1926, une des rares sorties automobiles du Pape Pie XI avant les Accords du Latran (1929) dans sa Bianchi Tipo 20 (copyright archives AgrippA-media)

1926, une des rares sorties automobiles du Pape Pie XI avant les Accords du Latran (1929) dans sa Bianchi Tipo 20
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La Fiat 525 M offerte à Pie XI en avril 1929. Les premières voitures de la Papauté sont italiennes (copyright archives AgrippA-media)

La Fiat 525 M offerte à Pie XI en avril 1929. Les premières voitures de la Papauté sont italiennes
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21 avril 1929 : Giovanni Agnelli, propriétaire de la Fiat, est venu en personne offrir sa plus belle voiture à Pie XI (copyright archives AgrippA-media)

21 avril 1929 : Giovanni Agnelli, propriétaire de la Fiat, est venu en personne offrir sa plus belle voiture à Pie XI
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Les frères Graham sont les premiers non-Italiens à offrir une voiture au Saint-Père. La Graham-Paige entre au Vatican en novembre 1929 (copyright archives AgrippA-mediA)

Les frères Graham sont les premiers non-Italiens à offrir une voiture au Saint-Père. La Graham-Paige entre au Vatican en novembre 1929
(copyright archives AgrippA-mediA)


André Citroën ne peut résister longtemps au coup publicitaire que constitue la livraison d'une voiture au Pape. C'est chose faite le 9 juin 1930 (copyright archives AgrippA-mediA)

André Citroën ne peut résister longtemps au coup publicitaire que constitue la livraison d'une voiture au Pape. C'est chose faite le 9 juin 1930
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14 novembre 1930, Mercedes offre à Pie XI une Nurburg. C'est le début d'une longue histoire entre Stuttgart et le Vatican (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Daimler-Benz AG)

14 novembre 1930, Mercedes offre à Pie XI une Nurburg. C'est le début d'une longue histoire entre Stuttgart et le Vatican
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Daimler-Benz AG)


La Nürburg est le summum de la production Mercedes des années trente. Elle a été livrée au pape par l'ingénieur en chef de la marque, Hans Nibel (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Daimler-Benz AG)

La Nürburg est le summum de la production Mercedes des années trente. Elle a été livrée au pape par l'ingénieur en chef de la marque, Hans Nibel
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La Mercedes Nürburg 460 livrée au Pape par Hans Nibel est équipée du 8 cylindres en ligne de 4,6 litres de cylindrée (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Daimler-Benz AG)

La Mercedes Nürburg 460 livrée au Pape par Hans Nibel est équipée du 8 cylindres en ligne de 4,6 litres de cylindrée
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Daimler-Benz AG)


A l'arrière de la Nürburg, le Pape dispose d'un boîtier de commande pour indiquer à son chauffeur le rythme à adopter et la direction à suivre (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Daimler-Benz AG)

A l'arrière de la Nürburg, le Pape dispose d'un boîtier de commande pour indiquer à son chauffeur le rythme à adopter et la direction à suivre
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Daimler-Benz AG)


Le "pavillon des voitures" de Pie XI tel qu'il se présentait dans les années trente. L'usage régulier des carrosses par le Pape a été abandonné à partir de cette époque (copyright archives AgrippA-mediA)

Le "pavillon des voitures" de Pie XI tel qu'il se présentait dans les années trente. L'usage régulier des carrosses par le Pape a été abandonné à partir de cette époque
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LES VOITURES DU PAPE
(1ère partie)

SI L'ACTUEL PAPE FRANÇOIS A DES GOÛTS FORT MODESTES EN MATIÈRE AUTOMOBILE (IL ROULE AU QUOTIDIEN EN POPULAIRES, FORD FOCUS, ALFA ROME MiTo, RENAULT KANGOO,...), IL N'EN FUT PAS TOUJOURS AINSI : PENDANT DES DÉCENNIES, LA PAPAUTÉ A VÉHICULÉ LE SUCCESSEUR DE SAINT PIERRE DANS UN LUXE INOUÏ...

Il fut un temps pas si lointain au siècle d’avant où le Pape roulait encore carrosse. L’Évêque de Rome confiait ses voyages terrestres à la gent équine et laissait aux Hommes la frénésie mécanique. Le temps du Sacré n’est pas celui du cycle de Beau de Rochas et le Saint-Père ne souhaitait point confier ses transports séculiers à une machine dont il ne percevait pas l’utilité –d’autant que depuis 1870, les Papes s’étaient reclus sur les 44 hectares de la Cité du Vatican, situation qui prendra fin avec les accords du Latran en 1929.

Les écuries du Vatican comptaient alors parmi les plus belles de l’Occident. Le Padiglione delle Carrozze (“le pavillon des voitures”) abritait des véhicules hippomobiles d’une finesse et d’un luxe que n’eut point reniés la Reine d’Angleterre -qui s’y est toujours entendu en matière de beaux attelages.

Voilà cependant qu’un matin de 1909, un légat informe Pie X qu’il revient d’Amérique porteur d’un bien encombrant cadeau : l’archevêque de New York a commandé pour Sa Sainteté une immense limousine à moteur. Cette Itala 20/30 attend en bas des appartements pontificaux d’être présentée au Souverain Pontife.

