La plus célèbre querelle entre deux propriétaires opposa pendant cinq ans l’Italien Fabrizio Violati et l’Autrichien Egon Hofer au sujet de la Ferrari 330P châssis #0818 dont ils possédaient chacun un exemplaire. La justice italienne affirma en 2011 que la seule vraie 0818 était celle de Fabrizio Violati. Il s’agit en fait du cas caractéristique d’une voiture accidentée dont les morceaux servirent à la reconstruction de deux voitures. Les deux collectionneurs auraient dû être renvoyés dos à dos. Mais quid de la réelle indépendance des experts consultés par les tribunaux dans cette procédure -comme dans d'autres ? (copyright archives AgrippA mediA /// archives Talacrest)

La plus célèbre querelle entre deux propriétaires opposa pendant cinq ans l’Italien Fabrizio Violati et l’Autrichien Egon Hofer au sujet de la Ferrari 330P châssis #0818 dont ils possédaient chacun un exemplaire. La justice italienne affirma en 2011 que la seule vraie 0818 était celle de Fabrizio Violati. Il s’agit en fait du cas caractéristique d’une voiture accidentée dont les morceaux servirent à la reconstruction de deux voitures. Les deux collectionneurs auraient dû être renvoyés dos à dos. Mais quid de la réelle indépendance des experts consultés par les tribunaux dans cette procédure -comme dans d'autres ?
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Talacrest)

VOITURES DE COLLECTION :
FAUSSES ET USAGES DE FAUSSES

LA QUESTION DE L’AUTHENTICITÉ D’UNE VOITURE DE COLLECTION NE POSE DE VRAI PROBLÈME QU’EN CAS DE TRANSACTION SI LE CLONE EST PRÉSENTÉ COMME UN ORIGINAL. DE NOMBREUX ZÉROS SÉPARENT EN EFFET LE VRAI DU FAUX. QUAND L'AFFAIRE EST TROP BELLE, NE CROYEZ PAS AU PÈRE NOËL...

1ère PARTIE : LA TENTATION DES FAUSSES VOITURES

2ème PARTIE : FAUX ET DOUBLES USAGES DE FAUX

3ème PARTIE : L’ÉCHELLE DE JENKINSON

C’est hors des circuits que le problème des fausses voitures de collection se pose le plus. Si, ainsi que nous l’avons vu dans notre sujet “La tentation des fausses voitures“, dans le paddock seule importe la conformité d’une auto de course à son passeport technique, il en est tout autrement une fois la course finie. Il ne s’agit plus alors de podium et de médaille d’or, mais d’argent…

La polémique surgit toujours à la faveur d’une transaction, lorsqu’un acheteur conteste l’authenticité, partielle ou totale, de la précieuse auto qu’il vient d’acheter -fort cher (il y a peu de chance de voir un acheteur traîner un vendeur au tribunal à la suite d’une transaction sur une populaire française à moins de 10 000 euros –cela arrive cependant). L’intention poursuivie par les faussaires est toujours de faire grimper le prix lors d’une transaction ou d’escroquer un assureur.

 

QUATRE MOTIFS DE FÂCHERIES

 

Les tromperies les plus fréquentes sont de plusieurs natures :

.le doublon : soudain, un propriétaire s’aperçoit qu’un autre collectionneur détient une voiture portant le même numéro de série que celui de la voiture qu’il vient d’acquérir.

.la voiture non conforme à son numéros de châssis : c’est parfois le cas avec des autos qui ont existé dans plusieurs versions, certaines valant beaucoup plus cher que d’autre. Par exemple les Ferrari Daytona dont la transformation en Spyder n’a pas été faite à l’époque de leur sortie des ateliers de Maranello, mais beaucoup plus récemment. Également, toujours pour les Daytona, des versions de route transformées en Groupe 4 de compétition. Dans l’un comme l’un comme l’autre cas, les valeurs sont 4 à 6 fois supérieures…

.le faux numéro de châssis : le numéro de série est fantaisiste et n’a jamais été apposé sur la voiture par le constructeur. La voiture est une fausse ancienne, une voiture neuve vieillie. Une astuce souvent utilisée pour les modèles de marques éteintes ou dont les archives sont incomplètes ou détruites

.la recréation en secret d’une voiture qui avait été totalement détruite et que l’on déclare soudain retrouvée : certaines « sorties de granges » américaines, trop miraculeuses pour être vraies, ont récemment attiré l’attention des spécialistes.

