La Ferrari 365 GT4/BB est un modèle rare : 387 exemplaires produits. Ici celui vendu par RM Auctions lors de sa grande vente de Paris en février 2014 pour 187 600 euros. Depuis, la cote s'est envolée. (copyright archives AgrippA mediA /// archives RM Auctions Dirk de Jager)

La Ferrari 365 GT4/BB est un modèle rare : 387 exemplaires produits. Ici celui vendu par RM Auctions lors de sa grande vente de Paris en février 2014 pour 187 600 euros. Depuis, la cote s'est envolée.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives RM Auctions Dirk de Jager)


La Ferrari 365 GT4/BB a été dessinée par Pininfarina dans un style totalement en rupture avec la 365 GTB/4 « Daytona » à laquelle elle succède au catalogue. (copyright archives AgrippA mediA /// archives RM Auctions Dirk de Jager)

La Ferrari 365 GT4/BB a été dessinée par Pininfarina dans un style totalement en rupture avec la 365 GTB/4 « Daytona » à laquelle elle succède au catalogue.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives RM Auctions Dirk de Jager)


Le 12 cylindres est dérivé des blocs de F1. Il a été improprement appelé "Boxer" par Ferrari : les six paires de pistons placés face à face ne se déplacent pas en opposition mais dans le même sens. (copyright archives AgrippA mediA /// archives RM Auctions - Dirk de Jager)

Le 12 cylindres est dérivé des blocs de F1. Il a été improprement appelé "Boxer" par Ferrari : les six paires de pistons placés face à face ne se déplacent pas en opposition mais dans le même sens.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives RM Auctions - Dirk de Jager)


FERRARI 365 GT4/BB et 512 BB :
LES PROCHAINES FERRARI CLASSIQUES

QUAND IL LANCE LA 365 GT4/BB EN 1971, ENZO FERRARI SAIT QUE LES DENTS DES FERRARISTES VONT GRINCER. MAIS IL TIENT BON. L'HISTOIRE LUI DONNE RAISON : LA FERRARI 365 GT4/BB ET SES HÉRITIÈRES, LES 512 BB ET 512 BBi, SONT AUJOURD’HUI PARMI LES FERRARI DE COLLECTION RÉCENTES LES PLUS DÉSIRABLES. APRÈS LES 275 GTB ET LES 365 GTB/4 DAYTONA, les 365 GT4/BB, LES 512 BB ET LES 512 BBi SONT LES PROCHAINES FERRARI DONT LA COTE, QUI FRÉMIT, VA GRIMPER.

Lorsqu’elle est présentée sous forme de prototype au Salone dell’Automobile de Turin en 1971 pour succéder à la 365 GTB/4 « Daytona », la Ferrari 365 GT4/BB (BB pour « Berlinetta Boxer ») choque les puristes de la Ferrari, les Ferraristes “canal historique”.

Elle interrompt en effet la lignée des grandes GT Ferrari 12 cylindres à moteur avant. Mais cette rupture avec la tradition vient d’en haut. Car c’est Enzo Ferrari qui, peut-être sous la pression du marché –notamment de ses importateurs à travers le monde, a décidé que ce nouveau modèle aurait un moteur central arrière. Qui plus est, celui-ci n’est plus un V12 –du moins est-il un V12 dont l’angle d’ouverture est de 180°, c’est à dire un V12 à plat !

Enzo Ferrari suit là -logiquement- l’architecture de ses voitures de course de l’époque, créations de l’ingénieur Mauro Forghieri, qui exercent alors leur domination sur les circuits tant en Formule 1 qu’en Sport Prototype. La rupture avec le bloc qui équipe la Daytona n’est pas complète puisque l’alésage et la course de ce V12 ont été conservés. Par rapport à son aîné, il dispose cependant de courroies crantées à la place des traditionnelles chaînes pour l’entraînement des arbres à cames.

Le dessin est dû au crayon du studio Pininfarina. Aujourd’hui encore, il est redoutable de beauté brutale. Sans doute l’une de ses plus belles réalisations.

Mais le destin, de la 365 GT4/BB est presque joué d’avance. Car apparaissent en cette année 1971 des normes antipollution américaines qui deviennent contraignantes pour Ferrari.

Au moteur 4,4 litres de la 365 GT4/BB (380 ch à 7.500 tr/min) succède donc en 1976 le 5 litres de la 512 BB. Avec un régime réduit à 6.800 tr/min, l’augmentation de cylindrée compense à peine une puissance en baisse d’une vingtaine de chevaux. De la même façon, en 1981, le passage à l’injection Bosch K-Jetronic en remplacement des carburateurs Weber est loin d’être un progrès sur le plan des performances. Et que dire de l’apparition de la version à injection, la 512 BBi (340 ch à 6.300 tr/min) qui, douze ans après la Daytona, est moins puissante que sa vénérable aînée malgré un moteur de plus forte cylindrée !

Mais laissons là nos critiques technique et passons à l’essentiel : la conduite. Elle vous promet des sensations ! Nettement plus agile que la Daytona, la BB ne débarrasse cependant guère son conducteur de la sensation qu’il a une assez grosse voiture entre les mains. Avec son monumental 12 cylindres à plat installé un peu haut juste derrière l’habitacle, on ressent dans le comportement de la BB, comment dire, pour être poli, « les signes d’un dressage incomplet ». Pas d’aides électroniques, pas d’assistances au pilotage, tout vous arrive brut de mécanique. Poussée trop loin, la Berlinetta Boxer se cabre, devient délicate, laisse exploser son tempérament de pur-sang. Bon Cavallino ne saurait mentir.

Le plus périlleux : les conditions de faible adhérence. Un conseil : ne vous croyez pas plus fort que la machine avant d’avoir compris, sur circuit, en toute sécurité, comment dompter cet animal retors lorsque l’eau couvre l’asphalte. Il vous faudra du temps. Non pas que la beste soit vicieuse, mais elle manque tout simplement de progressivité, d’onctuosité, dans ses réactions (euphémisme…). La 365 (et dans une moindre mesure cependant la 512) vous rappellera toujours qu’elle est fille de course. Et qu’à se titre elle ne se donne pas au premier conducteur venu -surtout si elle est en monte pneumatique un peu haute…

Délaissées pendant de nombreuses années, longtemps quasi invendable au-dessus de 50 000 euros, les 365 GT4/BB (et dans une moindre mesure pour le moment, dans l’ordre, les 512 “carburateur”, puis les “injection”) ont vu depuis trois ans leur cote frémir. Celle-ci est actuellement comprises entre 250 000 euros, pour un exemplaire en bon état, et 500 000 euros pour des autos exceptionnelles. Certaines voitures comportant des frais se trouvent encore à des tarifs inférieurs à 200 000 euros, mais prudence : le 12 cylindre, sa boîte de vitesse, le châssis, peuvent vous entraîner dans de coûteuses restaurations…

 

VOUS POSSÉDEZ UNE FERRARI 365 GT4/BB, UNE FERRARI 512 BB,
OU UNE FERRARI 512 BBI ?
ASSUREZ-LA AVEC AON CLASSIC CAR À DES CONDITIONS TRÈS AVANTAGEUSES ET DES TARIFS TRÈS ATTRACTIFS !

 

Aon Classic Car votre partenaire
assurance voiture de collection , assurance voiture d’exception ,

assistance voiture de collection , assistance voitures d’exception .
Renseignements , tarifs , demandes de devis sur www.aonclassiccar.fr
Aon Classic Car, l’assurance est une relation de confiance

S'assurer avec
Aon Classic Car
Votre devis personnalisé
Assurance, Assistance :
contrats et tarifs sur mesure