Cette Ferrari 166MM, sortie des ateliers de la marque en 1950 carrossée en barquette par Touring, a couru régulièrement en 1950 et 1951. Elle a ensuite semble-t-il changé de propriétaires à trois reprises, avant de disparaître totalement de la circulation en 1953. Détruite ? Endormie ? (copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)

Cette Ferrari 166MM, sortie des ateliers de la marque en 1950 carrossée en barquette par Touring, a couru régulièrement en 1950 et 1951. Elle a ensuite semble-t-il changé de propriétaires à trois reprises, avant de disparaître totalement de la circulation en 1953. Détruite ? Endormie ?
(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)


Inutile de chercher les 156 F1 « sharknose » championnes du monde en 1961 avec Phil Hill. Elles ont toutes été détruites par l’usine. Une destruction avérée et dûment mentionnée dans les registres de l’usine. Des nombreuses explications ont été avancées. Nous laissons votre imagination travailler… (copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ferrari Media)

Inutile de chercher les 156 F1 « sharknose » championnes du monde en 1961 avec Phil Hill. Elles ont toutes été détruites par l’usine. Une destruction avérée et dûment mentionnée dans les registres de l’usine. Des nombreuses explications ont été avancées. Nous laissons votre imagination travailler…
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives Ferrari Media)


Des deux AAC 815, les toutes premières voitures produite par l’Ingegnere avant qu’il puisse réutiliser son nom, il ne reste qu’un exemplaire. L’autre aurait été détruite après la seconde guerre mondiale. Mais personne n’a jamais pu en attester ni trouver le casseur qui aurait procédé à l’opération. (copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)

Des deux AAC 815, les toutes premières voitures produite par l’Ingegnere avant qu’il puisse réutiliser son nom, il ne reste qu’un exemplaire. L’autre aurait été détruite après la seconde guerre mondiale. Mais personne n’a jamais pu en attester ni trouver le casseur qui aurait procédé à l’opération.
(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén)


Les Ferrari 275 GTB/C Competizione sont parmi les voitures les plus rares produites par Ferrari dans les années soixante. Cet exemplaire, châssis n°06701, a été adjugé par RM Auctions le 16 août 2014 aux Etats-Unis lors de la vente de Monterey pour 26,4 millions de dollars. Mais où est passée l'une de ses sœurs, la 275 GTB/C n°07217 ? (copyright archives AgrippA-mediA /// archives RM Auctions)

Les Ferrari 275 GTB/C Competizione sont parmi les voitures les plus rares produites par Ferrari dans les années soixante. Cet exemplaire, châssis n°06701, a été adjugé par RM Auctions le 16 août 2014 aux Etats-Unis lors de la vente de Monterey pour 26,4 millions de dollars. Mais où est passée l'une de ses sœurs, la 275 GTB/C n°07217 ?
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives RM Auctions)


LES FERRARI DISPARUES…
VOLÉES, PERDUES, CACHÉES ?

DEPUIS 1947, DATE DE LA CRÉATION DE FERRARI PAR ENZO L'INGEGNERE, PLUSIEURS CENTAINES DE FERRARI MAJEURES, DE COURSE OU DE ROUTE, ONT DISPARU. APRÈS UNE COMPÉTITION, APRÈS UN SALON, AU FIL DE LEUR CHANGEMENT DE PROPRIÉTAIRES, ON A SOUDAIN PERDU TOUTE TRACE DE CES TRÉSORS. DÉTRUITES ? ENDORMIES AU FOND D’UNE GRANGE ? MYSTÈRE.
PETIT INVENTAIRE ET EXEMPLES D'AUTRES MARQUES POUR FANTASMER UN PEU…
. PREMIÈRE PARTIE : LES FERRARI DISPARUES
. DEUXIÈME PARTIE : LES MASERATI DISPARUES
. TROISIÈME PARTIE : AUTRES DISPARUES CÉLÈBRES

Et vous, votre fantasme automobile, c’est quoi ? Vous élancer au départ des Mille Miglia à six heures du matin au volant d’une Alfa Romeo 8C ? Prendre un relais dans une Porsche 917 au Mans Classic ? Négocier à la perfection le « tire bouchon » de Laguna Seca sanglé dans une Shelby Cobra Daytona tandis qu’une meute d’adversaires peine à garder le contact ? Rouler cheveux au vent sur l’anneau de Montlhéry dans une Bugatti 35 ? Peut-être plusieurs de ceux-ci, peut-être d’autres !

