MONTLHERY 1924 octobre archives UTAC - 72 x 1000

Trésor d’Archives
MONTLHÉRY ANNÉE ZÉRO

EXTRAITE DE NOS ARCHIVES OU DES PLUS BELLES PHOTOTHÈQUES, UNE IMAGE RACONTE UN MOMENT FORT DE L’HISTOIRE DE L’AUTOMOBILE. C’EST TRÉSOR D’ARCHIVES. AUJOURD’HUI, UNE MAGNIFIQUE PHOTO SORTIE DES ARCHIVES DU CIRCUIT DE MONTLHÉRY ET DE L’UTAC.
AUTOMNE 1924, UN GÉANT EST SORTI DE TERRE AU CŒUR DE LA FORÊT DE LINAS. PAS ENCORE DE TRIBUNE, DES STANDS DE FORTUNE, OUI, MAIS POUR ALEXANDRE LAMBLIN SON CRÉATEUR, LE PLUS BEL AUTODROME DU MONDE. CE QUI EST PEUT-ÊTRE VRAI...

4 octobre 1924, jour de la Saint-François d’Assise : on s’est bousculé toute la matinée dans la côte d’un autre Saint, Eutrope, pour accéder au plateau de Linas-Montlhéry, au cœur de la forêt, et admirer un monument élevé à la gloire de la vitesse et de l’industrie automobile : l’Autodrome. Au détour du dernier virage de l’ascension de la route étroite, tous ont été saisis par la majesté de la construction. Les arcs de béton jaillissent vers le ciel comme l’étrave d’un paquebot fendant la mer. Irréel.

Montlhéry n’est pas le premier autodrome à être construit en Europe. Deux ovales déjà célèbres ont notamment été bâtis à Brookland en 1907 et à Monza en 1922. Mais pour l’architecte Raymond Jamin, qui l’a dessiné, aucun des deux premiers –pourtant plus grands- n’égale le sien. Il n’a pas tort : Montlhéry est en effet idéalement proportionné, ses deux lignes droites sont absolument parallèles et ses virages relevés possèdent des rayons de courbures et un profil concave uniques au monde, idéals, suffisamment hauts et larges pour dépasser allègrement les 200 km/h.

Jamin a déclaré au quotidien L’Auto qu’il avait fallu « 1000 tonnes d’acier et huit mille mètres-cubes de béton aux mille neuf-cents ouvriers » pour lancer ainsi vers le ciel cette piste de 2546 mètres et ses nefs relevées. Six mois de travaux ont suffit. Une prouesse industrielle. Au printemps précédent, il n’y avait ici que des chênes et des sangliers.

Alors ce matin, qu’importe si la boue colle aux chaussures, qu’importe si le froid pique les joues tant le soleil est bas : ceux qui croient en l’avenir de l’automobile sont là pour voir les premiers fous roulant inaugurer l’anneau de béton.

Le premier d’entre eux, c’est Alexandre Lamblin, l’homme qui a imaginé, porté et financé le projet. L’industriel a été visionnaire : jusque dans les années soixante, son autodrome sera l’un des centres névralgiques du sport automobile français et mondial. Mais il n’aura pas le temps d’être fier de son œuvre : la société de gestion de l’Autodrome perd rapidement de l’argent –l’investissement de départ a été trop lourd. En 1930, Lamblin tombe malade, ne peut plus gérer directement ses affaires qui périclitent. En 1933, il meurt ruiné, dans l’indifférence générale.

Son nom est aujourd’hui quasiment tombé dans l’oubli. Reste son œuvre, l’Autodrome de Linas-Montlhéry, l’un des lieux automobiles les plus magiques du monde. Le dernier autodrome en service en Europe. L’héritage d’Alexandre Lamblin, sinon pour l’éternité, du moins pour plusieurs siècles.

Le week-end dernier, à l’occasion des “Grandes Heures Automobiles”, des dizaines de milliers de visiteurs ont pénétré au cœur du Géant pour regarder les voitures grimper dans ses virages relevés, comme aspirées par le ciel. Envoutés…

 

POUR EN SAVOIR PLUS :
Découvrez les « Grandes Heures Automobiles » de Montlhéry

 

 

 

 

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