Commissionnés par les Américains, les ateliers du constructeur turinois viennent de livrer cette majestueuse berline, équipée d’un quatre cylindres de 5,4 litres de cylindrée, la même que celle utilisée par le Tsar Nicolas II, grand amateur d’automobiles. Son intérieur est capitonné d’épais velours rouge, le moteur tourne en silence –une performance pour l’époque. Pie X descend, regarde, remercie, mais part effectuer ses déplacements du jour en carrosse. Il ne monta dit-on jamais dans l’auto.

 

LE CHEVAL GARDE L’AVANTAGE JUSQU’EN 1929

 

Son successeur à sa disparition en 1914, Benoît XV, n’en fera pas plus usage. Jusqu’à son rappel par son très haut patron en 1922, il continue lui aussi à rouler carrosse fermé.

Avec l’élection de Pie XI le 6 février 1922, l’on pense que la modernité fait son entrée dans la Cité Papale. Mais ce pape dynamique (c’est un alpiniste accompli) n’introduit pas immédiatement la révolution mécanique au Vatican. Et jusqu’à la signature des accords du Palais du Latran en février 1929, c’est à pied ou en voiture à cheval qu’il se déplace dans sa ville-état. Il est pourtant soumis à la tentation…

Dès son élection, les dames de l’Association des Femmes Catholique de l’Archidiocèse de Milan lui offrent une Bianchi Tipo 15. Quelques mois plus tard, la marque surenchérit en livrant à Pie XI une Tipo 20. On perçoit cependant à cette occasion une très nette évolution des mœurs papales puisque la marque italienne reçoit un titre jusqu’alors jamais accordé à un constructeur automobile, celui de « Fournisseur officiel du Vatican ».

Avant même la ratification des accords du Latran en juin 1929 (qui établissent la souveraineté du Pape sur l’Etat du Vatican), a lieu une succession de livraisons d’automobiles prestigieuses. Tous les constructeurs veulent honorer le nouveau chef d’Etat qui, s’il ne règne administrativement que sur une Cité, possède un pouvoir spirituel –et promotionnel…- bien plus étendu.

 

RIEN N’EST TROP BEAU POUR LES VOITURES DU PAPE

 

Les constructeurs italiens sont, en toute logique, les premiers à la manœuvre. Le 21 avril 1929, le sénateur Giovanni Agnelli, propriétaire de la Fiat, ne laisse à personne d’autre l’honneur de livrer à Pie XI sa Fiat 525 M. Le 1er mai, Sa Sainteté reçoit une Isotta Fraschini Tipo 8 –sans doute la plus prestigieuse automobile « de série » qui entrera jamais dans les garages papaux. Le 9 novembre, les très croyants frères Graham (membres éminents de la Fraternité des Chevaliers de Colomb) viennent en personne des Etats-Unis pour déposer aux pieds de Pie XI la perle de leur production : une Graham-Paige 837, carrossée par le spécialiste américain LeBaron, habillée de cuir havane, garnie de parements d’or et d’argent (elle sera par la suite beaucoup utilisé par Pie XII pour ses déplacements en dehors du Vatican).

Le 9 juin 1930 André Citroën, dont le sens du marketing est une référence à l’époque, offre à son tour une Citroën Lictoria Sex (C6E Lictoria). Un coupé chauffeur qu’il a fait livrer à la succursale de Milan et carrossée par ses équipes sur place. Toutes les pièces métalliques ont été dorées à l’or fin ou carrément taillées dans le l’or massif. Citroën ayant acquis pour l’occasion dit-on, plus de 20 kg d’or ! Le trône a, lui, été sculpté dans du bois d’amarante.

Le 14 novembre, enfin, apparaît dans les garages du Vatican une marque qui ne cessera plus d’accompagner les mouvements du guide des catholiques : Mercedes.

La première papamobile allemande est une Mercedes 460 Nürburg a châssis long que l’ingénieur en chef de la marque, Hans Nibel, vient offrir au Souverain Pontife. L’étoile de Stuttgart brillera désormais en permanence au Vatican.

 

CHRONOLOGIE DES VOITURES PAPALES

(avant la seconde guerre mondiale)

PONTIFICAT DE PIE X : 1903 (4 août) – 1914 (20 août)

.1909 : Itala 20/30

PONTIFICAT DE BENOÎT XV : 1914 (3 septembre) – 1922 (22 janvier)

.aucune

PONTIFICAT DE PIE XI : 1922 (6 février) – 1939 (10 février)

.1922 : Bianchi Tipo 15

.1922 : Bianchi Tipo 20

.21 avril 1929 : Fiat 525 M

.1er mai 1929 : Isotta Fraschini Tipo 8

.9 novembre 1929 : Graham-Paige 837

.9 juin 1930 : Citroën Lictoria Sex (C6E Lictoria)

.14 novembre 1930 : Mercedes 460 Nürburg

Ces automobiles sont pour la plupart (entre autres et au milieu de somptueux carrosses) visibles au Musée du Vatican.

POUR EN SAVOIR PLUS :

.Le site Internet des musées du Vatican

 

 

 

 

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