Difficile de reconnaître sur cette photo d’époque une Ferrari 212 Export… (copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén /// D.R.)

Difficile de reconnaître sur cette photo d’époque une Ferrari 212 Export…
(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén /// D.R.)


Elle n’a jamais couru sous cette carrosserie break, qui fut démontée en 1952. (copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén /// D.R.)

Elle n’a jamais couru sous cette carrosserie break, qui fut démontée en 1952.
(copyright archives AgrippA-mediA /// Fonds Montén /// D.R.)


LA PREMIÈRE FERRARI BREAK

FAIRE D'UNE FERRARI UN VÉHICULE UTILITAIRE, QUELLE DRÔLE D'IDÉE ! C'EST POURTANT LE PROJET DES FRÈRES MARZOTTO EN 1951. AINSI NAÎT LA PREMIÈRE FERRARI BREAK, CONSTRUITE SUR UN CHÂSSIS DE 212 EXPORT. DE CETTE HISTOIRE, IL NE RESTE QUE DEUX IMAGES ET UN RENDEZ-VOUS RATÉ AVEC LA COURSE...

« Ferrari » et « break » sont deux mots qui ne vont pas très bien ensemble. Pourtant, très tôt dans l’histoire de la marque, un châssis de Maranello fut habillé d’une carrosserie utilitaire. Bien avant les breaks de chasse et le “Breadvan”…

Flash-back…

En février 1951, une écurie italienne, la Scuderia Marzotto, fait l’acquisition auprès de Ferrari du châssis roulant, mais nu, d’un modèle 212 Export (n°0086E) et le confie à la carrosserie Paolo Fontana à Padoue. Il ressort de l’atelier de l’artisan avec une bien curieuse robe : le voici devenu une sorte de spider doté d’une carrosserie totalement ouverte qui lui donne un air de pick-up (ou de remorque), flanqué de garde-boue. Non seulement cette pauvre Ferrari est affreuse, mais elle est également très mal finie ! Cela n’empêche pas Vittorio Marzotto et son copilote Paolo Fontana de débuter avec en course le 1er avril 1951 lors du Tour de Sicile et d’y décrocher la victoire… ainsi qu’un nom de baptême pour la voiture : la « charrette sicilienne » !

Quelques mois  plus tard, le très inspiré Vignale transforme la « charrette sicilienne » en un élégant spider. Mais l’histoire bégaye…  Car la peinture est à peine sèche que la Scuderia Marzotto projette de participer à la Carrera Panamericana qui débute en novembre 1951. Et comme véhicule d’assistance rapide, rien de mieux que 0086E ! La Ferrari break va donc recevoir sa troisième carrosserie de l’année…

C’est Fontana qui est commissionné. Il se remet au travail, avec un peu plus de temps devant lui. Le résultat est, à la fois, plus élégant et plus soigné. Oubliée la « charrette sicilienne ». La ligne et les éléments du spider de Vignale sont conservés, mais une carrosserie vient couvrir l’ensemble pour transformer la voiture en joli utilitaire.

Rien n’est laissé au hasard et 0086E est vraiment conditionnée pour ses fonctions : larges vitres sur les parties latérales, vaste lunette arrière fixée au-dessus de l’ouverture du coffre, pavillon rejoignant le pare-brise et intégrant un pare-soleil, petites vitres-saute vent au niveau des portes, bref, de la belle ouvrage. Si bien que le surnom de « charrette sicilienne » disparaît au profit de celui, plus poétique de « jardinière ».

Mais la Jardinière ne vivra que quelques semaines : le projet « Carrera Panamericana » de Marzotto tombe en effet à l’eau et voilà l’auto re-transformée immédiatement en spider. C’est à nouveau Fontana qui en est chargé. Il dessine pour cette occasion une carrosserie que la voiture porte toujours aujourd’hui. Les éléments du break, eux, n’ont jamais été retrouvés. Pilonnés ? Oubliés dans une grange ? Peut-être nous attendent-ils quelque part…

 

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