Sauvé par miracle des destructions de la seconde guerre mondiale, ce plan présente une vue générale de l’Auto Union Type D dans sa version de 1938. Notez le cockpit très exigu qui ne laisse guère de place au pilote pour exercer son art… (copyright archives AgrippA mediA /// archives Groupe Audi)

Sauvé par miracle des destructions de la seconde guerre mondiale, ce plan présente une vue générale de l’Auto Union Type D dans sa version de 1938. Notez le cockpit très exigu qui ne laisse guère de place au pilote pour exercer son art…
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Hans Stuck, ici aux commande de l’Auto Union Type A, va dès sa première course au Grand Prix de Berlin le 27 mai 1934, révéler tout le potentiel de cette voiture monstrueuse. Pole position, course en tête, mais sortie de piste tant la monture est rétive ! (copyright archives AgrippA mediA /// archives Groupe Audi)

Hans Stuck, ici aux commande de l’Auto Union Type A, va dès sa première course au Grand Prix de Berlin le 27 mai 1934, révéler tout le potentiel de cette voiture monstrueuse. Pole position, course en tête, mais sortie de piste tant la monture est rétive !
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Après une saison d’apprentissage en 1934 avec les Type A, l’écurie Auto Union attaque la saison 1935 (ici l’écurie à la « Coppa Acerbo ») avec une monoplace évoluée, la Type B, et des pilotes qui commencent à prendre la mesure du monstre. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Groupe Audi)

Après une saison d’apprentissage en 1934 avec les Type A, l’écurie Auto Union attaque la saison 1935 (ici l’écurie à la « Coppa Acerbo ») avec une monoplace évoluée, la Type B, et des pilotes qui commencent à prendre la mesure du monstre.
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La grille de départ type d’un Grand Prix à partir de la fin de la saison 1934 : aux avant-postes, monopolisant les deux premières lignes (l’ordre de départ est établi en fonction des temps des essais depuis 1933), les Auto Union et les Mercedes. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Groupe Audi)

La grille de départ type d’un Grand Prix à partir de la fin de la saison 1934 : aux avant-postes, monopolisant les deux premières lignes (l’ordre de départ est établi en fonction des temps des essais depuis 1933), les Auto Union et les Mercedes.
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Le châssis de l’Auto Union imaginé par Ferdinand Porsche et les ingénieurs de Horch est très simple ainsi qu’on le voit sur cet exemplaire survivant dépourvu de carrosserie et équipé du moteur V16 et de sa suralimentation Roots. (copyright archives AgrippA mediA /// archives Groupe Audi)

Le châssis de l’Auto Union imaginé par Ferdinand Porsche et les ingénieurs de Horch est très simple ainsi qu’on le voit sur cet exemplaire survivant dépourvu de carrosserie et équipé du moteur V16 et de sa suralimentation Roots.
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A partir de 1943, l'usine Auto Union de Zwickau est bombardée par les Alliés. Puis fin 1944, la zone est occupée par l'armée russe. Les voitures qui n'ont pas été détruites, disparaissent. Prises de guerre des scientifiques soviétiques.  (copyright archives AgrippA mediA /// archives historiques Groupe Audi)

A partir de 1943, l'usine Auto Union de Zwickau est bombardée par les Alliés. Puis fin 1944, la zone est occupée par l'armée russe. Les voitures qui n'ont pas été détruites, disparaissent. Prises de guerre des scientifiques soviétiques.
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AUTO UNION :
MYTHE ET MYSTÈRES

L'AUTO UNION EST SANS DOUTE LA VOITURE DE L'"ÈRE DES TITANS" QUI FAIT LE PLUS FANTASMER. DÉVELOPPÉE SUR LA BASE D’UN PROJET DE FERDINAND PORSCHE, ELLE EST TECHNOLOGIQUEMENT TRÈS EN AVANCE SUR SON TEMPS LORSQU'ELLE APPARAÎT EN 1934. DÉMESURÉE. ELLE VA, AUX CÔTÉS DES MERCEDES, RÉGNER SUR LES ÉPREUVES EUROPÉENNES JUSQU’EN 1939. IL NE RESTE DE CETTE HISTOIRE BRUTALEMENT INTERROMPUE QUE DES PHOTOS. LA GUERRE A FAIT DISPARAITRE LA QUASI TOTALITÉ DES EXEMPLAIRES PRODUITS. PERDUS À TOUT JAMAIS ? PAS SÛR...

