La Ferrari 330 GTC Speciale, châssis n°10241, de la princesse Lilian de Rethy, dessinée en 1967 par Pininfarina qui en avait reçu la demande d'Enzo Ferrari -seul à pouvoir autoriser ces réalisations. (copyright archives AgrippA-mediA /// archives AveC)

La Ferrari 330 GTC Speciale, châssis n°10241, de la princesse Lilian de Rethy, dessinée en 1967 par Pininfarina qui en avait reçu la demande d'Enzo Ferrari -seul à pouvoir autoriser ces réalisations.
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Le réalisateur italien Roberto Rossellini était un grand amateur de Ferrari. Il a possédé plusieurs "spéciales" dont cette 375 MM châssis n°0402AM commandée à Pinin Farina en 1954 (copyright archives AgrippA-mediA /// archives AveC)

Le réalisateur italien Roberto Rossellini était un grand amateur de Ferrari. Il a possédé plusieurs "spéciales" dont cette 375 MM châssis n°0402AM commandée à Pinin Farina en 1954
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives AveC)


En 1955, Roberto Rossellini commande cette Ferrari 250 GT spéciale, châssis n°0403GT, qu'il veut offrir à son épouse Ingrid Bergman. Mais le couple se séparera avant que l'actrice en prenne livraison (copyright archives Agrippa-mediA /// Ferrari Media)

En 1955, Roberto Rossellini commande cette Ferrari 250 GT spéciale, châssis n°0403GT, qu'il veut offrir à son épouse Ingrid Bergman. Mais le couple se séparera avant que l'actrice en prenne livraison
(copyright archives Agrippa-mediA /// Ferrari Media)


La Ferrari 250 MM châssis n°0338MM commandée en 1953 par le baron Thyssen pour sa maîtresse le mannequin Nina Dyer (copyright archives AgrippA-mediA /// archives AveC)

La Ferrari 250 MM châssis n°0338MM commandée en 1953 par le baron Thyssen pour sa maîtresse le mannequin Nina Dyer
(copyright archives AgrippA-mediA /// archives AveC)


La Ferrari 410 Superamerica 1956, châssis n°0481SA, de Fred Lip et sa livrée "jeton de casino" à l'intérieur comme à l'extérieur (copyright archives AgrippA-mediA /// Chris Kelley-Fantasy Junction / www.fantasyjunction.com)

La Ferrari 410 Superamerica 1956, châssis n°0481SA, de Fred Lip et sa livrée "jeton de casino" à l'intérieur comme à l'extérieur
(copyright archives AgrippA-mediA /// Chris Kelley-Fantasy Junction / www.fantasyjunction.com)


A l'intérieur de la Ferrari 410 Superamerica 1956, châssis n°0481SA, de Fred Lip, grand amateur de casinos, la même couleur verte et des dés brodés sur le coussin du siège conducteur (copyright archives AgrippA-mediA /// Chris Kelley-Fantasy Junction / www.fantasyjunction.com)

A l'intérieur de la Ferrari 410 Superamerica 1956, châssis n°0481SA, de Fred Lip, grand amateur de casinos, la même couleur verte et des dés brodés sur le coussin du siège conducteur
(copyright archives AgrippA-mediA /// Chris Kelley-Fantasy Junction / www.fantasyjunction.com)


FERRARI SPÉCIALES :
PININ FARINA… ET QUELQUES AUTRES !
(1e partie : les anciennes)

FERRARI, CE N’EST PAS QU’UNE PRODUCTION EXCLUSIVE, C’EST AUSSI UNE PRODUCTION… TRÈS EXCLUSIVE ! EN MARGE DES MODÈLES CONNUS, MARANELLO A, DE TOUT TEMPS, LIVRÉ À DES CLIENTS TRÈS EXIGEANTS (ET TRÈS RICHES) DES VOITURES UNIQUES. DES CARROSSERIES SOUVENT COMMISES PAR PININ FARINA, MAIS PAS SEULEMENT. REVUE DE DÉTAIL DES FERRARI SPÉCIALES.
.1e PARTIE : LES ANCIENNES
.2e PARTIE : LES MODERNES

Quel point commun y a-t-il entre la princesse Lilian de Rethy, l’Aga Khan, le roi Leopold III de Belgique, le prince Bernhard des Pays-Bas, le prince Bertil de Suède, le Shah d’Iran, l’empereur du Vietnam Bao Daï et Giovanni Agnelli ? Beaucoup de chose que nous ignorons mais, pour ce que l’on sait, au moins une surface financière confortable mise au service d’un goût de l’hyper-luxe leur permettant d’assouvir une passion immodérée pour les belles automobiles, en particulier les Ferrari –si possible conçues exclusivement pour eux !

Pour ces amateurs, le graal mécanique réside dans l’exemplaire unique, le taillé sur-mesure par de grands carrossiers italiens sur des ensembles châssis-moteurs conçus à Maranello.

Tout débute dans les années 50…

La production des Ferrari est alors largement dépendante des demandes particulières d’une clientèle aisée, impressionnée par les succès sportifs de la jeune entreprise italienne. La grande série n’est pas encore d’actualité à Maranello et pour assurer la pérennité du département compétition, la première de ses préoccupations, Enzo Ferrari n’hésite pas à céder à toutes les exigences de ces clients capricieux, mais qui ne discutent pas les factures.

