La 911 2.7 hérite du surnom officiel de « Carrera », donné chez Porsche aux modèles les plus sportifs de la gamme (copyright archives AgrippA-mediA /// Porsche AG)

La 911 2.7 hérite du surnom officiel de « Carrera », donné chez Porsche aux modèles les plus sportifs de la gamme
(copyright archives AgrippA-mediA /// Porsche AG)


La cote en collection de la Porsche 911 Carrera RS 2.7 a triplé ces cinq dernières années. Les beaux exemplaires dépassent aujourd’hui le million d'euros. (copyright archives AgrippA-mediA /// Porsche AG)

La cote en collection de la Porsche 911 Carrera RS 2.7 a triplé ces cinq dernières années. Les beaux exemplaires dépassent aujourd’hui le million d'euros.
(copyright archives AgrippA-mediA /// Porsche AG)


La Porsche 911 Carrera RS 2.7 existe en deux versions : une « Touring » équipée des équipements de confort habituels et une « Sport » déshabillée de tout ce qui ne contribue pas à la performance (copyright archives AgrippA-mediA /// Porsche AG)

La Porsche 911 Carrera RS 2.7 existe en deux versions : une « Touring » équipée des équipements de confort habituels et une « Sport » déshabillée de tout ce qui ne contribue pas à la performance
(copyright archives AgrippA-mediA /// Porsche AG)


PORSCHE 911 CARRERA RS 2.7 :
L’ICÔNE À QUEUE DE CANARD

« RS », INITIALES D’UN IDÉAL AUTOMOBILE. SANS ÊTRE RARE, LA PORSCHE 911 CARRERA RS 2.7 EST TRÈS CONVOITÉE ET CONSTITUE AUJOURD’HUI UNE PIÈCE MAÎTRESSE CHEZ LES COLLECTIONNEURS. SA COTE -PAS SEULEMENT D’AMOUR- NE CESSE DONC DE GRIMPER.

Parmi les innombrables versions et variantes qui jalonnent la légendaire saga de la 911, les Carrera constituent une sorte nec plus ultra pour les passionnés de conduite sportive, et un Graal pour bien des collectionneurs de sportive des années 70. Au nombre de celles-ci, la RS 2.7 millésime 1972/1973 est sans doute la plus appréciée des 911, toutes versions confondues, comme tend à l’indiquer la vertigineuse envolée de sa cote qui a triplé en cinq ans et s’établit actuellement entre 500 000 et un million d’euros pour des exemplaires en état irréprochable.

 

RS POUR “RENNSPORT”. DU 100% PUR COURSE !

 

A côté de ses modèles de production standard, Porsche a périodiquement lancé des séries limitées au caractère sportif marqué, labellisées « Carrera ». Cela en référence au succès de la marque dans la légendaire épreuve routière mexicaine, la Carrera Panamericana en 1953 (victoire en moins de 1600 cm3) puis en 1954 (victoire en moins de 1500 cm3), et « RS » du mot allemand « RennSport » (« course »).

La première manifestation de cette excellente habitude s’est produite aux temps de la 356, dans les années 1958-1959. Puis, l’opération se répéta en 1972 pour permettre l’homologation sportive en catégorie Grand Tourisme d’une 911 dotée d’un rapport poids/puissance ultra performant, qui requérait la production de 500 exemplaires en douze mois –le modèle objet de nos attention.

 

TROIS SÉRIES IDENTIQUES… MAIS PAS EXACTEMENT !

 

L’initiative remporta un si vif succès qu’une deuxième série de 536 voitures, puis une troisième de 554 exemplaires, furent lancée (et vendue) l’année suivante, ce qui eut pour effet de porter la production totale du modèle à 1590 exemplaires précisément. Les fins connaisseurs du modèle recherchent de préférence les exemplaires de la première série, plus légères car leur carrosserie fut fabriquée dans une tôle d’acier plus mince.

À l’époque, les 911 S standards étaient dotées d’un bloc 2.4 litres de 190 ch et peinaient à rivaliser en course avec les BMW 3.0 CSI et les Ford Capri 3 litres, plus puissantes, ainsi qu’avec les berlinettes Alpine 1600, moins musclées, mais plus légères et dominatrices en rallyes.

Allégées d’une centaine de kilos et équipées d’une version suralésée à 2.7 litres du six cylindres boxer fournissant 20 ch et 4 m/kg de couple de plus, les Carrera RS furent ainsi pourvues des atouts nécessaires pour affronter la concurrence. Mieux encore : une version 2.8 litres de 280 chevaux élaborée par l’usine pour la compétition parvint même à remporter les 24 Heures de Daytona, manche inaugurale du championnat du monde des Marques 1973, en profitant des défaillances des Lola, Mirage et autres Matra, et en battant les Ferrari Daytona et les Corvette !

En terme de structures, la Carrera RS se différenciait assez peu de la 911 S. A l’avant, la traverse était réalisée en aluminium forgé et les bras inférieurs de la suspension MacPherson étaient renforcés, de même que les bras obliques de la suspension arrière. Chaque train roulant était pourvu d’une barre anti-roulis et de freins à disque ventilé. À l’origine, les roues avant de 6’’ étaient chaussées en 185/70-15 et les arrière de 7’’ en 215/60-15.

 

PURE SPORT OU TOURISME

 

Côté carrosserie, en revanche, la Carrera RS était nettement identifiable grâce à son équipement aérodynamique spécifique, composé de boucliers avant et arrière en polyester et surtout du proéminent becquet qui surmonte le capot moteur, réalisé dans le même matériau. Surnommé « queue de canard », cet appendice qui fit sensation à l’époque est véritablement l’emblème qui caractérise ce modèle.

L’acquéreur d’une Carrera RS avait le choix entre deux versions, propulsées par le même six cylindres à simple arbre à cames en tête par rangée de cylindres, injection Bosch, pistons forgés, carter sec et refroidi par air, mais différemment équipées. Ceux qui voulaient faire de la compétition commandaient la « Sport », dépouillée au maximum pour gagner le plus de poids possible. Plus de chauffage, d’insonorisant, de moquette, de montre et de radio de bord, d’accoudoirs, de vide-poches, de sièges arrière… Les fauteuils cédaient la place à de minces baquets, les vitre de custode ne s’entrouvraient plus, les portes s’ouvraient de l’intérieur en pesant sur de simples lanières de cuir, la serrure du capot moteur avait été remplacée par une paire d’attaches rapides en caoutchouc… Une version plus civilisée, dénommée « Touring », dotée d’un équipement similaire à celui de la 911 S, était proposée -moyennant supplément- à ceux qui voulaient une grande routière très performante, sans sacrifier à un minimum de confort.

Quelle que soit la version, elle est une voiture de sport très polyvalente, performante sur piste comme sur route, facile à conduire et agréable à piloter. Des qualités qui lui ont permise de régulièrement fréquenter les podiums des saisons 1973 et 1974 –et bien au-delà. Et qui font d’elle une voiture de collection hautement désirable.

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

.La fiche technique de la Porsche 911 Carrera RS 2.7

 

 

 

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