Mais il en est un autre, universel : au hasard d’un héritage aussi maigre qu’inattendu, découvrir dans la vieille grange dont on ouvre la porte avec précaution pour ne pas l’effondrer, une belle endormie. Ferrari, Bugatti, Maserati, Aston Martin, chacun mettra en image dans cette fantaisie la voiture de ses rêves. Impossible, conte de fées ? Pas si sûr… L’examen attentif des registres de productions des constructeurs nous apprend au contraire que l’occurrence est probable.

Prenons en exemple les deux marques italiennes les plus prestigieuses : Ferrari et Maserati. Rapprochons les inventaires des sorties d’usines (pas toujours rigoureusement tenus, mais ceci est un autre débat…) des listes des voitures circulant encore (que nous constituons depuis plusieurs années, n’hésitez pas à nous y aider !). Que constate-t-on : les deux tiers des Ferrari majeures (voitures de courses et modèles de route d’exception) construites entre la création de la marque en 1947 et le milieu des années soixante (soit un peu moins de deux décennies, avant le démarrage de la production très industrialisée à Maranello) sont encore connues et roulent pour la plupart. Soit environ six cents voitures.

 

350 FERRARI DISPARUES. AU MINIMUM…

 

Pour Maserati, créée en 1914 mais ayant produit ses premières autos (des modèles de course) en 1926, la proportion de voitures construites lors des trois premières décennies et roulant encore atteint à peine une sur deux, avec un chiffre de production bien inférieur (environ 521 autos de 1926 à 1957 à la veille de la mise en production de la 3500GT quand Ferrari en avait produit près du double dans sa première décennie d’existence de 1947 à 1957 !). Le reste, au bas mot 300 à 350 Ferrari et 260 à 300 Maserati, a disparu. Toute trace en est perdue.

Mais rentrons un peu plus dans le détail…

Concernant les belles de Maranello, cette histoire de voitures disparues ne commencerait pas par le commencement si nous omettions d’évoquer la première des Ferrari… qui ne s’appelait pas Ferrari mais AAC 815 !

Ayant quitté Alfa Romeo fin 1938, Enzo Ferrari s’était engagé, en échange de confortables indemnités, à ne pas avoir d’activité automobile sous son nom pendant quatre ans (jusqu’à fin 1942). Il respecta la lettre de cet engagement mais pas son esprit, et construisit deux voitures de course sous le nom de AAC 815 (AAC pour Auto Avio Costruzioni, 815 pour 8 cylindres de 1,5 litres de cylindrée). L’une sera confiée à Alberto Ascari, châssis 815/021 –elle appartient aujourd’hui à un collectionneur italien. L’autre, la première, châssis 815/020, fut vendue à un gentleman driver, le marquis Lotario Alfonso Rangoni Machiavelli. Tué pendant la guerre, sa voiture a disparu. La rumeur veut qu’elle ait été détruite, mais on n’a jamais pu trouver le ferrailleur qui s’en serait chargé. Beaucoup la cherchent toujours.

Mais des Ferrari s’appelant Ferrari et historiquement presque aussi importante que l’AAC 815 châssis 815/020 ont, elles aussi, un beau jour disparu. Disparu à la suite d’une exportation vers un pays lointain, parfois agité ; disparu à la suite du décès soudain de l’acquéreur et du fait d’héritiers négligents ; disparu parce que le propriétaire s’était fait une frayeur dès les premiers kilomètres et avait immédiatement garé la voiture au fond d’un garage pour ne l’en jamais ressortir (phénomène plus courant qu’on ne le pense) ; disparu, aussi, à la suite d’un accident dont on ne sait s’il a été fatal à la voiture ou si l’épave a été conservée ; disparu, enfin, notamment pour les voitures de course, en raison de leur obsolescence sportive qui les condamne, lorsqu’elles ne sont plus compétitives ou que la réglementation change, à être oubliées au fond d’un hangar (beaucoup de voitures de course ont été redécouvertes à la suite de semblables abandons). Toutes disparitions donnes des raisons d’imaginer des réapparition, non ?

