La publicité pour la Fiat Nuova 500 D en 1960  (copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)

La publicité pour la Fiat Nuova 500 D en 1960
(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)

FIAT 500, LA PLUS GRANDE
PETITE VOITURE DU MONDE (2/3)

PRÈS DE QUATRE MILLIONS D'EXEMPLAIRES PRODUITS ENTRE 1957 ET 1975 ET PAS LOIN DE QUATRE-VINGTS VARIANTES ! LES FIAT 500 NE SONT PAS RARES, MAIS LEUR COTE GRIMPE. APPRENEZ À LES RECONNAÎTRE ET POURQUOI PAS À CHOISIR LA VÔTRE POUR CET ÉTÉ VIVRE À L'ITALIENNE !

On pourrait croire que de sa sortie en 1957 à l’arrêt de sa production en 1975, la Fiat Nuova 500 ne change guère. Hormis les versions break, cabriolet et les carrosseries spéciales œuvres d’artisans ou d’industriels privés, elle conserve les mêmes caractéristiques générales. Du moins à première vue. En réalité, les registres du constructeur identifient près de quatre-vingts versions de la Nuova, qui changent en fonction des années, au gré des évolutions moteurs, retouches intérieures, et des marchés auxquels elles sont destinées ! Chaque millésime est donc différent –et à l’intérieur d’une même année de production, il existe souvent plusieurs variantes. Pour ses acheteurs d’hier et ses amoureux d’aujourd’hui, de subtils détails qui font toute la différence.

Carrosseries, moteurs, équipements, embellissements, Fiat a déployé des trésors d’ingéniosité pour que jamais le client ne se lasse de sa « bubble car », comme la surnommaient les Britanniques, et que le réseau commercial puisse constamment renouveler son discours. La recette était bonne puisqu’elle a tenu pendant dix-neuf ans, portant souvent la voiture en tête du palmarès des ventes en Italie ! Elle aurait sans doute duré plus longtemps si la direction n’avait pas décidé qu’il lui fallait une remplaçante –la 126- qui ne lui a d’ailleurs jamais succédé dans le cœur des Italiens.
Lisez ce qui suit et vous serez un incollable « pot-de-yaourtologue » !

 

CHAPITRE 2/3 : DE LA NUOVA 500 “TETTO APRIBILE”  À LA NUOVA 500 “F”

 

MARS 1959
FIAT NUOVA 500 “TETTO APRIBILE”
De la découvrable au toit ouvrant

Fiat Nuova 500 Tetto Apribile 1969

Fiat Nuova 500 Tetto Apribile 1959

Ingénieurs, vendeurs et utilisateurs (surtout !) le savent : la 500 n’est une vraie quatre places que lorsque son toit est totalement ouvert, capote et lunette arrière en plastique transparent roulées juste au-dessus du capot moteur. Ainsi décapsulée, la 500 permet aux passagers adultes d’accéder jusqu’à la banquette arrière. Dans toute autre configuration, il vaut mieux pour les occupants avant n’être accompagnés que d’enfants ou de leurs valises ! Ce manque d’accessibilité et d’habitabilité est un obstacle commercial. Dante Giacosa, l’ingénieur en chef du programme, décide de surélever le pavillon de quelques millimètres à l’arrière. Des millimètres quasi imperceptibles à l’œil, mais qui font la différence. Une opération qui entraîne cependant une modification de la structure de la voiture et affecte sa rigidité ainsi que le montrent les premiers essais. Une seule solution : renforcer la coque. Le moyen le plus économique trouvé par les ingénieurs consiste à réduire l’ouverture du toit, désormais fermé par une plaque métallique cintrée jusqu’au pied-milieu, et en remplaçant la lunette arrière en plastique transparent par une vitre.
Ainsi modifiée, la 500 n’est plus une Trasformabile (découvrable), mais une Tetto Apribile (toit ouvrant). Les deux versions subsistent quelques temps côté à côté au catalogue, mais la clientèle est immédiatement séduite et préfère la nouvelle (la Trasformabile cesse d’être livrée en mars 1961). La 500 a maintenant quatre vraies places et une meilleure assise puisque, dans le même temps, les ingénieurs ont abaissé la banquette arrière et conçu un coussin enfin moelleux ! Ces transformations, qui alourdissent un peu la voiture (le train arrière a été renforcé), obligent les motoristes à donner au moteur quelques chevaux supplémentaires. Celui-ci délivre désormais 16,5 ch.
On peut alors parler de version définitive de la Nuova 500 qui sera désormais produite dans cette seule configuration « toit ouvrant » (également proposée sur la 500 Sport). L’unique changement de carrosserie portera, début 1965, sur les portes : l’ouverture « suicide » sera abandonnée au profit de porte ouvrant dans le bon sens.