 

PININ FARINA ENTRE TOUS PRÉFÉRÉ

 

Dans la pure tradition des années trente où l’on achetait souvent son châssis nu chez un constructeur avant de le faire habiller ailleurs, les grands carrossiers italiens sont mis à contribution par Maranello –où achètent des voitures qu’ils redessinent pour proposer à leurs clients ces Ferrari spéciales.

Ghia, Vignale, Touring, Zagato se livrent à l’exercice mais, la plupart du temps, c’est cependant le partenaire de toujours d’Enzo Ferrari, Battista « Pinin » Farina, qui est à la manœuvre.

Ferrari lui fait confiance et oriente de préférence vers lui les clients d’exception. Même s’il n’y a guère de chaleur entre les deux hommes, chacun ne voulant surtout pas apparaître comme l’inférieur ou l’obligé de l’autre, il y a un mutuel respect. Ils se savent au sommet de leurs arts respectifs et modèrent leurs égos pour travailler ensemble.
Les premiers clients de la liste sont des chefs d’Etat et des monarques, qui puisent généreusement dans leur royale cassette pour ces « frais de représentation mécanique » : l’Argentin Juan Perón, le Vénézuélien Marcos Perez Jimenez, le roi du Maroc Mohammed V, Leopold III de Belgique,… Les femmes ne sont pas en reste au sein de ce cercle d’éclairés. La princesse Lilian de Rethy est la plus assidue avec au moins trois Ferrari carrossées spécialement pour elle, entre 1953 et 1967 (sans compter celles de son mari, le roi des Belges). Elle s’impliquera toujours beaucoup dans ces réalisations, se déplaçant aussi bien à Maranello chez Ferrari, qu’à Turin chez Pinin Farina. Dans ses Mémoires, Enzo Ferrari la décrit (avec machisme…) comme « une femme très belle et très vive avec une personnalité très colorée… J’avais l’impression qu’elle savait ce que toutes les femmes savent, mais en mieux ! ».

 

OFFRIR UNE FERRARI SUR-MESURE COMME DÉCLARATION D’AMOUR

 

Tantôt, c’est l’intérieur qui est personnalisé, tantôt c’est la carrosserie qui est spécialement dessinée.

Fred « Lip » Lipmann, le magna français de l’horlogerie, assidu des casinos dès qu’il sort de ses manufactures de Besançon, choisi pour les cuirs de sa 410 Superamerica (châssis n°0481SA) une couleur « vert jetons » (!) et le coussin qui rehausse son siège conducteur (il est de petite taille) est brodé d’un duo de dés !

De son côté, le baron Thyssen fait habiller d’un intérieur luxueux la 250 MM (châssis n°0338MM, la seule 250 MM qui n’ait jamais couru) qu’il offre à sa maîtresse, le mannequin vedette de Pierre Balmain, Nina Dyer (un intérieur faussement attribué au sellier Hermès qui n’a jamais eu cette voiture dans ses ateliers).

Le roi des Belges, lui, exige que soient montés sur la planche de bord de ses voitures un chronomètre et un altimètre (!).

Mais ces personnalisations intérieures sont bien peu de choses comparées aux grands travaux exigés par les très grands clients de la marque. Des esthètes comme Roberto Rossellini vont encore plus loin. Le réalisateur italien (dont Enzo Ferrari est grand admirateur) commande plusieurs voitures à Ferrari et Pinin Farina. Deux retiennent plus particulièrement l’attention :  une berlinette 375 MM spéciale (châssis n°0402AM), chef d’œuvre exposé au salon de Paris de 1954 et puis, sans doute la plus célèbre, la 250 GT châssis n°403GT qu’il veut offrir à son épouse Ingrid Bergman. Peine perdue, le couple va se séparer et la belle Suédoise ne prendra jamais livraison de cette exceptionnelle voiture.

 

GRAND COUTURIER AU SERVICE DE LA FAMILLE AGNELLI

 

Autre client très prestigieux, l’héritier de la fortune du Groupe Fiat, le jeune Giovanni Agnelli. Bien avant que son groupe ne devienne propriétaire de la marque, il s’offre régulièrement des Ferrari sur-mesure. En 1955, une 375 America « Coupe Special » (châssis n°0355AL) qui sera exposée sur le stand Pinin Farina au salon de Turin fin avril 1955 avant que le jeune premier n’en prenne livraison. En 1959, le nouveau coupé spécial sur base de 400 Superamerica Coupe Aerodinamico exposé sur le stand du salon de Turin (châssis n°1517SA) est également destinée au jeune Gianni.

Les années soixante voient cependant peu à peu disparaître ces carrosseries spéciales. La conversion progressive de Ferrari à la production plus industrielle, donc plus rationalisée, ne laisse plus de place à la satisfaction des caprices individuels. Les seuls voitures sortant de Maranello en marge de la –petite- série sont des versions « civilisées » de voitures de compétition (250 GT, 250 LM). Et de rares exemplaires, assez discrets, destinés à quelques têtes couronnées. Comme si plus personne ne voulait boire à cette source…

Mais, cinquante ans après, l’ultra-exclusivité automobile va renaître à Maranello…

 

POUR EN SAVOIR PLUS :
.2e PARTIE : LES FERRARI SPÉCIALES MODERNES

 

 

 

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