 

KEITH BLUEMEL, HISTORIEN MODÈLE

 

De nombreux spécialistes tentent de retisser ces canevas historiques pour redonner vie à des voitures oubliées. Les motivations sont généralement mercantiles : les Ferrari anciennes affiches des valeurs en euros à six chiffres, souvent à sept, et parfois à huit.

Mais quelques historiens tentent de retrouver ces perles rares par amour de la marque. Le plus sérieux d’entre eux est britannique : il s’agit de notre ami Keith Bluemel. Keith, ingénieur de profession, ferrariste par passion, mérite le qualificatif de « plus sérieux historien de Ferrari » (et de plus fiable) car ses travaux n’ont, eux, aucune autre motivation que la reconstitution de l’histoire de la marque. Il ne vend ni n’achète. Et lorsque son avis d’expert est requis, c’est en toute indépendance qu’il l’exprime. Depuis plus longtemps que nous (cela fait bien quarante ans !), cet érudit agrège tout ce qui permet de compléter l’arbre généalogique de la production de Maranello, de redonner un pedigree exact à chaque auto, d’en vérifier l’authenticité, d’identifier les voitures complètes comme les organes dispersés çà et là. Son inventaire de la lignée fait apparaître des manques concernant des voitures clefs de l’histoire de la marque –carrosserie spéciales ou modèles de compétition.

Voici donc, pour alimenter vos fantasmes et exciter votre appétit, piochés dans sa liste et dans la nôtre, quelques exemples de Ferrari disparues. Elles sont ici présentées dans l’ordre des numéros de châssis (qui correspondent à quelques exceptions près, à un ordre chronologique croissant). Selon la numérotation en vigueur chez Ferrari, les châssis portant un numéro pair sont ceux de voitures de course, ceux portants un numéro impair appartiennent à des GT (de compétition ou “civiles”).

 

PETITES LISTES DE FERRARI DISPARUES…

 