LA FIAT NUOVA 500 TETTO APRIBILE D’UN COUP D’ŒIL :

Vue écorchée de la Fiat Nuova 500 Tetto Apribile 1959 <br />(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)Châssis : Tipo 110.000
Moteur : Tipo 110.000
Cylindrée : 479 cm3
Puissance : 16,5 ch
Vitesse : 95 km/h environ

 

 

 

 

 

 

 

OCTOBRE 1960
FIAT NUOVA 500 « D »
L’âge de séduction

La Fiat Nuova 500 D 1960 <br />(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)

La Fiat Nuova 500 D 1960

Les constantes améliorations dont a bénéficié la Piccola Grande Vettura (la petite grande voiture), ainsi que l’ont baptisée les hommes du marketing de Turin, depuis son lancement de juillet 1957, n’en font pas une nouvelle voiture. Mais pour marquer les progrès réalisés, notamment avec l’augmentation de la puissance du moteur, l’amélioration des aménagements intérieurs et l’apparition de la version à toit ouvrant, Fiat accole un « D » au nom de la 500. Sa dénomination officielle devient « Fiat Nuova D t.a. » (t.a. pour tetto apribile, « toit ouvrant »). Elle se voit offrir, à quelques détails près, le moteur de la Sport (qui, elle, quitte le catalogue) d’une puissance de 17,5 ch, dans une version cependant un peu moins pointue pour garantir sa longévité.
À l’intérieur, un effort est fait sur l’équipement et les aménagements qui sont redessinés et enrichis : manettes et commodos plus agréables au toucher, banquette arrière plus épaisse et basculante, cendrier, pare-soleil, poignées pour les passagers, lumière de courtoisie,… Le conducteur hérite lui d’un lave-glace et par la suite d’un retour automatique des essuie-glaces lorsqu’ils sont désactivés.
À l’extérieur, les changements sont limités aux feux arrière : l’embase métallique devient plus longue et le plexiglas est redessiné.
Côté châssis, les suspensions sont revues et renforcées à l’arrière, ce qui confère à la 500 D une meilleure tenue de route que ses devancières, notamment en courbe. De la maturité, du confort et du muscle !
LA FIAT NUOVA 500 D D’UN COUP D’ŒIL :

Le catalogue néerlandais de la Fiat Nuova 500 D 1960 <br />(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)

Châssis : Tipo 110-D.000
Moteur : Tipo 110-D.000
Cylindrée : 499,5 cm3
Puissance : 17,5 ch
Vitesse : 95 km/h environ

 

 

 

 

 

 

MARS 1965
FIAT NUOVA 500 F
Changement de portes

 

La Fiat 500 F de 1965 (copyright archives AgrippA mediA /// Fonds Montén)

La Fiat 500 F de 1965

Jusqu’à la 500 F (incluse), la seule logique des matricules attribués à la Nuova 500 est, soit liée aux caractéristiques de la voiture (« Normale », « Economica », « Sport »,…), soit la reprise du code du bureau d’études, selon une progression alphabétique. Les lettres sont attribuées au gré des projets et complétées par des identifications propres au département des fabrications (serie I, serie II, serie III,…) qui permettent de différencier chaque sous-variante, nouvel équipement, modification de châssis, de moteur, de carrosserie, de marché d’exportation,…
Ces matricules, réservés aux techniciens de Fiat, restent inconnus du grand public. La partie émergée de cet iceberg alphanumérique est réduite à trois chiffres (500) éventuellement accompagné du nom de la version ou d’une lettre, et agrémentée d’une année modèle lorsque, d’un millésime à l’autre, la voiture évolue un peu.
Dans les premières années, il n’y a pas eu de Nuova 500 « A », « B » et « C » -du moins ces lettres n’ont-elles pas été attribuées officiellement. Les nombreuses modifications sur une voiture qui n’avait pas encore trois ans d’existence auraient entraîné une incessante succession de matricules, trop troublante pour le public. Après la « D », première évolution à hériter d’une lettre, il y eut été logique de baptiser la version suivante « E ». Mais le « E » étant souvent synonyme d’economica (économique), on laisse cette voyelle un peu péjorative de côté pour adopter un « F » plus approprié –et dénué de sens négatif caché !
Pour ceux qui aiment les astuces mnémotechniques, la lettre tombe à pique puisque, en français, c’est la première lettre du mot « fermeture ». Or la F introduit précisément une grande nouveauté côté « fermeture » (ou du moins côté ouverture !) : huit ans après sa première présentation, la Nuova 500 troque ses portes « suicide » pour des portes ouvrant dans le bons sens, c’est à dire d’arrière en avant.
Extérieurement on remarque quelques autres évolutions : la partie arrière du toit n’est plus comme auparavant composée d’une tôle rapportée, mais ne fait désormais plus qu’une avec le reste de la carrosserie. Quelques éléments d’accastillage et certains équipements ont été redessinés, comme les feux arrière et les poignets de porte.
Mécaniquement, peu de changement : le demi-cheval supplémentaire est officiellement dû à une amélioration de l’admission et de l’échappement. Bien malin qui peut le mesurer au banc d’essais…
Le succès de ces modifications est total. En 1966, la Fiat 500 est la voiture la plus vendue en Italie et passe pour la première fois le cap des 250.000 unités produites en douze mois.
LA FIAT NUOVA 500 F D’UN COUP D’ŒIL :

936 e FEFIAT500 VUESdeSTUDIO Fiat500 Blanche 4C CopyrightFIAT AUTO FRANCE BDChâssis : Tipo 110-F.000
Moteur : Tipo 110-F.000
Cylindrée : 499,5 cm3
Puissance : 18 ch
Vitesse : 95 km/h environ

 

 

 

 

 

 

 

LISEZ AUSSI :

 

 

 

 

Aon Classic Car votre partenaire
assurance voiture de collectionassurance voiture d’exception

assistance voiture de collectionassistance voitures d’exception
renseignements, tarifs, expertises, demandes de devis sur www.aonclassiccar.fr
Aon Classic Car, l’assurance est une relation de confiance

 

 

S'assurer avec
Aon Classic Car
Votre devis personnalisé
Assurance, Assistance :
contrats et tarifs sur mesure