1957, les premières pistes de Mortefontaine sortent de terre. Le site le plus secret de l'automobile française est en train de naître. Et c'est Simca, forcément, qui les inaugure. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives CERAM)

1957, les premières pistes de Mortefontaine sortent de terre. Le site le plus secret de l'automobile française est en train de naître. Et c'est Simca, forcément, qui les inaugure.
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives CERAM)


Les installations du complexe de Mortefontaine vue d'avion. Un lieu aussi protégé que privilégié, aussi discret qu'efficace, au coeur d'un parc naturel. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives CERAM)

Les installations du complexe de Mortefontaine vue d'avion. Un lieu aussi protégé que privilégié, aussi discret qu'efficace, au coeur d'un parc naturel.
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives CERAM)


MORTEFONTAINE :
LA BASE SECRÈTE DES CONSTRUCTEURS

LE CIRCUIT DE MORTEFONTAINE, AUSSI CONNU SOUS LE NOM DE "CERAM", EST L'UN DES LIEUX LES PLUS SECRETS DE FRANCE. GARDÉ COMME UNE BASE MILITAIRE, CE CENTRE D’ESSAIS INSTALLÉ À QUARANTE KILOMÈTRES DE PARIS EST LA PISTE DE TESTS ET DE DÉVELOPPEMENT PRÉFÉRÉE DES CONSTRUCTEURS FRANÇAIS ET ÉTRANGERS DEPUIS BIENTÔT SOIXANTE ANS.

Eté 1957. En plein cœur des deux cents d’hectares de la forêt de Mortefontaine, les lapins et faisans fuient devant les machines de travaux publics. Là, à 40 km au nord de Paris, entre chênes et bouleaux, un chantier pharaonique : Simca, le constructeur français, construit sa piste d’essais. L’année précédente, Henri Théodore Pigozzi, propriétaire de la marque, a décidé qu’il allait se doter d’un outil grâce auquel ses ingénieurs allaient pouvoir développer en toute discrétion leurs nouveaux modèles. Le propriétaire des terrains, le comte de Gramont, a accepté de prêter ses terrains pour 30 ans aux projets de Théodore, son partenaire de chasse. Le circuit d’essais de Mortefontaine est né.
Quelques mois plus tard, début 1958, la première piste est terminée. Tapi derrière des murs le protégeant des regards indiscrets, ceux des concurrents ou des journalistes, le circuit routier est le plus moderne d’Europe : sur quatre kilomètres, son tracé fait la synthèse de toutes les difficultés d’un réseau routier. Courbes rapides, virages serrés, dénivelés, épingles, portions sinueuses à hautes vitesses, cassis, dos d’âne, longues lignes droites, tout est là, entrecoupé de zones pavées et de passages humides. Au milieu, de vastes aires asphaltées permettent d’effectuer des tests de freinage ainsi que des crash-tests en toute sécurité. La première voiture à inaugurer les installations est la petite Simca 1000. Pendant dix ans, tous les modèles de la gamme Simca vont lui succéder. En 1968, le géant américain Chrysler rachète le constructeur français, et prend le contrôle des installations qu’il développe. Le circuit routier est agrandi et, surtout, Chrysler fait sortir de terre un joyau : un anneau de vitesse de 3 km de long avec des virages relevés, taillé dans le relief, qui sera recouvert d’un asphalte quelques années plus tard (les vitesses atteintes y dépassent aujourd’hui les 300 km/h).

 

DES ESPIONS ACCROCHÉS DANS LES ARBRES

 

Mortefontaine devient peu à peu un lieu mythique. Protégé comme une base militaire stratégique, il est le lieu le plus secret de l’automobile française. Le centre d’essais fait fantasmer des générations de journalistes automobiles qui planquent dans les bois, s’installent dans des cabanes accrochées aux arbres pendant des jours entiers. Des exercices d’équilibristes pour apercevoir les « projets secrets » qui y sont développés. Ils rentrent souvent bredouilles, devant se contenter d’entendre sans les voir les modèles qui roulent jour et nuit.
Passé dans le giron de Peugeot-Citroën en 1978 lors de son acquisition de Chrysler Europe, Mortefontaine est repris en 1988 Valeo, qui le cède en 2003 à Pininfarina. Entre temps, les lieux ont pris un nouveau nom de baptême : Ceram, acronyme de « Centre d’Essais et de Recherche Automobile de Mortefontaine ».
Aujourd’hui, les installations sont la propriété de l’UTAC (Union Technique de l’Automobile du motocycle et du Cycle) qui possède également le centre d’essais de Montlhéry et son célèbre autodrome. Cet organisme, notamment chargé de l’homologation des véhicules destinés au marché français, continue de mettre ses pistes à la disposition des constructeurs français et étrangers. Le Ceram, par la qualité de ses infrastructures autant que grâce à ses équipes d’ingénieurs et de pilotes d’essais, est donc aujourd’hui encore un lieu indispensable aux constructeurs. Et de ce fait toujours aussi secret !
Haut murs, postes de sécurité et visites très réglementées réservent son accès à des utilisateurs soigneusement sélectionnés. Compte tenu des nombreux prototypes qui y sont en développement, pas question d’y pénétrer avec le moindre appareil capteur d’image -pas même un téléphone portable ou une console de jeux !

 

LES RASSEMBLEMENTS DE CLUBS BIENVENUS

 

Le Ceram s’ouvre cependant, à des moments choisis, à des activités publiques ou semi-publiques. Les constructeurs y réalisent des présentations à la presse ou à leurs clients et les clubs d’automobile ancienne peuvent y réaliser des rassemblements. Des entreprises viennent également y tenir des conventions ou des opérations d’incentive avec leurs personnels. La proximité de l’aéroport de Roissy-Charles De Gaulle est un atout.
Les invités découvrent alors les fantastiques installations dont on ne mesure l’ampleur que d’avion : circuit routier, anneau de vitesse, aires d’évolution dédiées à tous les type de tests possibles (freinage, gués, pavés, tunnel de bruit, ondulations, trépidations, …). Et pour ceux qui ne sont pas rassasiés, cap sur la forêt dans laquelle sont tracées plusieurs pistes tout-terrain, des plus roulantes au plus cassantes. Toutes les surfaces, toutes les conditions, tous les revêtements que peuvent rencontrer des véhicules à deux, trois, quatre roues (ou plus !) ont été reconstitués ici. Au plaisir de l’automobile, ingénieur ou amateur ! Et la voiture fait ici excellent ménage avec la nature puisque le Ceram fonctionne en parfaite harmonie avec le Parc Naturel Régional Oise-Pays de France au milieu duquel il est installé (à notre connaissance, le Ceram est le seul circuit au monde à être implanté au milieu d’un parc naturel !).
L’avenir sera encore plus écologique. Le centre développe aujourd’hui des projets d’infrastructures autour de la « route intelligente », interactive, et de la « route verte », afin de servir -voire de devancer- les besoins des constructeurs qui travaillent désormais sur des véhicules hybrides et électriques. La route de demain, comme l’automobile du futur, naissent en ces lieux. Mais quel plaisir d’y rouler avec des autos d’hier !
POUR EN SAVOIR PLUS…
.Le site du circuit de Mortefontaine
.Le site d’un autre circuit d’essais, le circuit de Lurcy-Lévy

 

 

 

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