La Ferrari P4/5 réalisée en 2006 par Pininfarina pour James Glickenhaus sur base d'Enzo (copyright archives Agrippa-mediA /// archives Glickenhaus)

La Ferrari P4/5 réalisée en 2006 par Pininfarina pour James Glickenhaus sur base d'Enzo
(copyright archives Agrippa-mediA /// archives Glickenhaus)


La Ferrari 575 GTZ réalisée par Zagato en 2006 pour le collectionneur japonais Yushiyuki Hayashi. (copyright archives AgrippA-mediA /// Zagato)

La Ferrari 575 GTZ réalisée par Zagato en 2006 pour le collectionneur japonais Yushiyuki Hayashi.
(copyright archives AgrippA-mediA /// Zagato)


La Ferrari F430 SP1 réalisée en 2008 par Leonardo Fioravanti pour Junishiro Hiramatsu (copyright archives Agrippa-mediA /// archives Hiramatsu)

La Ferrari F430 SP1 réalisée en 2008 par Leonardo Fioravanti pour Junishiro Hiramatsu
(copyright archives Agrippa-mediA /// archives Hiramatsu)


La Ferrari P540 Superfast Aperta réalisée en 2009 par Pininfarina pour Edward Walson (copyright archives Agrippa-mediA /// Ferrari Media)

La Ferrari P540 Superfast Aperta réalisée en 2009 par Pininfarina pour Edward Walson
(copyright archives Agrippa-mediA /// Ferrari Media)


La Ferrari Superamerica 45 réalisée en 2011 par le studio Ferrari Design pour Peter Kalikow (copyright archives Agrippa-mediA /// Ferrari Media)

La Ferrari Superamerica 45 réalisée en 2011 par le studio Ferrari Design pour Peter Kalikow
(copyright archives Agrippa-mediA /// Ferrari Media)


La Ferrari SP12 EC réalisée par Pininfarina en 2012 sur base de 458 Italia pour Eric Clapton (copyright archives AgrippA-mediA///Ferrari Media)

La Ferrari SP12 EC réalisée par Pininfarina en 2012 sur base de 458 Italia pour Eric Clapton
(copyright archives AgrippA-mediA///Ferrari Media)


FERRARI SPÉCIALES :
PININFARINA… ET QUELQUES AUTRES !
(2e partie : les modernes)

FERRARI, CE N’EST PAS QU’UNE PRODUCTION EXCLUSIVE, C’EST AUSSI UNE PRODUCTION… TRÈS EXCLUSIVE ! EN MARGE DE SES MODÈLES "NORMAUX" MARANELLO A, DE TOUT TEMPS, LIVRÉ À DES CLIENTS TRÈS EXIGEANTS (ET TRÈS RICHES) DES VOITURES UNIQUES. DES CARROSSERIES SOUVENT COMMISES PAR PININFARINA, MAIS PAS SEULEMENT.
.1e PARTIE : LES ANCIENNES
.2e PARTIE : LES MODERNES

Les Ferrari dites « spéciales » -cet adjectif figurant souvent sur la fiche d’assemblage à Maranello- avaient vécu leur premier âge d’or de la création de la marque en 1947 jusqu’au début des années soixante. Puis, la vague avait peu à peu perdu de sa force. L’automobile devenait de plus en plus un objet de consommation courante, et de moins en moins un objet d’extravagance.

Quelques exemplaires sur base de 330 GTC, comme celle de la princesse Lilian de Rethy, avaient été produits par Pininfarina jusqu’à la fin de la décennie, mais le temps des carrosseries extraordinaires semblait révolue. Les graves événements sociaux de mai 1968 en France et de l’été 1969 en Italie, puis la crise de l’énergie du début des années soixante-dix avaient sonné le glas de l’exubérance automobile. Ferrari, comme beaucoup de constructeurs, entrait dans une période difficile, les voitures s’accumulant parfois sur les parkings contigus aux ateliers de production. Contrairement à ce qui s’était produit dans les premières années d’existence de la marque, les commandes spéciales ne pouvaient plus constituer une solution de sauvetage pour une entreprise dont la taille n’avait plus rien de commun avec la petite officine des débuts. De plus, chez les grands couturiers de la carrosserie italienne victimes eux aussi de la crise comme au sein au sein des ateliers de la marque, ce savoir-faire n’était plus mis en avant. Il faut attendre les années 2000 pour voir renaître le phénomène.

