et à ceux qui les aiment, ses plus belles pages françaises : notre ami Henri Pescarolo.

 

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