Les années trente sont pour les peuples d’Europe des années noires. Ce sont aussi celles de la démesure en Grand Prix. Elles ont conservé un surnom magique : l’Ère des Titans. Jamais auparavant, jamais ensuite, les voitures ne seront aussi puissantes, aussi spectaculaires -aussi dangereuses aussi. Jamais non plus la confrontation ne sera aussi brutale entre constructeurs.

Les premières saisons du championnat d’Europe des Pilotes créé en 1931 (l’ancêtre du championnat du monde de Formule 1) sont dominées par Alfa Romeo, Bugatti et Maserati. Mais à partir de 1934, subventionnés par le régime nazi, les constructeurs allemands, Mercedes et Auto Union, commencent à gagner. En 1935, ils prennent le contrôle de la discipline et règneront sans partage jusqu’à la seconde guerre mondiale.

Auto Union, formé en 1932 par la réunion des constructeurs Audi, DKW, Horch et Wanderer, crée dès 1933 des monoplaces originales. Le département compétition du consortium est sous la responsabilité des ingénieurs de Horch installé dans l’usine de Zwickau. La marque s’appuie sur un projet de monoplace développé par l’ingénieur Ferdinand Porsche : la P-Wagen. La voiture effectue ses premiers tours de roues à l’hiver 1933-1934. Ce prototype de l’Auto Union “Type A” est très innovant, décalé tant au niveau de l’architecture, des solutions mécaniques que des matériaux. Acier spécial et alliage d’aluminium pour le châssis et la carrosserie, moteur à seize cylindres en V de 4,3 litres équipé d’un compresseur Roots implanté en position centrale arrière. Elle développe 300 chevaux et propulse son pilote à plus de 280 km/h.

Trois Type A font leurs débuts en course le 27 mai 1934 sur le circuit de l’Avus à Berlin aux mains de Hans Stuck, August Momberger et Hermann zu Leiningen. Une entrée fracassante : Stuck décroche le meilleur temps des essais. En course, sous une pluie battante, il possède une minute d’avance sur le reste du peloton après seulement dix tours de course ! Mais une erreur de pilotage met fin à son cavalier seul. Leiningen hors course lui-aussi, c’est Momberger qui sauve l’honneur en décrochant la troisième place derrière les Alfa Romeo de Moll et Varzi. Cette première saison est celle de l’apprentissage.

 

CHAMPIONNE DU MONDE SANS COURONNE…

 

En 1935, apparaît la Type B équipée d’un V16 dont la cylindrée frôle les 5 litres. Sa puissance dépasse les 370 chevaux. Le mur des 300 km/h est franchi. Auto Union enregistre son premier succès dans un Grand Prix du championnat d’Europe. En 1936, la Type C gagne encore en puissance. Dans certaines configurations, son V16 délivre plus de 500 chevaux. La monoplace est furieuse, délicate, les pilotes avouent se battre pour rester sur la piste. Mais Bernd Rosemeyer, Hans Stuck, Achille Varzi, Ernst von Delius, Rudolf Hasse, sont des funambules et Auto Union remporte son premier titre. La voiture reste identique en 1937.

En 1938, elle devient Type D : une carrosserie plus aérodynamique habille alors le châssis qui échange son V16 à 45° pour un V12 à 60° de 3 litres de cylindrée. Grâce à sa paire de compresseurs Roots, il délivre un peu plus de 480 chevaux en version standard et plus de 500 chevaux lorsqu’il le faut pour les épreuves les plus rapides comme celles courues sur le circuit de l’Avus, leur piste favorite. Les pilotes sont coincés dans une position inconfortable entre le moteur et le volant, bras quasiment repliés le long du corps. Mercedes parvient à s’imposer en cette année 1938. Auto Union prendra sa revanche l’année suivante en 1939, mais il n’y aura pas de cérémonie de remise du titre car la guerre est déjà là.

En ravageant l’Europe, la tourmente emporte Auto Union et son service compétition. Les autos vont être détruites ou capturées comme prises de guerre par les Soviétiques qui seront les premiers à entrer dans Zwickau. A ce jour, on ne sait pas où son passés les “Type A” et les “Type B”. On connaît seulement une type C et une type D. Deux voitures sur une vingtaine de châssis construits. Que sont les autres devenus ? Détruits ou endormis ? Tous les fantasmes sont permis. Des fantasmes et quelques pistes qui nous mènent vers de futures découvertes…

.POUR EN SAVOIR PLUS :
Le mystère des voitures disparues

 

 

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