Harley J. Earl, patron du style de General Motors, posant en 1958 devant (de gauche à droite) les Firebird I, II et III. Elles ont fait rêver l’Amérique à une voiture-fusée pour la route. (copyright archives AgrippA mediA /// archives GM Heritage)

Harley J. Earl, patron du style de General Motors, posant en 1958 devant (de gauche à droite) les Firebird I, II et III. Elles ont fait rêver l’Amérique à une voiture-fusée pour la route.
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Harley J. Earl, patron du style de General Motors, aux côtés de Mauri Rose installé dans la Firebird I pour sa première séance d’essais au printemps 1953 dans le désert de l’Arizona. (copyright archives AgrippA mediA /// archives GM Heritage)

Harley J. Earl, patron du style de General Motors, aux côtés de Mauri Rose installé dans la Firebird I pour sa première séance d’essais au printemps 1953 dans le désert de l’Arizona.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives GM Heritage)


La carrosserie en fibre de vert repose sur une structure tubulaire. La « voiture » est en réalité une turbine équipée de quatre roues entre desquelles on a posé un cockpit exigu. (copyright archives AgrippA mediA /// archives GM Heritage)

La carrosserie en fibre de vert repose sur une structure tubulaire. La « voiture » est en réalité une turbine équipée de quatre roues entre desquelles on a posé un cockpit exigu.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives GM Heritage)


La Firebird I était équipée de deux rapports de boîte de vitesses : "il y avait la position « vite » et la position « très vite »" dira son ingénieur en chef Hemmett Conklin qui fera le tout premier roulage. (copyright archives AgrippA mediA /// archives GM Heritage)

La Firebird I était équipée de deux rapports de boîte de vitesses : "il y avait la position « vite » et la position « très vite »" dira son ingénieur en chef Hemmett Conklin qui fera le tout premier roulage.
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FIREBIRD :
QUAND GENERAL MOTORS VOLAIT BAS !

NOTRE AMIE GENTLEWOMAN DRIVEUSE ET BLOGUEUSE CAROL QUINIOU ÉVOQUAIT HIER SUR SA PAGE FACEBOOK SA DOUCE NOSTALGIE DES "THUNDERBIRDS", "LES SENTINELLES DE L'AIR", CETTE SÉRIE ANGLAISE D'ANIMATION DES ANNÉES SOIXANTE (REDIFFUSÉE RÉGULIÈREMENT DEPUIS ET QUI A EU DROIT À UN NOUVEAU LONG MÉTRAGE EN 2004). MAIS LA RÉALITÉ AVAIT PRÉCÉDÉ LA FICTION : EN 1953, UN ÉTRANGE CIGARE À QUATRE ROUES FILAIT EN SIFFLANT DANS LE DÉSERT DE L’ARIZONA. GENERAL MOTORS S’ESSAYAIT À LA PROPULSION ALTERNATIVE. LE PROTOTYPE XP-21, PLUS CONNU SOUS LE NOM DE FIREBIRD I, AVAIT TROQUÉ SON MOTEUR POUR UNE TURBINE À GAZ...

En 1953, l’Amérique triomphante expose au monde sa puissance industrielle et technologique. Comme beaucoup d’entreprises américaines, General Motors est saisie d’une frénésie avant-gardiste et explore des territoires qui sont autant de pistes commerciales -souvent sans lendemain. Mais qu’importe : c’est l’époque de “l’Etoffe des Héros”, les débuts de la conquête spatiale. Demain la Lune…

Pour les ingénieurs du Département du Style de la GM, l’aérodynamique et les modes de propulsions utilisés dans l’aéronautique sont autant de sources d’intérêts. Leur directeur, Harley J. Earl, les encourage à donner libre cours à leur imagination et, aussi souvent que possible, à dépasser le stade de la planche à dessins pour faire prendre corps à leurs projets. Les Firebird I, II et III, sont la directe conséquence de cette politique dynamique –rendue possible par les très gros moyens financiers dont dispose General Motors à l’époque.

Earl et ses boys veulent savoir si les technologies aérospatiales ne seraient pas celles de l’automobile de la fin du XXe siècle. Finies les carrosseries vastes et opulentes : leur crayon ne sait plus dessiner que des missiles. Le mur du son pulvérisé par Chuck Yeager aux commandes de son Bell X-1 le 14 octobre 1947 a fait basculer le monde dans une nouvelle ère. Le réacteur pour remplacer le moteur à quatre temps. Von Braun contre Beau de Rochas…

La XP-21 n’est pas une étude de style, c’est un essai technique. Si les Firebird II et III seront beaucoup plus dessinées, cette première tentative ne vise qu’à poser sur quatre roues une turbine à gaz et à lui faire animer un véhicule terrestre. GM explore cette solution depuis les années trente. Le moteur à explosion a permis au plus lourd que l’air –l’avion- de décoller ? La turbine qui propulse les jets vers les étoiles à des vitesses supersoniques sera le futur de l’automobile ! Voilà en peu de mots résumée l’idée des Géo Trouvetou de GM.

La turbine à gaz n’est pas à proprement parler une technologie d’avant-garde. Les principes en ont été posés en Europe dès le XVIIIe siècle et modernisée fin XIXe. Mais ce sont évidemment les performances qu’elle démontre désormais dans les avions « à réaction » qui font briller les yeux des ingénieurs. Même si son rendement est plus faible que le moteur à quatre temps, la puissance délivrée les fait rêver. Sous la direction de l’ingénieur en chef Emmett Conklin, GM construit donc le prototype et installe à son volant Maury Rose, trois fois vainqueur d’Indy 500 et ingénieur chez Chevrolet.

Le désert de l’Arizona sert de champ d’expérimentation à cet obus qui délivre 370 ch aux roues quand le turbine tourne à 13000 tr/mn. Après quelques mois d’essais et de fort belles photos promotionnelles, GM va cependant conclure que le cycle à quatre temps de Beau de Rochas et le moteur dit “à explosion” ont, finalement, encore de l’avenir…

POUR EN SAVOIR PLUS :
Le site de GM Heritage

 

 

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