Les impératifs de fabrication ont obligé les prototypistes à faire évoluer la carrosserie initialement dessinée par Williams Lyons. Mais les courbes générales sont posées. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar)

Les impératifs de fabrication ont obligé les prototypistes à faire évoluer la carrosserie initialement dessinée par Williams Lyons. Mais les courbes générales sont posées.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar)


Automne 1954 : alors que les ingénieurs bâtissent la chaîne de montage, l’atelier de prototypage a formé la première carrosserie à partir des dessins de William Lyons. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar)

Automne 1954 : alors que les ingénieurs bâtissent la chaîne de montage, l’atelier de prototypage a formé la première carrosserie à partir des dessins de William Lyons.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar)


Les publicités de la Jaguar Mark 1 mettent la voiture en scène dans des situations qui vantent un mode de vie luxueux, aristocratique, bourgeois. Avec la Mk1, on s’achète un statut. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar)

Les publicités de la Jaguar Mark 1 mettent la voiture en scène dans des situations qui vantent un mode de vie luxueux, aristocratique, bourgeois. Avec la Mk1, on s’achète un statut.
(copyright archives AgrippA mediA /// archives Jaguar)


JAGUAR MARK 2 :
PAS UNE BERLINE,
UNE JAGUAR À 4 PORTES !

QU’ATTENDEZ-VOUS D’UNE BERLINE HAUT DE GAMME ?
QU’ELLE AIT QUATRE PORTES, CINQ PLACES, QU’ELLE SOIT BELLE ET PERFORMANTE ?
NOUS DEVRIONS TOUS ROULER EN JAGUAR MARK 2…
1ère PARTIE : AU COMMENCEMENT ÉTAIT LA MARK 1
2ème PARTIE : LA MARK 2, L’ÉVOLUTION FAITE RÉVOLUTION

Connaissez-vous une berline qui pourrait remporter un rallye du championnat du monde 2016 ? Ou terminer sur le podium d’une épreuve du championnat international d’Endurance ? Aucune. C’est pourtant ce dont était capable à sa sortie fin 1959 la Jaguar Mark 2. Notre ami José Rosinski qui, dans sa longue carrière de pilote et d’essayeur, détournait les yeux dès qu’une voiture avait plus de deux portes, faisait une exception pour la Mark 2 : « Ce n’est pas une berline, c’est une Jaguar à quatre portes ». Tout était était dit. Explications.

Début des années cinquante. L’Europe panse les plaies de la guerre. Dans son usine de Coventry, William Lyons, patron de Jaguar, planche avec ses ingénieurs sur une petite berline. Bien sûr Jaguar est réputé pour ses voitures de sport, mais la Grande Bretagne a aussi besoin de voitures pour les déplacements familiaux.

Alors qu’il tente de donner corps à cette stratégie automobile de crise, Lyons est surpris des chiffres de ventes qui lui arrivent des États-Unis fin 1951. Là-bas, les dollars coulent à flot. L’Amérique triomphante ne reconstruit pas, elle consomme ! Et ce ne sont pas les modèles à moteurs tuberculeux qui se vendent le mieux, mais les coupés et les berlines les plus puissantes. Contre toute attente, les Jaguar XK120 et la nouvelle Mark VII y rencontrent un grand succès. Si grand, que Jaguar ne parvient pas à fournir à la demande et perd des commandes.

 

LE PARI DE WILLIAM LYONS :
LE SUCCÈS OU LA RUINE

 

Lyons renverse la vapeur : fini le minimalisme et le petit moteur, la prochaine berline devra être élégante et rapide. Techniquement, Jaguar est cependant un peu démuni. Châssis, groupe motopropulseur, rien ne se prête spontanément à pareil exercice sur les étagères de Coventry. Mais poussé par son génie –ou au moins l’une des intuitions qui ont toujours fait sa force- Williams Lyons joue le tout pour le tout.

Côté carrosserie, il suit la recommandation de son ingénieur en chef, William Heynes. Celui-ci, qui a déjà été à l’origine de la création du moteur XK, est un ardent partisan de l’abandon de la solution châssis + carrosserie, et milite pour un passage à la monocoque. Cette technique, qui sera bientôt adoptée par tous les grands constructeurs, est celle de la modernité : résistance, légèreté, solidité, elle permet de construire plus rapidement des autos plus sûres et plus performantes. En revanche, elle impose un important investissement en machines-outils. Or, malgré le succès de ses modèles, Jaguar ne roule pas sur l’or. Le pari est osé car un échec conduirait l’entreprise à la faillite, Lyons le sait. Mais voilà bien longtemps qu’il a fait sien l’adage « Who dares, wins » (« qui ose gagne »). Va donc pour la monocoque !

Côté mécanique, la solution est à peine moins compliquée. Pas question d’installer sous le capot de cette nouvelle moderne berline le petit quatre cylindres de 2000 cm3 sur lequel travaillaient les ingénieurs. Pas assez puissant, pas assez noble. Difficile également d’y glisser tel quel le six cylindres en ligne 3,4 litres de la XK120 et de la Mark VII ; il manque de douceur. Le bureau d’études se met donc à l’ouvrage sur ce bloc pour en dériver un nouveau moteur : ils réduisent sa cylindrée à 2483 cm3 en raccourcissant la course des pistons de 106 mm à 76,5 mm (l’alésage reste inchangé à 83 mm). Le six cylindres perd autant de puissance que de cm3, mais il gagne de la douceur, de la souplesse et un grand confort d’utilisation.

 

AVANT LA MARK 2, LA MARK 1

 

Le dessin de la voiture est une œuvre à laquelle William Lyons apporte comme à son habitude une grande contribution. La ligne à la fois ronde et dynamique est de son crayon. Le plus difficile reste à faire : dessiner l’outillage d’emboutissage. C’est chose faite en quatre mois. Pendant ce temps, les carrossiers-formeurs ont frappé au marteau les premiers prototypes. Lyons retouche çà et là, mais les formes sont justes. Le premier prototype roulant est prêt à l’hiver 1954-1955. La chaîne de production est construite au fil de la mise au point de la voiture. La présentation au réseau Jaguar a lieu en septembre 1955, puis la Mark 1, c’est son nom de baptême, est dévoilée au public à l’occasion du Salon de l’Auto de Londres à l’Earls Court en octobre. Le succès est immédiat.

En février 1957, sous la pression des clients américains que les 112 chevaux du 2,4 litres laissent sur leur faim, Jaguar se résout à proposer également le bloc initial, le gros 3,4 litres de 210 chevaux, qui lui donne un peu plus de caractère. Mais William Lyons veut faire évoluer sa berline. Ligne affinée, châssis plus carré, moteurs revigorés, freins plus performants, fin 1959, alors qu’un peu plus de 37 000 Mark 1 ont été vendues, voilà la Jaguar Mark 2…

 

POUR EN SAVOIR PLUS :
2ème PARTIE : LA MARK 2, L’ÉVOLUTION FAITE RÉVOLUTION

 

 

 

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