166 MM Spider, châssis n°0028M : aucune trace depuis 1953 – 212 Export Motto Berlinetta, châssis n°0074E : n’a pas été vue depuis les Mille Miglia 1955 ; pourrait être au Brésil – 212 Export Vignale Coupé, châssis n°0146E : vendue neuve en Allemagne en 1951, disparue depuis le Grand Prix de Cuba  – 225 Sport Vignale Spider, châssis n°0162ED : vendue neuve en Italie, dernière trace à Cuba en 1957 – 225 Sport Vignale Spider, châssis n°0200ED : vendue neuve au Portugal en 1952, elle n’a pas été revue depuis 1953 – 250 MM Vignale Spider, châssis n°0282MM : voiture officielle de la Scuderia en 1953, disparu depuis la saison 1954 – 625 TF Vignale Berlinetta, châssis n°0302TF : elle aurait brûlé en 1953, recarrossée elle a continué à courir ; disparue depuis la saison 1955 – 625 TF Vignale Spider, châssis n°0306TF : aperçue pour la dernière fois en Argentine en 1955, aurait été détruite – 250 MM PF Berlinetta, châssis n°0356MM : vendue neuve en Italie en 1954, n’a jamais été revue depuis la fin des années cinquante – 375 MM PF Berlinetta, châssis n°0378AM : vendue neuve en Italie en 1953, na jamais été revue depuis – 375 MM PF Berlinetta, châssis 0380AM : aurait été détruite – 500 Mondial PF Spider, châssis n°0424MD : vendue en France en 1954, disparu depuis la saison 1955 – 750 Monza Scaglietti Spider, châssis n°0508M : aurait été détruite dans un accident (et incendie) en 1955 – 750 Monza Scaglietti Spider, châssis n°0516M : vendue en Italie en 1955, disparu dans le courant de la saison – 750 Monza Spider Scaglietti, châssis n°0524M : vendue neuve au Portugal en 1955, aurait été détruite dans un accident en 1957 – 118 LM, châssis n°0544LM : cette voiture qui figure dans les registres de Ferrari est une énigme totale, peut-être un prototype – 750 Monza Scaglietti Spider, châssis n°0548M : louée par l’suien à un Suisse en 1955, disparu à la fin de la saison 1957 – 750 Monza Scaglietti Spider, châssis n°0550M : vendue en Italie en 1955, disparu après deux courses – 500 Mondial Scaglietti Spider, châssis n°0576MD : vendue neuve au Portugal en 1955, accidentée dès sa première course, n’a jamais été revue depuis – 500 Test Rossa Scaglietti Spider, châssis n°0608MDTR : vendue en Italie en 1956, disparu depuis 1958 – 500 Testa Rossa Scaglietti Spider, châssis n°0624MDTR : vendue neuve en France en 1956, accidentée lors des 24 Heures du Mans, aurait été détruite – 500 Testa Rossa Scaglietti Spider, châssis n°0636MDTR : volée à Maranello en juin 1997, beaucoup de pièces détachées retrouvées, mais le châssis n’a jamais été revu depuis – 625 LM Scaglietti Spider, châssis n°0644MDTR : voiture officielle de la Scuderia Ferrari construite en 1956, accidentée aux Etats-Unis en 1957, jamais revue – 500 Testa Rossa, châssis n°0648MDTR : vendue en Italie en 1956, aurait été détruite après un accident qui coûta la vie au pilote en 1957 – 335 S Scaglietti Spider, châssis n°0676 : aurait été détruite dans un accident sur l’autodrome de Modène en 1957 – 500 TRC Scaglietti Spider, châssis n°0694MDTR : vendue au Portugal, aurait été détruite après un accident qui coûta la vie à son pilote en 1957 – Dino 206 S, châssis n°0740 : voiture officielle de la Scuderia Ferrari en 1958, disparu depuis 1959 – 250 Testa Rossa, châssis n°0782TR : vue pour la dernière fois lors de tests à Monza le 15 septembre 1960 ; aucune trace ultérieure dans les registres de l’usine, pas même d’une vente ou d’une destruction – 275/330 P, châssis n°0830 : voiture officielle de la Scuderia Ferrari construite en 1965, aurait été détruite après un accident qui coûta la vie à son pilote lors d’essais privés à Monza en 1965 – Dino 206 S, châssis n°0842 : voiture officielle de la Scuderia Ferrari construite en 1965, aurait été détruite après un accident qui coûta la vie à son pilote au Mugello en 1967 – 330 P3/4, châssis n°0846 : elle brûla lors des 24 Heures du Mans 1967 ; les registres de l’usine indiquent que la voiture fut démontée afin de récupérer les pièces détachées ; aucune mention d’une vente du châssis ; une voiture portant ce numéro de châssis aux Etats-Unis est l’objet de nombreuses controverses – 312 P(B), châssis n°0874 : voiture officielle de la Scuderia Ferrari produite en 1971, détruite dans l’accident et l’incendie qui coûta la vie à son pilote à Buenos Aires en janvier 1971 – 512 S, châssis n°1008 : détruite après un accident qui coûta la vie à son pilote au Norisring en 1971 ; une réplique utilise ce numéro aux Etats-Unis – 512 S, châssis n°1022 : ce châssis aurait été utilisé pour réparer le châssis n°1032, et renuméroté ; les différents organes auraient été utilisés pour construire la voiture châssis n° 1050 –sujet de controverses – 275 GTB/C, châssis n°07217 : les registres de l’usine Ferrari indiquent qu’il s’agit d’une voiture de compétition, mais ne précisent pas si une carrosserie a été réalisée, ni s’il y a eu vente ou destruction ; énigme totale !

 

POUR EN SAVOIR PLUS :
.Les Maserati disparues (2/3)
.Autres disparues célèbres (3/3)

 

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