 

LES COMMANDES SPÉCIALES, SIGNE D’UNE BONNE SANTÉ RETROUVÉE

 

C’est la bonne santé retrouvée de Ferrari après ces décennies difficiles qui va permettre aux commandes spéciales de réapparaître. Dégagée des préoccupations commerciales essentielles, la marque peut redonner de l’espace aux désirs de sa clientèle la plus exclusive. Au-delà des pratiques de personnalisation très poussées que Ferrari a relancé après les avoir oubliées (elles n’avaient cessé d’exister chez Rolls-Royce et Aston Martin), une nouvelle clientèle pour des modèles uniques réalisés à la demande est à nouveau la bienvenu à Maranello. L’impulsion vient des grands carrossiers italiens. De concept-cars en prototypes roulants, ils poussent la clientèle à oser donner corps à leurs envies.

Pininfarina, qui avait osé la Mythos en 1989 (dont il avait vendu trois exemplaires), revient en 2000 avec la Rossa. La voiture est une pure étude de style qui ne sera pas commercialisée, mais certains codes stylistiques se retrouveront sur la 612 Scaglietti. Entre temps, en 1996, il avait réalisé une série de sept breaks quatre portes, les « Venice », particulièrement réussis, sur base de 456 GT, à la demande du sultan du Brunei.

En 2005, Giorgietto Giugiaro marque ses cinquante ans de design automobile en imaginant, sur la base de la 612 Scaglietti, la « GG50 ». Une magnifique 2+2 que Ferrari ne validera pas et qui, en conséquences, restera sans suite. Mais les amateurs sont définitivement émoustillés et le téléphone commence à sonner à Maranello.

 

DES STYLES TRÈS MARQUÉS

 

C’est Zagato qui ouvre le nouveau bal des commandes spéciales en 2006 avec une réinterprétation de la 250 GTZ de 1956 sur la base de la 575 GTC. Baptisée « 575 GTZ », ce modèle unique commandé par l’homme d’affaires japonais Yoshiyuki Hayashi reprend les attributs chers au carrossier : toit à double bosse, ailes très renflées et ligne de caisse en forme de vague. De la 575 il ne reste rien. Au contraire : au premier coup d’œil, on parierait que la voiture de base est une 612 !

Mais le sensationnel vient, une fois encore, de Pininfarina. Le couturier italien le plus prolifique en matière de commande spéciale. Le coupable du retour du carrossier de Grugliasco à la haute couture est l’Américain James Glickenhaus.
Déjà possesseur de plusieurs exemplaires frappés du cheval cabré, ce new-yorkais voulait une Ferrari sur-mesure. Il semble que le concept « Maserati Birdcage 75th » réalisé en 2005 par Pininfarina ait été l’élément déclencheur. En moins d’un an, à partir de sa Enzo –et avec l’autorisation de Ferrari, la demande de Glickenhaus engendre d’une splendide interprétation moderne de la P4 et du concept 250 P5 de 1968. Pleinement aboutie et homologuée pour la route, la P4/5, signée du designer Jason Catriosta a eu droit en 2010, toujours à la demande de James Glickenhaus, à une sœur jumelle : la P4/5 Competizione. Exclusivement destiné à la course (réalisé cette fois sur une base de F430 Scuderia) ce projet n’a pas pu vivre très longtemps en raison du refus de Ferrari de fournir les composants hautes performances nécessaires.

 

UNE TROISIÈME POUR GLICKENHAUS !

 

En 2008, à la demande du grand collectionneur japonais Junishiro Hiramatsu, Leonardo Fioravanti dessine sur base de F430 la SP1. La patte Pininfarina est très présente dans ce modèle unique, et c’est bien normal : Fioravanti a été de 1964 à 1988 l’un des membres éminent de ce studio de design, qu’il a fini par diriger avant de créer sa propre entreprise !

C’est en revanche Pininfarina en direct qui réalise en 2009 la P540 Superfast Aperta pour le collectionneur américain Edward Walson. Pour cette création sur base de 599 GTB, Walson a donné des consignes très précises : il veut que sa voiture rappelle la barquette 330 LMB créée par Fantuzzi en 1968 pour les besoins du film « Histoires Extraordinaires » de Federico Fellini. Ne discutant guère les goûts et les couleurs de ses clients, Pininfarina s’exécute.

En 2011, le collectionneur américain Peter Kalikow fait dessiner en interne chez Ferrari, lui aussi sur base de 599 Fiorano, une berlinette à toit ouvrant rotatif. Ce toit, création de Leonardo Fioravanti, avait été installé sur la Superamerica en 2004.

En 2012, c’est l’un des papes de la guitare qui vient demander à Ferrari son modèle sur-mesure. Eric Clapton, grand Ferrariste, roule depuis en « SP12 EC », jolie berlinette réalisée sur base de 458 Italia à la ligne revisitée avec subtilité par Pininfarina.

D’autres projets sont en gestation chez Pininfarina et chez certains autres designers indépendants. A suivre…

 

POUR EN SAVOIR PLUS :
.1e PARTIE : LES ANCIENNES FERRARI SPÉCIALES

 

 

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