La cigarette aux lèvres, en butée de contre-braquage, Felice Bonetto au volant de sa Cisitalia D46 construit sa victoire au Grand Prix de Mantoue 1948. Il a quarante-cinq ans, et court (et gagne !) sur tous les terrains depuis vingt ans. (copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén /// Archivio Pirelli /// Georges Dardenne)

La cigarette aux lèvres, en butée de contre-braquage, Felice Bonetto au volant de sa Cisitalia D46 construit sa victoire au Grand Prix de Mantoue 1948. Il a quarante-cinq ans, et court (et gagne !) sur tous les terrains depuis vingt ans.
(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén /// Archivio Pirelli /// Georges Dardenne)

Trésor d’Archives
FELICE BONETTO,
LA VICTOIRE EN FUMANT !

SURRÉALISTE, CETTE IMAGE EXTRAITE DES ARCHIVIO PIRELLI ! VOICI LE GRAND FELICE BONETTO, CIGARETTE AU BEC, EN ROUTE POUR LA VICTOIRE D'UNE DRÔLE DE MANIÈRE AU GRAND PRIX DE MANTOUE 1948 AU VOLANT DE SA CISITALIA D46 !

Tout le monde vous le dira : on ne fume pas en conduisant, en compétition on porte un casque et des lunettes et, plus on glisse, plus on perd de temps. Felice Bonetto sait sans doute tout cela. Mais l’Italien ne met pas de casque (juste un serre-tête en cuir), ne porte pas de lunettes (elles dorment sur son front), il a la cigarette aux lèvres (ça le détend -parfois il pilote en fumant la pipe, c’est selon…), et il est en glisse à la limite du tête à queue dans le grand virage du circuit de Mantoue. Il ne fait rien comme il faut mais demain, dimanche 13 juin 1948, il va s’adjuger le record du tour et la victoire devant Cortese et Varzi.

Ainsi pilotaient les géants en ces temps encore héroïques où, à 45 ans, on remportait des Grand Prix –comme Felice ce jour-là. A cette époque, un vieux pilote était un bon pilote. Beaucoup disparaissaient accidentellement. A un rythme que l’on n’imagine pas aujourd’hui –parfois plusieurs par week-end…

Comment Bonetto parvenait à piloter sa Cisitalia en toute décontraction, souvent d’une seule main, le coude à la portière, la cigarette (parfois la pipe !) aux lèvres ? Réponse en image : Felice était un athlète. Petit gabarit, mais boule de muscle !<br />(copyright archives AgrippA-mediA /// archivio Pirelli /// DR)

Comment Bonetto parvenait à piloter sa Cisitalia en toute décontraction, souvent d’une seule main, le coude à la portière, la cigarette (parfois la pipe !) aux lèvres ? Réponse en image : Felice était un athlète. Petit gabarit, mais boule de muscle ! (copyright archives AgrippA-mediA /// archivio Pirelli /// DR)

Bonetto et ses presque deux décennies de carrière fait partie des vieux princes des circuits. Depuis la fin des années vingt, il pilote en monoplaces, en Sport, sur circuit, sur route, en courses de côtes, en endurance –sautant d’un baquet à l’autre avec autant de plaisir que de réussites. Son palmarès est riche et varié. Pour les constructeurs, il est une valeur sûre. C’est pour cette raison que Cisitalia a fait appel à lui. La nouvelle marque italienne, fondée par Piero Dusio, a beaucoup d’ambitions. Le génial Dante Giacosa qui est à la planche à dessin, a créé avec la D46 une monoplace de Formule 2 à la fois fiable et performante. Depuis sa sortie en 1946, elle domine souvent ses rivales malgré une puissance modeste (son 4 cylindres Fiat de 1090 cm3 délivre à peine 70 ch), qu’elle compense par sa légèreté (400 kg) et un châssis remarquablement rigide et précis. Si bien qu’en 1948 elle est toujours compétitive (avec un moteur poussé à 1500 cm3), et le restera encore pendant plusieurs saisons.

Felice Bonetto va continuer sa carrière en Grand Prix, tenant vaillamment sa place en championnat du monde de Formule 1 à partir de sa création en 1950.

En novembre 1953, alors qu’il roulait en tête de la Carrera Panamericana, sa Lancia D24 officielle décollait sur le mauvais revêtement et s’encastrait dans un poteau. Felice Bonetto décédait des suites de ses blessures. Il avait cinquante ans.

 

DÉCOUVREZ D’AUTRES « TRÉSORS D’ARCHIVES » :

Samedi 22 avril 1933, Raymond Sommer, sans casque, sans lunettes, chasse la pole position au volant de sa Maserati 8CM lors des essais du Grand Prix de Monaco. Mauvaise performance ce jour-là, mais le « Sanglier des Ardennes » est encore un peu jeune dans la carrière…(copyright archives AgrippA-mediA /// photo Meurisse).Raymond Sommer, le touriste du Grand Prix de Monaco 1933

 

 

 

Le manque de compétitivité de la Maserati 250F n’est pas la seule raison de son retrait. A 47 ans, Fangio est fatigué de se battre, fatigué de voir ses amis disparaître. L’envie et le plaisir ont cédé la place à une profonde mélancolie(copyright archives AgrippA-mediA /// archivio Pirelli)

 

 

 

 

 

 

.Grand Prix de France 1958, la dernière de Juan Manuel Fangio

 

 

 

Pedro (à g.) et Ricardo (à d.) Rodríguez se sont installés sur le toit de la Ferrari 250 GTO (châssis n°3987GT) de Luigi Chinetti qui leur fait lui-même remonter la ligne des stands au milieu de la foule(copyright archives AgrippA-mediA /// D.R.)

 

 

 

 

 

.La Ferrari 250 GTO des frères Rodriguez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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