Dans ces deux derniers cas, les analyses métallurgiques permettent de démêler le vrai du faux.

 

APPUYEZ-VOUS SUR NOS EXPERTS

 

Dans le doute, la parole doit être donnée à ceux qui savent. Attention cependant à bien distinguer ce qui savent de ceux qui disent savoir à grand renforts d’avis sur les forums internet et dans les magazines, voire à coup de titres fantaisistes imprimés sur les cartes de visites… Par ailleurs, la crédibilité que l’on peut accorder aux spécialistes est inversement proportionnelle à l’intérêt pécuniaire direct qu’ils tirent de l’avis qu’ils émettent. Autre point important : s’il est normal, quand leur compétence est avérée, que ces sachants soient rémunérés pour leur travail (quel que soit le résultat de leurs investigations), qu’ils soient intéressés à la transaction ne l’est pas. En pareil cas, vous pourrez demander réparation en justice –la loi française érige en principe que l’on ne puisse être à la fois juge et partie. Le meilleur moyen de se préserver de ces avis à géométrie variable ? Faire appel aux experts agréés par Aon Classic Car. Vous pouvez aussi vous rapprocher de quelques hommes au savoir et à la probité internationalement reconnus tel que, pour les Ferrari, notre correspondant en Grande Bretagne Keith Bluemel.

Certains constructeurs, particulièrement attachés à la préservation de leur passé (Mercedes, Porsche, BMW, Ferrari, Maserati,…) ont de leur côté créé des départements « classiques » qui, archives et collaborateurs spécialisés à l’appui, évaluent officiellement l’authenticité de leurs voitures et, si besoin, les restaurent dans les règles de l’art. Lors d’une transaction sur ces modèles, quand l’importance du chèque le justifie, nous vous conseillons de systématiquement doubler les conclusions d’un expert spécialisé agréé, d’une expertise par la marque. Après des lancements parfois hésitants, ces départements sont devenus particulièrement dignes de confiance Les procédures peuvent être parfois longues (de quelques semaines à quelques mois) et peuvent coûter plus de 10.000 euros si des analyses poussées doivent être engagées (par exemple des analyses métallurgiques). Mais ces précautions sont essentielles pour protéger votre investissement.

 

QUAND LES COLLECTIONNEURS VOIENT DOUBLE…

 

La plus délicate de toutes les situations est celle qui oppose deux propriétaires détenant des voitures ayant des numéros de châssis identiques. Ces situations existent aussi bien chez Ford (avec les GT40), chez Ferrari, chez Jaguar, chez Maserati, sans parler des marques françaises d’avant-guerre (notamment Bugatti).

Il s’agit, le plus souvent, de voitures qui, à la suite d’accidents, ont été réduites à un amas de pièces. Elles sont alors récupérées au fil du temps par plusieurs collectionneurs qui reconstruisent ensuite chacun une voiture dans leur coin. Un beau matin, deux voitures réapparaissent avec le même numéro. C’est le début des ennuis.

Certains propriétaires, les plus intelligents, parviennent à s’entendre pour réunir leurs deux voitures en une seule (l’exemple de la Jaguar Type D, châssis XKD530, vendue chez RM Auctions à Amelia Island le 14 mars dernier est un modèle du genre). D’autres se battent jusqu’au tribunal comme avait dû le faire Fabrizio Violati concernant sa Ferrari 330P, châssis n°0818, dont il existait un clone. La justice italienne avait tranché, décidant que la seule « vraie » 0818 était la sienne. Elle était pourtant très loin d’être authentique. Du moins au sens que Denis Jenkinson, le plus respecté de tous les journalistes britanniques, grand érudit, d’une intégrité incontestable et très fin connaisseur de tout ce qui touchait à la course, donnait au mot…

En 1987, Jenkinson proposait dans un ouvrage peu connu en France mais qui fit date outre-Manche (« Directory of Historic Racing Cars, the Survivors –Genuine, Anthentic & Facsimile »), de redonner un sens au mot « authenticité » et à quelques autres…

 

POUR EN SAVOIR PLUS :
.LA TENTATION DES FAUSSES VOITURES
.VRAIES ET FAUSSES VOITURES : L’ÉCHELLE DE JENKINSON

 

 

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